Rapporté par Abdullah ibn Mas'ud رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui mendie alors qu’il est aisé viendra le Jour de la Résurrection avec des égratignures, des griffures ou des blessures sur le visage. » On lui demanda : « Qu’est-ce que l’aisance, Messager d’Allah ? » Il répondit : « C’est cinquante dirhams ou leur valeur en or. » Le rapporteur Yahya a dit : Abdullah ibn Sufyan a dit à Sufyan : « Je me souviens que Shu'bah ne rapporte pas de Hakim ibn Jubayr. » Sufyan a dit : « Zubayr nous a transmis ce récit de Muhammad ibn AbdurRahman ibn Yazid. »
Hadith 1627 — Sunan Abu Dawud 9:72
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حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ رَجُلٍ، مِنْ بَنِي أَسَدٍ أَنَّهُ قَالَ نَزَلْتُ أَنَا وَأَهْلِي، بِبَقِيعِ الْغَرْقَدِ فَقَالَ لِي أَهْلِي اذْهَبْ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَلْهُ لَنَا شَيْئًا نَأْكُلُهُ فَجَعَلُوا يَذْكُرُونَ مِنْ حَاجَتِهِمْ فَذَهَبْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَوَجَدْتُ عِنْدَهُ رَجُلاً يَسْأَلُهُ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " لاَ أَجِدُ مَا أُعْطِيكَ " . فَتَوَلَّى الرَّجُلُ عَنْهُ وَهُوَ مُغْضَبٌ وَهُوَ يَقُولُ لَعَمْرِي إِنَّكَ لَتُعْطِي مَنْ شِئْتَ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَغْضَبُ عَلَىَّ أَنْ لاَ أَجِدَ مَا أُعْطِيهِ مَنْ سَأَلَ مِنْكُمْ وَلَهُ أُوقِيَّةٌ أَوْ عَدْلُهَا فَقَدْ سَأَلَ إِلْحَافًا " . قَالَ الأَسَدِيُّ فَقُلْتُ لَلَقِحَةٌ لَنَا خَيْرٌ مِنْ أُوقِيَّةٍ وَالأُوقِيَّةُ أَرْبَعُونَ دِرْهَمًا . قَالَ فَرَجَعْتُ وَلَمْ أَسْأَلْهُ فَقَدِمَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ ذَلِكَ شَعِيرٌ أَوْ زَبِيبٌ فَقَسَمَ لَنَا مِنْهُ - أَوْ كَمَا قَالَ - حَتَّى أَغْنَانَا اللَّهُ . قَالَ أَبُو دَاوُدَ هَكَذَا رَوَاهُ الثَّوْرِيُّ كَمَا قَالَ مَالِكٌ .
‘Ata’ ibn Yasar a dit : Un homme des Banu Asad a raconté : « Ma famille et moi nous sommes installés à Baqi al-Gharqad. Ma femme m’a dit : “Va voir le Messager d’Allah ﷺ et demande-lui quelque chose à manger pour nous”, en évoquant nos besoins. Je suis donc allé voir le Messager d’Allah ﷺ. J’ai trouvé auprès de lui un homme qui lui demandait l’aumône, et il lui disait : “Je n’ai rien à te donner.” L’homme est parti en colère en disant : “Par ma vie, tu donnes à qui tu veux.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Il est en colère contre moi parce que je n’ai rien à lui donner. Si l’un de vous mendie alors qu’il possède une uqiyah ou son équivalent, il a exagéré dans sa demande.” L’homme des Banu Asad a dit : “Notre chamelle vaut plus qu’une uqiyah, et une uqiyah équivaut à quarante dirhams. Je suis donc reparti sans rien demander.” Plus tard, de l’orge et des raisins ont été apportés au Messager d’Allah ﷺ. Il nous en a donné une part (ou comme il l’a rapporté) jusqu’à ce qu’Allah, le Très-Haut, nous rende autonomes. »
Rapporté par Abu Sa'id al-Khudri رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un mendie alors qu’il possède l’équivalent d’une uqiyah en valeur, il a exagéré dans sa demande. » J’ai dit : « Ma chamelle, Yaqutah, vaut plus qu’une uqiyah. » La version de Hisham dit : “plus que quarante dirhams. Je suis donc reparti sans rien lui demander.” Hisham a ajouté dans sa version : “À l’époque du Messager d’Allah ﷺ, une uqiyah équivalait à quarante dirhams.”
Rapporté par Sahl ibn Hanzaliyyah رضي الله عنه : Uyaynah ibn Hisn et Aqra' ibn Habis sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ et lui ont demandé l’aumône. Il a ordonné qu’on leur donne ce qu’ils demandaient et a demandé à Mu’awiyah de rédiger un document pour cela. Aqra’ a pris son document, l’a enroulé dans son turban et est parti. Quant à Uyaynah, il a pris son document et est revenu voir le Prophète ﷺ chez lui, en disant : « Muhammad, vois-tu, je prends un document pour mon peuple, mais je ne sais pas ce qu’il contient, comme le document d’al-Mutalammis. » Mu’awiyah a informé le Messager d’Allah ﷺ de ses propos. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Celui qui mendie alors qu’il a de quoi vivre demande en réalité une grande part du Feu de l’Enfer. » (An-Nufayl, un transmetteur, a dit ailleurs : “des braises de l’Enfer”.) Ils demandèrent : « Qu’est-ce qu’avoir de quoi vivre, Messager d’Allah ? » (Ailleurs, an-Nufayl a dit : “Qu’est-ce qui rend la mendicité injustifiée ?”) Il répondit : « C’est avoir de quoi manger le matin et le soir. » (Ailleurs, an-Nufayl a dit : “C’est quand on a assez pour une journée et une nuit, ou pour une nuit et un jour.”) Il (an-Nufayl) nous a rapporté ce récit de façon résumée avec les mots que j’ai mentionnés
Rapporté par Ziyad ibn al-Harith as-Suda'i رضي الله عنه : Je suis venu voir le Messager d’Allah ﷺ et je lui ai prêté allégeance. Après avoir raconté une longue histoire, il a dit : Un homme est venu vers lui et a dit : « Donne-moi une part de la sadaqah (aumône). » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah n’est pas satisfait qu’un Prophète ou quelqu’un d’autre décide de la sadaqah avant qu’Il n’ait Lui-même statué à ce sujet. Il a réparti ceux qui y ont droit en huit catégories. Donc, si tu fais partie de ces catégories, je te donnerai ce que tu demandes. »
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le pauvre (miskin) n’est pas celui à qui les gens donnent une ou deux dattes ou une ou deux bouchées, mais c’est celui qui ne demande rien aux autres et dont on ne remarque pas la situation pour lui donner l’aumône. »
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit quelque chose de semblable à ce qui est mentionné dans le récit précédent. Cette version ajoute : Mais le pauvre (miskin) qui s’abstient de mendier auprès des gens est celui (selon la version de Musaddad) qui n’a pas assez pour éviter de demander aux autres, et dont les besoins ne sont pas connus des gens, si bien qu’on ne lui donne pas l’aumône. C’est lui qui est vraiment privé. Musaddad n’a pas mentionné les mots « celui qui évite de mendier auprès des gens ». Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par Muhammad bin Thawr et 'Abd al-Razzaq d’après Ma’mar. Ils ont précisé que le mot « privé » est une parole de al-Zuhri, et cette version est plus authentique
Rapporté par Ubaydullah ibn Adl ibn al-Khiyar رضي الله عنه : Deux hommes m’ont informé qu’ils sont allés voir le Prophète ﷺ alors qu’il était au Pèlerinage d’Adieu et qu’il distribuait la sadaqah. Ils lui ont demandé une part. Il nous a regardés de haut en bas, et voyant que nous étions robustes, il a dit : « Si vous voulez, je peux vous donner quelque chose, mais il n’y a rien de prévu dans la sadaqah pour un homme riche ou pour quelqu’un de fort et capable de gagner sa vie. »
Rapporté par Abdullah ibn Amr رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « La sadaqah ne doit pas être donnée à un homme riche ni à quelqu’un qui est fort et en bonne santé. » Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par Sufyan d’après Sa'd bin Ibrahim, comme le récit rapporté par Ibrahim. La version de Shu'bah d’après Sa'd dit : « pour un homme qui est fort et robuste. » D’autres versions de ce récit du Prophète ﷺ contiennent les mots « pour un homme qui est fort et robuste ». D’autres encore disent « pour un homme qui est fort et en bonne santé ». ‘Ata bin Zuhair a dit qu’il avait rencontré ‘Abd Allah bin ‘Amr qui a dit : « La sadaqah n’est pas permise à un homme fort ni à un homme qui est fort et en bonne santé. »
Rapporté par Ata ibn Yasar رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « La sadaqah ne doit pas être donnée à un homme riche, sauf dans cinq cas : celui qui combat dans le sentier d’Allah, celui qui la collecte, un débiteur, un homme qui l’achète avec son argent, ou un homme qui a un voisin pauvre qui a reçu la sadaqah et qui lui en fait cadeau. »