حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، قَالَ تُوُفِّيَتِ ابْنَةٌ لِعُثْمَانَ ـ رضى الله عنه ـ بِمَكَّةَ وَجِئْنَا لِنَشْهَدَهَا، وَحَضَرَهَا ابْنُ عُمَرَ وَابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهم ـ وَإِنِّي لَجَالِسٌ بَيْنَهُمَا ـ أَوْ قَالَ جَلَسْتُ إِلَى أَحَدِهِمَا. ثُمَّ جَاءَ الآخَرُ، فَجَلَسَ إِلَى جَنْبِي فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ لِعَمْرِو بْنِ عُثْمَانَ أَلاَ تَنْهَى عَنِ الْبُكَاءِ، فَإِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ الْمَيِّتَ لَيُعَذَّبُ بِبُكَاءِ أَهْلِهِ عَلَيْهِ ". فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَدْ كَانَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ بَعْضَ ذَلِكَ، ثُمَّ حَدَّثَ قَالَ صَدَرْتُ مَعَ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ مِنْ مَكَّةَ حَتَّى إِذَا كُنَّا بِالْبَيْدَاءِ، إِذَا هُوَ بِرَكْبٍ تَحْتَ ظِلِّ سَمُرَةٍ فَقَالَ اذْهَبْ، فَانْظُرْ مَنْ هَؤُلاَءِ الرَّكْبُ قَالَ فَنَظَرْتُ فَإِذَا صُهَيْبٌ، فَأَخْبَرْتُهُ فَقَالَ ادْعُهُ لِي. فَرَجَعْتُ إِلَى صُهَيْبٍ فَقُلْتُ ارْتَحِلْ فَالْحَقْ أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ. فَلَمَّا أُصِيبَ عُمَرُ دَخَلَ صُهَيْبٌ يَبْكِي يَقُولُ وَاأَخَاهُ، وَاصَاحِبَاهُ. فَقَالَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ يَا صُهَيْبُ أَتَبْكِي عَلَىَّ وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ الْمَيِّتَ يُعَذَّبُ بِبَعْضِ بُكَاءِ أَهْلِهِ عَلَيْهِ ". قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما فَلَمَّا مَاتَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ ذَكَرْتُ ذَلِكَ لِعَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ فَقَالَتْ رَحِمَ اللَّهُ عُمَرَ، وَاللَّهِ مَا حَدَّثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِنَّ اللَّهَ لَيُعَذِّبُ الْمُؤْمِنَ بِبُكَاءِ أَهْلِهِ عَلَيْهِ. وَلَكِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ اللَّهَ لَيَزِيدُ الْكَافِرَ عَذَابًا بِبُكَاءِ أَهْلِهِ عَلَيْهِ ". وَقَالَتْ حَسْبُكُمُ الْقُرْآنُ {وَلاَ تَزِرُ وَازِرَةٌ وِزْرَ أُخْرَى}. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ عِنْدَ ذَلِكَ وَاللَّهُ هُوَ أَضْحَكَ وَأَبْكَى. قَالَ ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ وَاللَّهِ مَا قَالَ ابْنُ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ شَيْئًا.
Rapporté par `Abdullah bin 'Ubaidullah bin Abi Mulaika : Une des filles de `Uthman est décédée à La Mecque. Nous sommes allés assister à ses funérailles. Ibn `Umar et Ibn `Abbas étaient aussi présents. Je me suis assis entre eux (ou j’ai dit, je me suis assis à côté de l’un d’eux. Puis un homme est venu s’asseoir à côté de moi). `Abdullah bin `Umar a dit à `Amr bin `Uthman : « Ne vas-tu pas interdire de pleurer, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Le défunt est tourmenté par les pleurs de ses proches ? » Ibn `Abbas a dit : « `Umar disait cela. » Puis il a ajouté en racontant : « J’ai accompagné `Umar lors d’un voyage de La Mecque jusqu’à Al-Baida. Là, il a vu des voyageurs à l’ombre d’un samura (un type d’arbre). Il m’a dit : Va voir qui sont ces voyageurs. Je suis allé et j’ai vu que l’un d’eux était Suhaib. J’ai rapporté cela à `Umar qui m’a alors demandé de l’appeler. Je suis donc retourné voir Suhaib et je lui ai dit : Pars et suis le chef des croyants. Plus tard, quand `Umar a été poignardé, Suhaib est venu en pleurant et en disant : Ô mon frère, ô mon ami ! (À cela, `Umar lui a dit : Ô Suhaib ! Tu pleures pour moi alors que le Prophète (ﷺ) a dit : Le défunt est puni à cause de certains pleurs de ses proches ?) Ibn `Abbas a ajouté : Quand `Umar est mort, j’ai raconté tout cela à Aïcha et elle a dit : Qu’Allah fasse miséricorde à `Umar. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas dit qu’un croyant est puni par les pleurs de ses proches. Mais il a dit qu’Allah augmente le châtiment d’un non-croyant à cause des pleurs de ses proches. » Aïcha a ajouté : « Le Coran suffit pour clarifier ce point, car Allah a dit : ‘Nul ne portera le fardeau d’autrui.’ (35.18) » Ibn `Abbas a alors dit : « Seul Allah fait rire ou pleurer. » Ibn `Umar n’a rien dit après cela
Hadith 1288 — Sahih al Bukhari 23:46
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، قَالَ تُوُفِّيَتِ ابْنَةٌ لِعُثْمَانَ ـ رضى الله عنه ـ بِمَكَّةَ وَجِئْنَا لِنَشْهَدَهَا، وَحَضَرَهَا ابْنُ عُمَرَ وَابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهم ـ وَإِنِّي لَجَالِسٌ بَيْنَهُمَا ـ أَوْ قَالَ جَلَسْتُ إِلَى أَحَدِهِمَا. ثُمَّ جَاءَ الآخَرُ، فَجَلَسَ إِلَى جَنْبِي فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ لِعَمْرِو بْنِ عُثْمَانَ أَلاَ تَنْهَى عَنِ الْبُكَاءِ، فَإِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ الْمَيِّتَ لَيُعَذَّبُ بِبُكَاءِ أَهْلِهِ عَلَيْهِ ". فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَدْ كَانَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ بَعْضَ ذَلِكَ، ثُمَّ حَدَّثَ قَالَ صَدَرْتُ مَعَ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ مِنْ مَكَّةَ حَتَّى إِذَا كُنَّا بِالْبَيْدَاءِ، إِذَا هُوَ بِرَكْبٍ تَحْتَ ظِلِّ سَمُرَةٍ فَقَالَ اذْهَبْ، فَانْظُرْ مَنْ هَؤُلاَءِ الرَّكْبُ قَالَ فَنَظَرْتُ فَإِذَا صُهَيْبٌ، فَأَخْبَرْتُهُ فَقَالَ ادْعُهُ لِي. فَرَجَعْتُ إِلَى صُهَيْبٍ فَقُلْتُ ارْتَحِلْ فَالْحَقْ أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ. فَلَمَّا أُصِيبَ عُمَرُ دَخَلَ صُهَيْبٌ يَبْكِي يَقُولُ وَاأَخَاهُ، وَاصَاحِبَاهُ. فَقَالَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ يَا صُهَيْبُ أَتَبْكِي عَلَىَّ وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ الْمَيِّتَ يُعَذَّبُ بِبَعْضِ بُكَاءِ أَهْلِهِ عَلَيْهِ ". قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما فَلَمَّا مَاتَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ ذَكَرْتُ ذَلِكَ لِعَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ فَقَالَتْ رَحِمَ اللَّهُ عُمَرَ، وَاللَّهِ مَا حَدَّثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِنَّ اللَّهَ لَيُعَذِّبُ الْمُؤْمِنَ بِبُكَاءِ أَهْلِهِ عَلَيْهِ. وَلَكِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ اللَّهَ لَيَزِيدُ الْكَافِرَ عَذَابًا بِبُكَاءِ أَهْلِهِ عَلَيْهِ ". وَقَالَتْ حَسْبُكُمُ الْقُرْآنُ {وَلاَ تَزِرُ وَازِرَةٌ وِزْرَ أُخْرَى}. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ عِنْدَ ذَلِكَ وَاللَّهُ هُوَ أَضْحَكَ وَأَبْكَى. قَالَ ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ وَاللَّهِ مَا قَالَ ابْنُ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ شَيْئًا.
Rapporté par `Abdullah bin 'Ubaidullah bin Abi Mulaika : Une des filles de `Uthman est décédée à La Mecque. Nous sommes allés assister à ses funérailles. Ibn `Umar et Ibn `Abbas étaient aussi présents. Je me suis assis entre eux (ou j’ai dit, je me suis assis à côté de l’un d’eux. Puis un homme est venu s’asseoir à côté de moi). `Abdullah bin `Umar a dit à `Amr bin `Uthman : « Ne vas-tu pas interdire de pleurer, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Le défunt est tourmenté par les pleurs de ses proches ? » Ibn `Abbas a dit : « `Umar disait cela. » Puis il a ajouté en racontant : « J’ai accompagné `Umar lors d’un voyage de La Mecque jusqu’à Al-Baida. Là, il a vu des voyageurs à l’ombre d’un samura (un type d’arbre). Il m’a dit : Va voir qui sont ces voyageurs. Je suis allé et j’ai vu que l’un d’eux était Suhaib. J’ai rapporté cela à `Umar qui m’a alors demandé de l’appeler. Je suis donc retourné voir Suhaib et je lui ai dit : Pars et suis le chef des croyants. Plus tard, quand `Umar a été poignardé, Suhaib est venu en pleurant et en disant : Ô mon frère, ô mon ami ! (À cela, `Umar lui a dit : Ô Suhaib ! Tu pleures pour moi alors que le Prophète (ﷺ) a dit : Le défunt est puni à cause de certains pleurs de ses proches ?) Ibn `Abbas a ajouté : Quand `Umar est mort, j’ai raconté tout cela à Aïcha et elle a dit : Qu’Allah fasse miséricorde à `Umar. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas dit qu’un croyant est puni par les pleurs de ses proches. Mais il a dit qu’Allah augmente le châtiment d’un non-croyant à cause des pleurs de ses proches. » Aïcha a ajouté : « Le Coran suffit pour clarifier ce point, car Allah a dit : ‘Nul ne portera le fardeau d’autrui.’ (35.18) » Ibn `Abbas a alors dit : « Seul Allah fait rire ou pleurer. » Ibn `Umar n’a rien dit après cela
Hadith 1289 — Sahih al Bukhari 23:47
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ أَنَّهَا، سَمِعَتْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ إِنَّمَا مَرَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى يَهُودِيَّةٍ يَبْكِي عَلَيْهَا أَهْلُهَا فَقَالَ " إِنَّهُمْ لَيَبْكُونَ عَلَيْهَا، وَإِنَّهَا لَتُعَذَّبُ فِي قَبْرِهَا ".
Rapporté par `Aisha : (l’épouse du Prophète) Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est passé près de la tombe d’une femme juive dont les proches pleuraient. Il a dit : « Ils pleurent sur elle alors qu’elle est en train d’être punie dans sa tombe. »
Hadith 1290 — Sahih al Bukhari 23:48
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ خَلِيلٍ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ ـ وَهْوَ الشَّيْبَانِيُّ ـ عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ لَمَّا أُصِيبَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ جَعَلَ صُهَيْبٌ يَقُولُ وَاأَخَاهُ. فَقَالَ عُمَرُ أَمَا عَلِمْتَ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ الْمَيِّتَ لَيُعَذَّبُ بِبُكَاءِ الْحَىِّ ".
Rapporté par Abu Burda : Son père a dit : « Quand `Umar a été poignardé, Suhaib s’est mis à pleurer : Ô mon frère ! `Umar a dit : Ne sais-tu pas que le Prophète (ﷺ) a dit : Le défunt est tourmenté par les pleurs des vivants ? »
Hadith 1291 — Sahih al Bukhari 23:49
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُبَيْدٍ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ رَبِيعَةَ، عَنِ الْمُغِيرَةِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنَّ كَذِبًا عَلَىَّ لَيْسَ كَكَذِبٍ عَلَى أَحَدٍ، مَنْ كَذَبَ عَلَىَّ مُتَعَمِّدًا فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ". سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنْ نِيحَ عَلَيْهِ يُعَذَّبُ بِمَا نِيحَ عَلَيْهِ ".
Rapporté par Al-Mughira : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Mentir à mon sujet n’est pas comme mentir sur quelqu’un d’autre. Celui qui ment volontairement à mon sujet, qu’il prenne sa place en Enfer. » J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Le défunt sur qui on pleure à voix haute est tourmenté à cause de ces lamentations. »
Hadith 1292 — Sahih al Bukhari 23:50
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، عَنْ أَبِيهِ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الْمَيِّتُ يُعَذَّبُ فِي قَبْرِهِ بِمَا نِيحَ عَلَيْهِ ". تَابَعَهُ عَبْدُ الأَعْلَى حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ حَدَّثَنَا سَعِيدٌ حَدَّثَنَا قَتَادَةُ. وَقَالَ آدَمُ عَنْ شُعْبَةَ " الْمَيِّتُ يُعَذَّبُ بِبُكَاءِ الْحَىِّ عَلَيْهِ ".
Rapporté par Ibn 'Umar d’après son père : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le défunt est tourmenté dans sa tombe à cause des lamentations faites sur lui. » Rapporté par Shu'ba : Le défunt est tourmenté à cause des pleurs des vivants sur lui
Hadith 1293 — Sahih al Bukhari 23:51
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا ابْنُ الْمُنْكَدِرِ، قَالَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ جِيءَ بِأَبِي يَوْمَ أُحُدٍ، قَدْ مُثِّلَ بِهِ حَتَّى وُضِعَ بَيْنَ يَدَىْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَدْ سُجِّيَ ثَوْبًا فَذَهَبْتُ أُرِيدُ أَنْ أَكْشِفَ عَنْهُ فَنَهَانِي قَوْمِي، ثُمَّ ذَهَبْتُ أَكْشِفُ عَنْهُ فَنَهَانِي قَوْمِي، فَأَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرُفِعَ فَسَمِعَ صَوْتَ صَائِحَةٍ فَقَالَ " مَنْ هَذِهِ ". فَقَالُوا ابْنَةُ عَمْرٍو أَوْ أُخْتُ عَمْرٍو. قَالَ " فَلِمَ تَبْكِي أَوْ لاَ تَبْكِي فَمَا زَالَتِ الْمَلاَئِكَةُ تُظِلُّهُ بِأَجْنِحَتِهَا حَتَّى رُفِعَ ".
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le jour de la bataille d’Uhud, mon père a été amené, il avait été mutilé au combat et on l’a placé devant le Messager d’Allah (ﷺ) avec un drap sur lui. J’ai voulu découvrir mon père mais ma famille m’en a empêché ; j’ai voulu recommencer mais ils m’en ont empêché à nouveau. Le Messager d’Allah (ﷺ) a donné l’ordre et il a été emmené. À ce moment, il a entendu la voix d’une femme qui pleurait et a demandé : « Qui est-ce ? » Ils ont répondu : « C’est la fille ou la sœur de `Amr. » Il a dit : « Pourquoi pleure-t-elle ? (ou qu’elle arrête de pleurer), car les anges l’ont couvert de leurs ailes jusqu’à ce qu’il (c’est-à-dire le corps du martyr) soit emmené. »
Hadith 1294 — Sahih al Bukhari 23:52
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا زُبَيْدٌ الْيَامِيُّ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَيْسَ مِنَّا مَنْ لَطَمَ الْخُدُودَ، وَشَقَّ الْجُيُوبَ، وَدَعَا بِدَعْوَى الْجَاهِلِيَّةِ ".
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui se frappe les joues, déchire ses vêtements et suit les coutumes de l’époque de l’ignorance ne fait pas partie de nous. »
Rapporté par ‘Amir bin Sa`d bin Abi Waqqas : Son père a dit : « L’année du dernier pèlerinage du Prophète (ﷺ), je suis tombé gravement malade et le Prophète (ﷺ) venait me rendre visite pour prendre de mes nouvelles. Je lui ai dit : “Je suis dans cet état à cause de la maladie et je possède des biens sans héritiers, sauf une fille. Dois-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ?” Il a répondu : “Non.” J’ai demandé : “La moitié ?” Il a dit : “Non.” Puis il a ajouté : “Le tiers, et même le tiers c’est beaucoup. Il vaut mieux laisser tes héritiers dans l’aisance que de les laisser pauvres à demander l’aide des autres. Tu auras une récompense pour tout ce que tu dépenses pour Allah, même pour ce que tu mets dans la bouche de ta femme.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vais-je rester seul après le départ de mes compagnons ?” Il a dit : “Si tu restes après eux, chaque bonne action que tu feras t’élèvera et t’apportera des récompenses. Et peut-être vivras-tu longtemps, au point que certains profiteront de toi et d’autres seront affectés par toi. Ô Allah ! Accomplis l’émigration de mes compagnons et ne les fais pas revenir sur leur engagement.” Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a eu de la peine pour le pauvre Sa`d bin Khaula qui est mort à La Mecque. » (Mais Sa`d bin Abi Waqqas a vécu longtemps après le Prophète, paix et bénédiction sur lui)
Hadith 1296 — Sahih al Bukhari 23:54
وَقَالَ الْحَكَمُ بْنُ مُوسَى حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَمْزَةَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ جَابِرٍ، أَنَّ الْقَاسِمَ بْنَ مُخَيْمِرَةَ، حَدَّثَهُ قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو بُرْدَةَ بْنُ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ وَجِعَ أَبُو مُوسَى وَجَعًا فَغُشِيَ عَلَيْهِ، وَرَأْسُهُ فِي حَجْرِ امْرَأَةٍ مِنْ أَهْلِهِ، فَلَمْ يَسْتَطِعْ أَنْ يَرُدَّ عَلَيْهَا شَيْئًا، فَلَمَّا أَفَاقَ قَالَ أَنَا بَرِيءٌ مِمَّنْ بَرِئَ مِنْهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَرِئَ مِنَ الصَّالِقَةِ وَالْحَالِقَةِ وَالشَّاقَّةِ.
Rapporté par Abu Burda bin Abi Musa : Abu Musa est tombé gravement malade, il a perdu connaissance et ne pouvait pas répondre à sa femme alors qu’il avait la tête sur ses genoux. Quand il a repris ses esprits, il a dit : « Je me désavoue de ceux dont le Messager d’Allah (ﷺ) s’est désavoué. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est désavoué d’une femme qui crie bruyamment (ou se frappe le visage), qui se rase la tête ou qui déchire ses vêtements lors d’un malheur. »