حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأُوَيْسِيُّ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أَوَى إِلَى فِرَاشِهِ نَفَثَ فِي كَفَّيْهِ بِقُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ وَبِالْمُعَوِّذَتَيْنِ جَمِيعًا، ثُمَّ يَمْسَحُ بِهِمَا وَجْهَهُ، وَمَا بَلَغَتْ يَدَاهُ مِنْ جَسَدِهِ. قَالَتْ عَائِشَةُ فَلَمَّا اشْتَكَى كَانَ يَأْمُرُنِي أَنْ أَفْعَلَ ذَلِكَ بِهِ. قَالَ يُونُسُ كُنْتُ أَرَى ابْنَ شِهَابٍ يَصْنَعُ ذَلِكَ إِذَا أَتَى إِلَى فِرَاشِهِ.
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) allait se coucher, il récitait la sourate Al-Ikhlas, la sourate Al-Falaq et la sourate An-Nas, puis il soufflait dans ses mains et les passait sur son visage et sur les parties de son corps qu’il pouvait atteindre. Et quand il était malade, il me demandait de faire cela pour lui
Rapporté par Abu Sa`id : Un groupe de compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) partit en voyage et fit halte près d’une tribu arabe. Ils leur demandèrent de les accueillir comme invités, mais les gens de la tribu refusèrent. Ensuite, le chef de cette tribu fut mordu par un serpent (ou piqué par un scorpion), et on essaya tous les traitements possibles, sans succès. Certains dirent : « Voulez-vous aller voir le groupe (ces voyageurs) qui a campé près de vous pour voir si l’un d’eux a quelque chose d’utile ? » Ils vinrent donc les voir et dirent : « Ô groupe ! Notre chef a été mordu par un serpent (ou piqué par un scorpion) et nous avons tout essayé sans résultat. Est-ce que l’un de vous a quelque chose d’utile ? » L’un d’eux répondit : « Oui, par Allah, je sais comment faire une ruqya. Mais, par Allah, nous voulions que vous nous receviez comme invités et vous avez refusé. Je ne soignerai votre malade par la ruqya que si vous nous fixez une récompense. » Ils acceptèrent de donner à ces voyageurs un troupeau de moutons. L’homme partit donc avec eux, cracha sur la morsure et récita la sourate Al-Fatiha jusqu’à ce que le malade soit guéri et se mette à marcher comme s’il n’avait rien eu. Quand les gens de la tribu leur donnèrent la récompense convenue, certains compagnons du Prophète dirent : « Partageons (les moutons). » Mais celui qui avait fait la ruqya dit : « N’en faites rien avant que nous allions voir le Messager d’Allah et que nous lui racontions ce qui s’est passé, pour voir ce qu’il nous dira. » Ils allèrent donc voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui racontèrent l’histoire. Il dit : « Comment savez-vous que la sourate Al-Fatiha est une ruqya ? Vous avez bien fait. Partagez ce que vous avez reçu et réservez-moi une part avec vous. »
Hadith 5750 — Sahih al Bukhari 76:65
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ سُفْيَانَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ مُسْلِمٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُعَوِّذُ بَعْضَهُمْ يَمْسَحُهُ بِيَمِينِهِ " أَذْهِبِ الْبَاسَ رَبَّ النَّاسِ، وَاشْفِ أَنْتَ الشَّافِي، لاَ شِفَاءَ إِلاَّ شِفَاؤُكَ، شِفَاءً لاَ يُغَادِرُ سَقَمًا ". فَذَكَرْتُهُ لِمَنْصُورٍ فَحَدَّثَنِي عَنْ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مَسْرُوقٍ عَنْ عَائِشَةَ بِنَحْوِهِ.
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) soignait certaines de ses femmes en passant sa main droite sur l’endroit malade et disait : « Ô Seigneur des gens ! Enlève la difficulté et accorde la guérison, car Tu es le Guérisseur. Il n’y a de guérison que Ta guérison, une guérison qui ne laisse aucune maladie. »
Hadith 5751 — Sahih al Bukhari 76:66
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ الْجُعْفِيُّ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَنْفِثُ عَلَى نَفْسِهِ فِي مَرَضِهِ الَّذِي قُبِضَ فِيهِ بِالْمُعَوِّذَاتِ، فَلَمَّا ثَقُلَ كُنْتُ أَنَا أَنْفِثُ عَلَيْهِ بِهِنَّ، فَأَمْسَحُ بِيَدِ نَفْسِهِ لِبَرَكَتِهَا. فَسَأَلْتُ ابْنَ شِهَابٍ كَيْفَ كَانَ يَنْفِثُ قَالَ يَنْفِثُ عَلَى يَدَيْهِ، ثُمَّ يَمْسَحُ بِهِمَا وَجْهَهُ.
Rapporté par `Aisha : Pendant sa maladie mortelle, le Prophète (ﷺ) soufflait sur ses mains et les passait sur son corps en récitant les Mu'auwidhat (la sourate An-Nas et la sourate Al-Falaq). Quand sa maladie s’est aggravée, je récitais ces sourates pour lui, je soufflais sur ses mains, puis il les passait sur son corps à cause de leur bénédiction. (Ma`mar a demandé à Ibn Shihab : Comment faisait-il le Nafth ? Il a répondu : Il soufflait sur ses mains puis les passait sur son visage)
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est une fois sorti vers nous et a dit : « Des nations m’ont été montrées. Un prophète passait devant moi avec un homme, un autre avec deux hommes, un autre avec un petit groupe, et un autre sans personne avec lui. Ensuite, j’ai vu une grande foule couvrant l’horizon et j’ai souhaité qu’ils soient mes fidèles, mais on m’a dit : ‘C’est Moïse et ses fidèles.’ Puis on m’a dit : ‘Regarde.’ J’ai regardé et vu un grand rassemblement de gens couvrant l’horizon. On m’a dit : ‘Regarde de ce côté et de l’autre.’ J’ai donc vu une grande foule couvrant l’horizon. On m’a alors dit : ‘Ce sont tes fidèles, et parmi eux il y a 70 000 personnes qui entreront au Paradis sans être interrogées sur leurs comptes.’ Les gens se sont dispersés, et le Prophète (ﷺ) n’a pas précisé qui étaient ces 70 000. Les compagnons du Prophète (ﷺ) ont alors commencé à en parler, et certains ont dit : ‘Pour nous, nous sommes nés à l’époque du polythéisme, puis nous avons cru en Allah et en Son Messager. Nous pensons cependant que ces 70 000 sont nos enfants.’ Cette discussion est parvenue au Prophète (ﷺ), qui a dit : ‘Ces 70 000 sont ceux qui ne cherchent pas à tirer de mauvais présages (des oiseaux), ne se soignent pas par la cautérisation, ne font pas de Ruqya, mais mettent leur confiance uniquement en leur Seigneur.’ Alors ‘Ukasha bin Muhsin s’est levé et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce que je fais partie de ces 70 000 ?’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘Oui.’ Puis une autre personne s’est levée et a demandé : ‘Et moi, en fais-je partie ?’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘‘Ukasha t’a devancé.’ »
Hadith 5753 — Sahih al Bukhari 76:68
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ، حَدَّثَنَا يُونُسُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ عَدْوَى وَلاَ طِيَرَةَ، وَالشُّؤْمُ فِي ثَلاَثٍ فِي الْمَرْأَةِ، وَالدَّارِ، وَالدَّابَّةِ ".
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’y a ni ‘Adwa (pas de maladie contagieuse sans la permission d’Allah) ni Tiyara, mais un mauvais présage peut se trouver dans trois choses : une femme, une maison ou un animal. »
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Il n’y a pas de Tiyara, et le meilleur présage est le Fal. » Ils ont demandé : « Qu’est-ce que le Fal ? » Il a répondu : « C’est un bon mot que l’un d’entre vous entend (et prend comme un bon présage). »
Hadith 5755 — Sahih al Bukhari 76:70
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، أَخْبَرَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ طِيَرَةَ، وَخَيْرُهَا الْفَأْلُ ". قَالَ وَمَا الْفَأْلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " الْكَلِمَةُ الصَّالِحَةُ يَسْمَعُهَا أَحَدُكُمْ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a pas de Tiyara et le meilleur présage est le Fal. » Quelqu’un a demandé : « Qu’est-ce que le Fal, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « C’est un bon mot que l’un d’entre vous entend (et considère comme un bon présage). »
Hadith 5756 — Sahih al Bukhari 76:71
حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ عَدْوَى وَلاَ طِيَرَةَ، وَيُعْجِبُنِي الْفَأْلُ الصَّالِحُ، الْكَلِمَةُ الْحَسَنَةُ ".
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a pas de ‘Adwa (aucune maladie contagieuse ne se transmet sans la permission d’Allah), ni de Tiyara, mais j’aime le bon Fal, c’est-à-dire le bon mot. »
Hadith 5757 — Sahih al Bukhari 76:72
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْحَكَمِ، حَدَّثَنَا النَّضْرُ، أَخْبَرَنَا إِسْرَائِيلُ، أَخْبَرَنَا أَبُو حَصِينٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ عَدْوَى، وَلاَ طِيَرَةَ، وَلاَ هَامَةَ، وَلاَ صَفَرَ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a pas de ‘Adwa, ni de Tiyara, ni de Hama, ni de Safar. »