Les Expéditions militaires du Prophète (paix et bénédictions sur lui) (maghâzî)
525 hadiths · #3949–4473
Hadith 4229 — Sahih al Bukhari 64:267
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ جُبَيْرَ بْنَ مُطْعِمٍ، أَخْبَرَهُ قَالَ مَشَيْتُ أَنَا وَعُثْمَانُ بْنُ عَفَّانَ، إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْنَا أَعْطَيْتَ بَنِي الْمُطَّلِبِ مِنْ خُمْسِ خَيْبَرَ، وَتَرَكْتَنَا، وَنَحْنُ بِمَنْزِلَةٍ وَاحِدَةٍ مِنْكَ. فَقَالَ " إِنَّمَا بَنُو هَاشِمٍ وَبَنُو الْمُطَّلِبِ شَىْءٌ وَاحِدٌ ". قَالَ جُبَيْرٌ وَلَمْ يَقْسِمِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِبَنِي عَبْدِ شَمْسٍ وَبَنِي نَوْفَلٍ شَيْئًا.
Rapporté par Jubair bin Mut`im : `Uthman bin `Affan et moi sommes allés voir le Prophète (ﷺ) et nous lui avons dit : « Tu as donné aux Banu Al-Muttalib une part du cinquième du butin de Khaybar et tu nous as laissés de côté, alors que nous sommes aussi proches de toi que les Banu Al-Muttalib. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Banu Hashim et Banu Al-Muttalib ne forment qu’un seul groupe. » Ainsi, le Prophète (ﷺ) n’a rien donné aux Banu `Abd Shams et aux Banu Nawfal
Hadith 4230 — Sahih al Bukhari 64:268
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا بُرَيْدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَلَغَنَا مَخْرَجُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ بِالْيَمَنِ، فَخَرَجْنَا مُهَاجِرِينَ إِلَيْهِ أَنَا، وَأَخَوَانِ لِي أَنَا أَصْغَرُهُمْ، أَحَدُهُمَا أَبُو بُرْدَةَ، وَالآخَرُ أَبُو رُهْمٍ ـ إِمَّا قَالَ بِضْعٌ وَإِمَّا قَالَ ـ فِي ثَلاَثَةٍ وَخَمْسِينَ أَوِ اثْنَيْنِ وَخَمْسِينَ رَجُلاً مِنْ قَوْمِي، فَرَكِبْنَا سَفِينَةً، فَأَلْقَتْنَا سَفِينَتُنَا إِلَى النَّجَاشِيِّ بِالْحَبَشَةِ، فَوَافَقْنَا جَعْفَرَ بْنَ أَبِي طَالِبٍ فَأَقَمْنَا مَعَهُ حَتَّى قَدِمْنَا جَمِيعًا، فَوَافَقْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم حِينَ افْتَتَحَ خَيْبَرَ، وَكَانَ أُنَاسٌ مِنَ النَّاسِ يَقُولُونَ لَنَا ـ يَعْنِي لأَهْلِ السَّفِينَةِ ـ سَبَقْنَاكُمْ بِالْهِجْرَةِ، وَدَخَلَتْ أَسْمَاءُ بِنْتُ عُمَيْسٍ، وَهْىَ مِمَّنْ قَدِمَ مَعَنَا، عَلَى حَفْصَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم زَائِرَةً، وَقَدْ كَانَتْ هَاجَرَتْ إِلَى النَّجَاشِيِّ فِيمَنْ هَاجَرَ، فَدَخَلَ عُمَرُ عَلَى حَفْصَةَ وَأَسْمَاءُ عِنْدَهَا، فَقَالَ عُمَرُ حِينَ رَأَى أَسْمَاءَ مَنْ هَذِهِ قَالَتْ أَسْمَاءُ بِنْتُ عُمَيْسٍ. قَالَ عُمَرُ الْحَبَشِيَّةُ هَذِهِ الْبَحْرِيَّةُ هَذِهِ قَالَتْ أَسْمَاءُ نَعَمْ. قَالَ سَبَقْنَاكُمْ بِالْهِجْرَةِ، فَنَحْنُ أَحَقُّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْكُمْ. فَغَضِبَتْ وَقَالَتْ كَلاَّ وَاللَّهِ، كُنْتُمْ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُطْعِمُ جَائِعَكُمْ، وَيَعِظُ جَاهِلَكُمْ، وَكُنَّا فِي دَارِ أَوْ فِي أَرْضِ الْبُعَدَاءِ الْبُغَضَاءِ بِالْحَبَشَةِ، وَذَلِكَ فِي اللَّهِ وَفِي رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم وَايْمُ اللَّهِ، لاَ أَطْعَمُ طَعَامًا، وَلاَ أَشْرَبُ شَرَابًا حَتَّى أَذْكُرَ مَا قُلْتَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ كُنَّا نُؤْذَى وَنُخَافُ، وَسَأَذْكُرُ ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَسْأَلُهُ، وَاللَّهِ لاَ أَكْذِبُ وَلاَ أَزِيغُ وَلاَ أَزِيدُ عَلَيْهِ.
Rapporté par Abu Musa : Nous avons appris la nouvelle de la migration du Prophète (ﷺ) de La Mecque à Médine alors que nous étions au Yémen. Nous sommes donc partis en tant qu’émigrants vers lui. Nous étions trois : moi et mes deux frères. J’étais le plus jeune, l’un des deux était Abu Burda et l’autre Abu Ruhm, et nous étions au total 53 ou 52 hommes de mon peuple. Nous avons embarqué sur un bateau qui nous a emmenés chez le Négus en Éthiopie. Là-bas, nous avons rencontré Ja`far bin Abi Talib et nous sommes restés avec lui. Ensuite, nous sommes tous venus à Médine et nous avons rencontré le Prophète (ﷺ) au moment de la conquête de Khaybar. Certaines personnes, c’est-à-dire les gens du bateau, nous disaient : « Nous avons émigré avant vous. » Asma’ bint ‘Umais, qui était venue avec nous, est allée rendre visite à Hafsa, l’épouse du Prophète (ﷺ). Elle avait émigré avec les autres musulmans partis chez le Négus. `Umar est venu voir Hafsa pendant qu’Asma’ bint ‘Umais était avec elle. En voyant Asma’, `Umar a demandé : « Qui est-ce ? » Elle a répondu : « Asma’ bint ‘Umais. » `Umar a dit : « Est-ce l’Éthiopienne ? Celle qui a voyagé par la mer ? » Asma’ a répondu : « Oui. » `Umar a dit : « Nous avons émigré avant vous, gens du bateau, donc nous avons plus de droits que vous auprès du Messager d’Allah (ﷺ). » À cela, Asma’ s’est fâchée et a dit : « Non, par Allah ! Pendant que vous étiez avec le Messager d’Allah (ﷺ), qui nourrissait les affamés parmi vous et conseillait les ignorants, nous étions dans le pays lointain et détesté d’Éthiopie, et tout cela pour le Messager d’Allah (ﷺ). Par Allah, je ne mangerai ni ne boirai rien avant d’avoir informé le Messager d’Allah (ﷺ) de tout ce que tu as dit. Là-bas, nous avons souffert et eu peur. Je vais en parler au Prophète (ﷺ) sans rien inventer, rien oublier et rien ajouter à tes propos
Rapporté par Asma' : Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé, elle a dit : « Ô Prophète d’Allah, `Umar a dit telle et telle chose. » Il a demandé à Asma' : « Qu’as-tu répondu ? » Asma' a dit : « Je lui ai répondu telle et telle chose. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il (`Umar) n’a pas plus de droit sur moi que vous, car lui et ses compagnons n’ont eu la récompense que d’une seule émigration, alors que vous, les gens du bateau, vous avez la récompense de deux émigrations. » Plus tard, Asma' a raconté : « J’ai vu Abu Musa et les autres personnes du bateau venir vers moi, les uns après les autres, pour me demander de raconter ce récit, et rien au monde ne leur faisait plus plaisir et n’était plus important que ce que le Prophète (ﷺ) avait dit à leur sujet. » Rapporté par Abu Burda : Asma' a dit : « J’ai vu Abu Musa me demander de répéter ce récit encore et encore. »
Hadith 4232 — Sahih al Bukhari 64:270
قَالَ أَبُو بُرْدَةَ عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي لأَعْرِفُ أَصْوَاتَ رُفْقَةِ الأَشْعَرِيِّينَ بِالْقُرْآنِ، حِينَ يَدْخُلُونَ بِاللَّيْلِ، وَأَعْرِفُ مَنَازِلَهُمْ مِنْ أَصْوَاتِهِمْ بِالْقُرْآنِ بِاللَّيْلِ، وَإِنْ كُنْتُ لَمْ أَرَ مَنَازِلَهُمْ حِينَ نَزَلُوا بِالنَّهَارِ، وَمِنْهُمْ حَكِيمٌ، إِذَا لَقِيَ الْخَيْلَ ـ أَوْ قَالَ الْعَدُوَّ ـ قَالَ لَهُمْ إِنَّ أَصْحَابِي يَأْمُرُونَكُمْ أَنْ تَنْظُرُوهُمْ ".
Rapporté par Abu Burda : Abu Musa a dit : « Le Prophète (ﷺ) a dit : Je reconnais la voix du groupe des Al-Ashariyun quand ils récitent le Coran, quand ils rentrent chez eux la nuit, et je reconnais leurs maisons en écoutant leurs voix pendant qu’ils récitent le Coran la nuit, même si je n’ai pas vu leurs maisons pendant la journée. Parmi eux, il y a Hakim qui, lorsqu’il rencontrait la cavalerie ou l’ennemi, leur disait : Mes compagnons vous demandent de les attendre. »
Hadith 4233 — Sahih al Bukhari 64:271
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، سَمِعَ حَفْصَ بْنَ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا بُرَيْدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ قَدِمْنَا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ أَنِ افْتَتَحَ خَيْبَرَ، فَقَسَمَ لَنَا، وَلَمْ يَقْسِمْ لأَحَدٍ لَمْ يَشْهَدِ الْفَتْحَ غَيْرَنَا.
Rapporté par Abu Musa : Nous sommes venus voir le Prophète (ﷺ) après qu’il eut conquis Khaybar. Il nous a alors donné une part du butin, mais à part nous, il n’a rien donné à ceux qui n’avaient pas assisté à la conquête
Hadith 4234 — Sahih al Bukhari 64:272
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ بْنُ عَمْرٍو، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ، قَالَ حَدَّثَنِي ثَوْرٌ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمٌ، مَوْلَى ابْنِ مُطِيعٍ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ افْتَتَحْنَا خَيْبَرَ، وَلَمْ نَغْنَمْ ذَهَبًا وَلاَ فِضَّةً، إِنَّمَا غَنِمْنَا الْبَقَرَ وَالإِبِلَ وَالْمَتَاعَ وَالْحَوَائِطَ، ثُمَّ انْصَرَفْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى وَادِي الْقُرَى، وَمَعَهُ عَبْدٌ لَهُ يُقَالُ لَهُ مِدْعَمٌ، أَهْدَاهُ لَهُ أَحَدُ بَنِي الضِّبَابِ، فَبَيْنَمَا هُوَ يَحُطُّ رَحْلَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذْ جَاءَهُ سَهْمٌ عَائِرٌ حَتَّى أَصَابَ ذَلِكَ الْعَبْدَ، فَقَالَ النَّاسُ هَنِيئًا لَهُ الشَّهَادَةُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " بَلَى وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، إِنَّ الشَّمْلَةَ الَّتِي أَصَابَهَا يَوْمَ خَيْبَرَ مِنَ الْمَغَانِمِ لَمْ تُصِبْهَا الْمَقَاسِمُ لَتَشْتَعِلُ عَلَيْهِ نَارًا ". فَجَاءَ رَجُلٌ حِينَ سَمِعَ ذَلِكَ مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِشِرَاكٍ أَوْ بِشِرَاكَيْنِ، فَقَالَ هَذَا شَىْءٌ كُنْتُ أَصَبْتُهُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " شِرَاكٌ أَوْ شِرَاكَانِ مِنْ نَارٍ ".
Rapporté par Abu Huraira : Quand nous avons conquis Khaybar, nous n’avons pas eu d’or ni d’argent comme butin, mais nous avons eu des vaches, des chameaux, des biens et des jardins. Ensuite, nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) vers la vallée d’Al-Qira. À ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) avait un esclave appelé Mid`am, qui lui avait été offert par quelqu’un de Banu Ad-Dibbab. Pendant que l’esclave enlevait la selle du Messager d’Allah (ﷺ), une flèche, dont on ne connaissait pas l’auteur, l’a touché. Les gens ont dit : « Félicitations à lui pour le martyre. » Le Messager d’Allah a dit : « Non, par Celui qui détient mon âme dans Sa main, le drap qu’il avait pris illégalement le jour de Khaybar, avant la distribution du butin, est devenu une flamme de feu qui le brûle. » En entendant cela, un homme a apporté une ou deux lanières de chaussures au Prophète et a dit : « Ce sont des choses que j’ai prises illégalement. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ceci est une lanière, ou ce sont deux lanières de feu. »
Hadith 4235 — Sahih al Bukhari 64:273
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي زَيْدٌ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ أَمَا وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، لَوْلاَ أَنْ أَتْرُكَ آخِرَ النَّاسِ بَبَّانًا لَيْسَ لَهُمْ شَىْءٌ، مَا فُتِحَتْ عَلَىَّ قَرْيَةٌ إِلاَّ قَسَمْتُهَا كَمَا قَسَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ، وَلَكِنِّي أَتْرُكُهَا خِزَانَةً لَهُمْ يَقْتَسِمُونَهَا.
Rapporté par `Umar bin Al-Khattab : Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, si je n’avais pas peur que les autres musulmans restent dans la pauvreté, je partagerais les terres de chaque village que je pourrais conquérir (entre les combattants), comme le Prophète (ﷺ) a partagé les terres de Khaybar. Mais je préfère les laisser comme un bien commun, pour que leur revenu soit distribué entre eux
Hadith 4236 — Sahih al Bukhari 64:274
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا ابْنُ مَهْدِيٍّ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَوْلاَ آخِرُ الْمُسْلِمِينَ مَا فُتِحَتْ عَلَيْهِمْ قَرْيَةٌ إِلاَّ قَسَمْتُهَا، كَمَا قَسَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ.
Rapporté par `Umar : Si ce n’était pas pour les autres musulmans (c’est-à-dire les générations futures), je répartirais les terres de tous les villages que les musulmans pourraient conquérir (entre les combattants), comme le Prophète (ﷺ) a réparti les terres de Khaybar
Hadith 4237 — Sahih al Bukhari 64:275
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ سَمِعْتُ الزُّهْرِيَّ، وَسَأَلَهُ، إِسْمَاعِيلُ بْنُ أُمَيَّةَ قَالَ أَخْبَرَنِي عَنْبَسَةُ بْنُ سَعِيدٍ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهُ، قَالَ لَهُ بَعْضُ بَنِي سَعِيدِ بْنِ الْعَاصِ لاَ تُعْطِهِ. فَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ هَذَا قَاتِلُ ابْنِ قَوْقَلٍ. فَقَالَ وَاعَجَبَاهْ لِوَبْرٍ تَدَلَّى مِنْ قَدُومِ الضَّأْنِ.
Rapporté par 'Anbasa bin Sa`id : Abu Huraira est venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a demandé une part du butin de Khaybar. À ce moment-là, un des fils de Sa`id bin Al-`As a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne lui donne rien. » Abu Huraira a alors dit au Prophète (ﷺ) : « C’est lui qui a tué Ibn Qauqal. » Le fils de Sa`id a répondu : « Comme c’est étrange ! Un cobaye venu de Qadum Ad-Dan… »
Hadith 4238 — Sahih al Bukhari 64:276
وَيُذْكَرُ عَنِ الزُّبَيْدِيِّ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَنْبَسَةُ بْنُ سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ، يُخْبِرُ سَعِيدَ بْنَ الْعَاصِي قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَبَانَ عَلَى سَرِيَّةٍ مِنَ الْمَدِينَةِ قِبَلَ نَجْدٍ، قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ فَقَدِمَ أَبَانُ وَأَصْحَابُهُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِخَيْبَرَ، بَعْدَ مَا افْتَتَحَهَا، وَإِنَّ حُزْمَ خَيْلِهِمْ لَلِيفٌ، قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، لاَ تَقْسِمْ لَهُمْ. قَالَ أَبَانُ وَأَنْتَ بِهَذَا يَا وَبْرُ تَحَدَّرَ مِنْ رَأْسِ ضَأْنٍ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَا أَبَانُ اجْلِسْ " فَلَمْ يَقْسِمْ لَهُمْ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé Aban de Médine vers Najd comme chef d’une expédition. Aban et ses compagnons sont venus voir le Prophète (ﷺ) à Khaybar après que le Prophète (ﷺ) l’avait conquise, et les rênes de leurs chevaux étaient faites de fibres de palmier. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne leur donne pas de part du butin. » Sur ce, Aban m’a répondu : « Étonnant ! Tu proposes ça alors que tu es ce que tu es, ô cobaye descendu du sommet d’Ad-Dal (un lotus) ! » Le Prophète a alors dit : « Ô Aban, assieds-toi ! » et il ne leur a rien donné du butin