حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ صَفْوَانَ بْنَ سُلَيْمٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَأَلَهُ رَجُلٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَسْتَأْذِنُ عَلَى أُمِّي فَقَالَ " نَعَمْ " . قَالَ الرَّجُلُ إِنِّي مَعَهَا فِي الْبَيْتِ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اسْتَأْذِنْ عَلَيْهَا " . فَقَالَ الرَّجُلُ إِنِّي خَادِمُهَا . فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اسْتَأْذِنْ عَلَيْهَا أَتُحِبُّ أَنْ تَرَاهَا عُرْيَانَةً " . قَالَ لاَ . قَالَ " فَاسْتَأْذِنْ عَلَيْهَا " .
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'un homme a demandé à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Dois-je avoir l'autorisation de ma mère pour entrer chez elle»? - «oui, lui répondit-il». «Mais je vis avec elle dans une même maison», reprit l'homme. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) insista: «Demande-lui son autorisation», et l'homme répéta: «Je suis son serviteur»; l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) riposta: «Demande-lui son autorisation; veux-tu la voir toute nue»? «Non», répondit l'homme; et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de reprendre: «Ainsi donc, demande-lui son autorisation»
Abdallah Ibn Abi Bakr a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si quelqu'un éternue et loue Allah», on répond: «Que Allah te fasse miséricorde», reprenant cela pour trois fois; mais à la quatrième, à lui dire: «Tu es enrhumé»! Et Abdallah Ibn Abi Bakr souligne: «Je ne sais s'il avait dit après la troisième ou la quatrième fois»
Nafe' a rapporté que si Abdallah Ibn Omar éternuait et qu'on lui disait: «Que Allah te fasse miséricorde», il répondait: «Que Allah nous fasse à tous miséricorde, et qu'Il Y nous pardonne». Chapitre III Au sujet des figurines et des statues
Rafe' Ibn Ishac l'affranchi de Al-Chifà a raconté: «Nous avons rendu visite, Abdallah Ibn Abi Talha et moi à Abou Sa'id Al-Khoudri, lors de sa maladie, Abou Sa'id nous dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous a appris que les anges n'entrent pas dans une maison où se trouvent des figurines ou des statues». Le rapporteur se doutait du cas (à savoir figu -rines ou statues)
Oubaidallah Ibn Abdallah Ibn Outba Ibn Mass'oud a rapporté qu'en rendant visite à Abou Talha Al-Ansari, lors de sa maladie, il y trouva chez lui Sahl Ibn Hounaif. Abou Talha demandant à un homme de tirer au-dessous de lui une tapisserie, Sahl Ibn Hounaif lui dit: «Pourquoi l'enlèves-tu»? Il lui répondit: «Parce qu'elle porte des dessins; or l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'a interdit, comme tu le sais». Sahl répliqua:«Mais l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a-t-il pas précisé: «Sauf si c'est un dessin sur un vêtement»? Abou Talha, alors, dit: «Certes oui! mais ainsi j'en serai plus apaisé
Hadith 1770 — Muwatta Malik 54:8
Sahih
وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهَا اشْتَرَتْ نُمْرُقَةً فِيهَا تَصَاوِيرُ فَلَمَّا رَآهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَامَ عَلَى الْبَابِ فَلَمْ يَدْخُلْ فَعَرَفَتْ فِي وَجْهِهِ الْكَرَاهِيَةَ وَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَتُوبُ إِلَى اللَّهِ وَإِلَى رَسُولِهِ فَمَاذَا أَذْنَبْتُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فَمَا بَالُ هَذِهِ النُّمْرُقَةِ " . قَالَتِ اشْتَرَيْتُهَا لَكَ تَقْعُدُ عَلَيْهَا وَتَوَسَّدُهَا . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ أَصْحَابَ هَذِهِ الصُّوَرِ يُعَذَّبُونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ يُقَالُ لَهُمْ أَحْيُوا مَا خَلَقْتُمْ " . ثُمَّ قَالَ " إِنَّ الْبَيْتَ الَّذِي فِيهِ الصُّوَرُ لاَ تَدْخُلُهُ الْمَلاَئِكَةُ " .
Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté, qu'elle s'est achetée un coussin, renfermant des figures. Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit le coussin, il se mit à la porte, et n'entra pas. Aicha continua et dit: «J'ai senti qu'il était mécontent», et je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah, je reviens à Allah, et à Son Envoyé; quelle erreur, ai-je commise»? L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Pourquoi ce coussin»? Elle dit: «Je te l'ai acheté pour que tu t'assois dessus et que tu t'y accoudes». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Ceux qui font ces figures, seront, au jour de la résurrection, châtiés et on leur dira: «faites revivre ce que vous avez créé»; puis il ajouta: «La maison où se trouvent les figures, les anges ne l'y pénètrent pas». Chapitre IV Au sujet de la consommation du "dab"(1) (1) Une sorte de lézard
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) alla en compagnie de Abdallah Ibn Abbas et Khaled Ibn al Walid, chez Maymouna Bint Al-Hareth, il y trouva des dabs avec leurs œufs. Il lui demanda: «Qui vous les a apportés»? Elle lui répondit: «C'est ma sœur Houzaila Bint Al-Hareth qui me les a offerts». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Abdallah Ibn Al-Abbas et Khaled Ibn Al-Walid: «Mangez», et eux de lui répondre: «Et toi. Envoyé d'Allah n'en manges-tu pas»? Il leur répondit: «Non, car les anges d'Allah Y viennent souvent vers moi». Alors Maymouna lui demanda: «Bois-tu du lait de chez nous, Ô Envoyé d'Allah»? «Oui», répondit-il. Il but puis il lui demanda: «Qui vous l'a apporté»? Elle répondit: «C'est ma sœur Houzaila qui m'en a donné». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Te rappelles-tu de l'esclave dont tu m'as parlé de son affranchissement; donne-la à ta sœur, entretenant par là, tes liens de proches avec elle; cela sera mieux pour toi»
Hadith 1772 — Muwatta Malik 54:10
Sahih
وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ بْنِ سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، عَنْ خَالِدِ بْنِ الْوَلِيدِ بْنِ الْمُغِيرَةِ، أَنَّهُ دَخَلَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْتَ مَيْمُونَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأُتِيَ بِضَبٍّ مَحْنُوذٍ فَأَهْوَى إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِيَدِهِ . فَقَالَ بَعْضُ النِّسْوَةِ اللاَّتِي فِي بَيْتِ مَيْمُونَةَ أَخْبِرُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِمَا يُرِيدُ أَنْ يَأْكُلَ مِنْهُ . فَقِيلَ هُوَ ضَبٌّ يَا رَسُولَ اللَّهِ . فَرَفَعَ يَدَهُ فَقُلْتُ أَحَرَامٌ هُوَ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَقَالَ " لاَ وَلَكِنَّهُ لَمْ يَكُنْ بِأَرْضِ قَوْمِي فَأَجِدُنِي أَعَافُهُ " . قَالَ خَالِدٌ فَاجْتَرَرْتُهُ فَأَكَلْتُهُ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَنْظُرُ .
Khaled Ibn Al-Walid, Ibn Al-Moughira a rapporté qu'il est entré avec l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dans la maison de Maymouna, le femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) où l'on apporta un dab fard. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) le touchant de sa main; les femmes qui se trouvaient chez Maymouna s'écrièrent «dites à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ce qu'il va en manger». On lui dit: «c'est un dab, Ô Envoyé d'Allah». Alors il écarta sa main, je lui demandai: «Est-il interdit, Ô Envoyé d'Allah»? «Non, dit-il, mais cet animal ne vivant pas dans la terre de mon peuple, je sens le dégoût de le manger». Khaled ajouta: «Alors je le tirai; le mangeai, et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me regardait manger»