Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a entendu les voix de deux personnes qui se disputaient à la porte ; leurs voix étaient fortes. L’un demandait une réduction et voulait que l’autre fasse preuve de clémence envers lui, mais l’autre disait : « Par Allah, je ne le ferai pas. » Le Messager d’Allah ﷺ est alors venu vers eux et a dit : « Où est celui qui jure par Allah qu’il ne fera pas le bien ? » Il a répondu : « Messager d’Allah, c’est moi. » Le Prophète ﷺ a dit : « Qu’il fasse ce qu’il veut. »
Hadith 3984 — Sahih Muslim 22:23
حَدَّثَنَا حَرْمَلَةُ بْنُ يَحْيَى، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، أَخْبَرَهُ عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ تَقَاضَى ابْنَ أَبِي حَدْرَدٍ دَيْنًا كَانَ لَهُ عَلَيْهِ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَسْجِدِ فَارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا حَتَّى سَمِعَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ فِي بَيْتِهِ فَخَرَجَ إِلَيْهِمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى كَشَفَ سِجْفَ حُجْرَتِهِ وَنَادَى كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ فَقَالَ " يَا كَعْبُ " . فَقَالَ لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ . فَأَشَارَ إِلَيْهِ بِيَدِهِ أَنْ ضَعِ الشَّطْرَ مِنْ دَيْنِكَ . قَالَ كَعْبٌ قَدْ فَعَلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ . قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قُمْ فَاقْضِهِ " .
Rapporté par Abdullah b. Ka'ab b. Malik, d’après son père : Il a insisté dans la mosquée auprès d’Ibn Abu Hadrad pour qu’il rembourse la dette qu’il lui devait, du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Lors de cette altercation, leurs voix sont devenues fortes, jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ les entende alors qu’il était dans sa maison. Le Messager d’Allah ﷺ est alors sorti vers eux, a soulevé le rideau de son appartement et a appelé Ka'b b. Malik en disant : « Ô Ka'b. » Il a répondu : « Me voici, Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ a fait un geste de la main pour lui indiquer de réduire de moitié la dette. Ka'b a dit : « Messager d’Allah, j’accepte. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit (à Ibn Abu Hadrad) : « Lève-toi et paie-lui le reste. »
Rapporté par un autre transmetteur : Ce hadith est rapporté par une autre chaîne avec une légère variation au début, mais le reste du récit est identique
Rapporté par Ka'b b. Malik : Il a réclamé le paiement de la dette qu’Ibn Abu Hadrad lui devait. Ce hadith est rapporté par une autre chaîne de transmetteurs avec ces mots : « Il devait recevoir un prêt d’Abdullah b. Hadrad al-Aslami. Il l’a rencontré et a insisté pour qu’il paie. Il y a eu une altercation entre eux, leurs voix sont devenues fortes. Le Messager d’Allah ﷺ est alors passé près d’eux et a dit : “Ô Ka'b”, et a fait un geste de la main pour indiquer la moitié. Ka'b a donc reçu la moitié de ce qu’il lui devait et a remis l’autre moitié. »
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui retrouve son bien intact chez une personne (qui l’a acheté mais qui est ensuite devenue insolvable), le vendeur a plus de droit de le récupérer que quiconque. »
Rapporté par Yahya b. Sa'id : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs (avec une légère variation dans les mots : « Chaque fois qu’un homme devient pauvre. »)
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit au sujet d’une personne devenue insolvable et dont l’objet acheté est retrouvé intact chez elle : « Cela appartient à celui qui l’a vendu. »
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand un homme devient insolvable et que le vendeur retrouve sa marchandise intacte chez lui, il a plus de droit de la récupérer que quiconque. »
Rapporté par Qatada : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs (mais avec ce changement de mots : « Il a plus de droit de la récupérer que tout autre créancier. »)