Rapporté par Sahl b. Sa'd : Un homme de la descendance de Marwan fut nommé gouverneur de Médine. Il fit venir Sahl b. Sa'd et lui ordonna d’insulter 'Ali. Sahl refusa. Le gouverneur lui dit : « Si tu refuses, dis au moins : Qu’Allah maudisse Abu Turab. » Sahl répondit : « Il n’y avait pas de nom qu’'Ali aimait plus qu’Abu Turab, car c’est le Prophète lui-même qui le lui avait donné, et il était heureux quand on l’appelait ainsi. » Le gouverneur demanda : « Raconte-nous comment il a reçu ce surnom. » Sahl expliqua : « Le Messager d’Allah ﷺ vint à la maison de Fatima et ne trouva pas 'Ali. Il demanda : “Où est le fils de ton oncle ?” Elle répondit : “Il y a eu quelque chose entre nous qui l’a contrarié, il est parti et ne s’est pas reposé ici.” Le Prophète ﷺ demanda à quelqu’un d’aller le chercher. On revint et dit : “Ô Messager d’Allah, il dort à la mosquée.” Le Prophète ﷺ alla le voir, le trouva couché, son manteau glissé de son dos, qui était couvert de poussière. Le Messager d’Allah ﷺ commença à essuyer la poussière de son dos en disant : “Lève-toi, toi qui es couvert de poussière (Abu Turab), lève-toi, toi qui es couvert de poussière.” »
Hadith 6230 — Sahih Muslim 44:60
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ بْنِ قَعْنَبٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَامِرِ بْنِ رَبِيعَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ أَرِقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ذَاتَ لَيْلَةٍ فَقَالَ لَيْتَ رَجُلاً صَالِحًا مِنْ أَصْحَابِي يَحْرُسُنِي اللَّيْلَةَ . قَالَتْ وَسَمِعْنَا صَوْتَ السِّلاَحِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ هَذَا " . قَالَ سَعْدُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ يَا رَسُولَ اللَّهِ جِئْتُ أَحْرُسُكَ . قَالَتْ عَائِشَةُ فَنَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى سَمِعْتُ غَطِيطَهُ .
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ s’allongea une nuit et dit : « S’il y avait quelqu’un de pieux parmi mes compagnons pour veiller sur moi cette nuit ! » Elle dit : « Nous avons entendu le bruit d’armes, alors le Messager d’Allah ﷺ demanda : “Qui est là ?” » Sa'd b. Abi Waqqas répondit : « Ô Messager d’Allah, je suis venu pour veiller sur toi. » Aïsha dit : « Le Messager d’Allah ﷺ dormit alors profondément, au point que j’entendis le bruit de son souffle. »
Hadith 6231 — Sahih Muslim 44:61
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، ح وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رُمْحٍ، أَخْبَرَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَامِرِ بْنِ رَبِيعَةَ، أَنَّ عَائِشَةَ، قَالَتْ سَهِرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَقْدَمَهُ الْمَدِينَةَ لَيْلَةً فَقَالَ " لَيْتَ رَجُلاً صَالِحًا مِنْ أَصْحَابِي يَحْرُسُنِي اللَّيْلَةَ " . قَالَتْ فَبَيْنَا نَحْنُ كَذَلِكَ سَمِعْنَا خَشْخَشَةَ سِلاَحٍ فَقَالَ " مَنْ هَذَا " . قَالَ سَعْدُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا جَاءَ بِكَ " . قَالَ وَقَعَ فِي نَفْسِي خَوْفٌ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجِئْتُ أَحْرُسُهُ . فَدَعَا لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ نَامَ . وَفِي رِوَايَةِ ابْنِ رُمْحٍ فَقُلْنَا مَنْ هَذَا
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ s’allongea une nuit à son arrivée à Médine et dit : « S’il y avait quelqu’un de pieux parmi mes compagnons pour veiller sur moi cette nuit ! » Elle raconta : « Nous étions dans cet état quand nous avons entendu le bruit d’armes. Le Prophète ﷺ demanda : “Qui est là ?” Il répondit : “C’est Sa'd b. Abi Waqqas.” Le Messager d’Allah ﷺ lui demanda : “Qu’est-ce qui t’amène ?” Il répondit : “J’ai eu peur qu’il arrive quelque chose au Messager d’Allah ﷺ, alors je suis venu pour veiller sur toi.” Le Messager d’Allah ﷺ invoqua la bénédiction sur lui, puis il dormit. » Ce hadith a aussi été transmis par Ibn Rumh avec une légère variation dans les mots
Hadith 6232 — Sahih Muslim 44:62
حَدَّثَنَاهُ مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، سَمِعْتُ يَحْيَى بْنَ سَعِيدٍ، يَقُولُ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَامِرِ بْنِ رَبِيعَةَ، يَقُولُ قَالَتْ عَائِشَةُ أَرِقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ذَاتَ لَيْلَةٍ . بِمِثْلِ حَدِيثِ سُلَيْمَانَ بْنِ بِلاَلٍ .
Rapporté par 'Abdullah b. 'Amir b. Rabi, d’après Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ s’allongea une nuit ; le reste du hadith est le même
Rapporté par 'Abdullah b. Shaddad : J’ai entendu 'Ali dire : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a jamais réuni ses parents pour quelqu’un d’autre que Sa'd b. Malik, à qui il a dit, le jour de Uhud : “Tire, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi.” »
Rapporté par Yabyl b. Sa'id : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs
Hadith 6237 — Sahih Muslim 44:67
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبَّادٍ، حَدَّثَنَا حَاتِمٌ، - يَعْنِي ابْنَ إِسْمَاعِيلَ - عَنْ بُكَيْرِ بْنِ مِسْمَارٍ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم جَمَعَ لَهُ أَبَوَيْهِ يَوْمَ أُحُدٍ . قَالَ كَانَ رَجُلٌ مِنَ الْمُشْرِكِينَ قَدْ أَحْرَقَ الْمُسْلِمِينَ فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " ارْمِ فِدَاكَ أَبِي وَأُمِّي " . قَالَ فَنَزَعْتُ لَهُ بِسَهْمٍ لَيْسَ فِيهِ نَصْلٌ فَأَصَبْتُ جَنْبَهُ فَسَقَطَ فَانْكَشَفَتْ عَوْرَتُهُ فَضَحِكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى نَظَرْتُ إِلَى نَوَاجِذِهِ .
Rapporté par 'Amir b. Sa'd, d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a réuni pour lui, le jour de Uhud, ses parents, lorsqu’un polythéiste attaqua violemment les musulmans. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit alors : « (Sa'd), tire une flèche, (Sa'd), que ma mère et mon père soient sacrifiés pour toi. » J’ai décoché une flèche sans plume, visant son flanc, et il tomba, découvrant ses parties intimes. Le Messager d’Allah ﷺ rit au point que j’ai vu ses dents de devant
Rapporté par Mus'ab b. Sa'd, d’après son père : Plusieurs versets du Coran ont été révélés à son sujet. Sa mère, Umm Sa'd, avait juré de ne plus lui parler tant qu’il ne renierait pas sa foi, et elle ne mangea ni ne but, disant : « Allah t’a ordonné de bien traiter tes parents, et je suis ta mère, alors je t’ordonne cela. » Elle resta ainsi trois jours, jusqu’à s’évanouir de faim, et son autre fils, Umara, lui donna à boire. Elle se mit à maudire Sa'd, alors Allah, le Très-Haut, fit descendre ces versets : « Nous avons enjoint à l’homme la bonté envers ses parents, mais s’ils te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, ne leur obéis pas » (29:8) ; « Comporte-toi avec eux convenablement en ce monde » (31:15). Il rapporta aussi que de grands butins étaient tombés entre les mains du Messager d’Allah ﷺ, et il y avait une épée parmi eux. Je la pris et dis au Messager d’Allah ﷺ : « Donne-moi cette épée (comme part du butin), tu connais ma situation. » Il répondit : « Remets-la à sa place. » Je partis, voulant la déposer, mais mon âme s’y refusa, alors je revins et lui demandai encore. Il me répondit à voix haute de la remettre à sa place. C’est à ce moment que ce verset fut révélé : « Ils t’interrogent au sujet du butin » (8:1). Il dit encore : Je suis tombé malade et j’ai envoyé chercher le Messager d’Allah ﷺ. Il est venu, et je lui ai demandé la permission de donner en aumône tout ce que je voulais de mes biens. Il n’a pas accepté. J’ai proposé la moitié, il n’a pas accepté. J’ai proposé le tiers, il s’est tu, et c’est ainsi que la charité jusqu’au tiers fut autorisée. Il raconta aussi : Je suis allé voir un groupe d’Ansar et de Muhajirun qui m’ont invité à boire du vin, avant son interdiction. Nous étions dans un jardin, il y avait une tête de chameau rôtie et une petite outre de vin. J’ai mangé et bu avec eux, puis la discussion a porté sur les Ansar et les Muhajirun. J’ai dit : « Les Muhajirun sont meilleurs que les Ansar. » Quelqu’un a alors pris un morceau de la tête du chameau et m’a frappé, blessant mon nez. Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ et lui ai raconté, alors Allah, le Très-Haut, a révélé les versets sur le vin : « Le vin, les jeux de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires ne sont qu’une souillure, œuvre du diable » (5:)