Rapporté par Sahl b. Sa’d al-Sa’idi : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ est venu vers nous pendant que nous récitons le Coran. Il a dit : « Louange à Allah. Le Livre d’Allah est unique, et parmi vous il y a des gens à la peau rouge, d’autres à la peau blanche et d’autres à la peau noire. Récitez-le avant que n’apparaissent des gens qui le réciteront et le corrigeront comme on redresse une flèche. Ils recevront leur récompense pour cela dans ce monde, mais n’en recevront pas dans l’au-delà. »
Rapporté par Abdullah ibn Abu Awfa : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Je n’arrive à rien retenir du Coran, alors enseigne-moi quelque chose qui me suffise. » Il a répondu : « Dis : “Gloire à Allah, louange à Allah, il n’y a de dieu qu’Allah, et Allah est le plus grand, et il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah.” » L’homme a dit : « Ô Messager d’Allah, ceci est pour Allah, mais qu’en est-il pour moi ? » Il a répondu : « Dis : “Ô Allah, fais-moi miséricorde, accorde-moi ma subsistance, garde-moi en bonne santé et guide-moi.” » Quand il s’est levé, il a fait un geste de la main (pour montrer qu’il avait beaucoup gagné). Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il a rempli sa main de bonnes actions. »
Rapporté par Jabir b. ‘Abd Allah : Nous faisions des prières surérogatoires et nous récitions des invocations debout, et nous glorifiions Allah en nous inclinant et en nous prosternant
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par une autre chaîne de narrateurs par Humaid, mais il n’a pas mentionné le mot « prière surérogatoire ». Cette version précise : Al-Hasan (al-Basri) récitait la Fatiha dans les prières du midi et de l’après-midi, qu’il dirigeât la prière ou qu’il soit derrière l’imam, et il glorifiait Allah, répétant souvent : « Allah est le plus grand » et « Il n’y a de dieu qu’Allah » (c’est-à-dire le takbir et le tahlil), autant de fois que l’on récite les sourates Qaf (sourate 50) et Adh-Dhariyat
Rapporté par Mutarrif : Moi et ‘Imran b. Husain avons prié derrière ‘Ali b. Abi Talib رضي الله عنه. Lorsqu’il se prosternait, il disait le takbir (« Allah est le plus grand »), et lorsqu’il s’inclinait, il disait aussi le takbir, et lorsqu’il se relevait à la fin de deux unités de prière, il disait le takbir. Quand nous avons terminé la prière, ‘Imran m’a pris la main et a dit : « Il vient de nous diriger la prière exactement comme le faisait Muhammad ﷺ. »
Abu Bakr b. ‘Abd al-Rahman et Abu Salamah ont dit : Abu Huraira رضي الله عنه disait le takbir à chaque prière, qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire. Il disait le takbir en se levant, puis en s’inclinant, puis il disait : « Allah entend celui qui Le loue » ; ensuite, avant de se prosterner, il disait : « Notre Seigneur, à Toi la louange » ; puis, en se prosternant, il disait : « Allah est le plus grand » ; il disait aussi le takbir en relevant la tête après la prosternation, puis encore le takbir en se prosternant à nouveau, et enfin le takbir en se relevant à la fin de deux unités de prière après s’être assis. Il faisait cela à chaque unité de prière jusqu’à la fin. Ensuite, il disait à la fin de la prière : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, je suis le plus proche du Messager d’Allah ﷺ dans la façon de prier. C’est ainsi qu’il priait jusqu’à sa mort. » Abu Dawud a dit : Malik, al-Zubaidi et d’autres ont rapporté ces paroles comme étant les dernières d’al-Zuhri, selon ‘Ali b. Husain. Et cela est confirmé par la version rapportée par ‘Abd al-A’la d’après Ma’mar et Shu’aib b. Abi Hamzah, selon al-Zuhri
Rapporté par ‘Abd al Rahman b. Abza : Il a prié avec le Messager d’Allah ﷺ mais il n’a pas complété le takbir. Abu Dawud a expliqué : Cela signifie que lorsqu’il relevait la tête après l’inclinaison et quand il allait se prosterner, il ne disait pas le takbir, et quand il se relevait après la prosternation, il ne disait pas le takbir
Rapporté par Wa’il ibn Hujr : J’ai vu que le Prophète ﷺ posait d’abord ses genoux au sol avant de poser ses mains lorsqu’il se prosternait. Et quand il se relevait, il levait ses mains avant ses genoux
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Wa’il b. Hujr par une autre chaîne de narrateurs. Cette version précise : Quand il se prosternait, ses genoux touchaient le sol avant ses mains. Hammam a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par ‘Asim b. Kulaib par une autre chaîne de narrateurs avec le même sens. Et dans l’une de ces deux versions, probablement celle rapportée par Muhammad b. Juhadah, il est dit : Quand il se relevait (après la prosternation), il se levait sur ses genoux en s’aidant de ses cuisses
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه du Messager d’Allah ﷺ : « Lorsque l’un d’entre vous se prosterne, il ne doit pas s’agenouiller comme le fait un chameau, mais il doit poser ses mains avant ses genoux. »