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Les apostats

22 hadiths · #6918–6939

Hadith 6918 — Sahih al Bukhari 88:1
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا نَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ ‏{‏الَّذِينَ آمَنُوا وَلَمْ يَلْبِسُوا إِيمَانَهُمْ بِظُلْمٍ‏}‏ شَقَّ ذَلِكَ عَلَى أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَقَالُوا أَيُّنَا لَمْ يَلْبِسْ إِيمَانَهُ بِظُلْمٍ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّهُ لَيْسَ بِذَاكَ، أَلاَ تَسْمَعُونَ إِلَى قَوْلِ لُقْمَانَ ‏{‏إِنَّ الشِّرْكَ لَظُلْمٌ عَظِيمٌ‏}‏‏"‏‏.‏
Rapporté par `Abdullah : Lorsque le verset : « Ceux qui ont cru et n’ont pas mêlé à leur foi d’injustice (c’est-à-dire adorer d’autres qu’Allah) » (6.82) a été révélé, cela a été très difficile pour les compagnons du Prophète (ﷺ) et ils ont dit : « Lequel d’entre nous n’a pas mêlé sa foi à de l’injustice (oppression) ? » Là-dessus, le Messager d’Allah dit : « Ce n’est pas ce que veut dire ce verset. N’avez-vous pas entendu la parole de Luqman : “Associer d’autres à Allah est vraiment une grande injustice” ? »
Hadith 6919 — Sahih al Bukhari 88:2
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ الْمُفَضَّلِ، حَدَّثَنَا الْجُرَيْرِيُّ، وَحَدَّثَنِي قَيْسُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا سَعِيدٌ الْجُرَيْرِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي بَكْرَةَ، عَنْ أَبِيهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ أَكْبَرُ الْكَبَائِرِ الإِشْرَاكُ بِاللَّهِ، وَعُقُوقُ الْوَالِدَيْنِ، وَشَهَادَةُ الزُّورِ، وَشَهَادَةُ الزُّورِ ـ ثَلاَثًا ـ أَوْ قَوْلُ الزُّورِ ‏"‏‏.‏ فَمَا زَالَ يُكَرِّرُهَا حَتَّى قُلْنَا لَيْتَهُ سَكَتَ‏.‏
Rapporté par Abu Bakra : Le Prophète a dit : « Les plus grands des grands péchés sont : associer d’autres à Allah dans l’adoration, manquer de respect à ses parents, et porter un faux témoignage. » Il a répété cela trois fois, ou il a dit : « ...une fausse déclaration », et il n’a cessé de répéter cet avertissement jusqu’à ce que nous souhaitions qu’il arrête de le dire. (Voir Hadith n°7, vol)
Hadith 6920 — Sahih al Bukhari 88:3
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْحُسَيْنِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا شَيْبَانُ، عَنْ فِرَاسٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ جَاءَ أَعْرَابِيٌّ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الْكَبَائِرُ قَالَ ‏"‏ الإِشْرَاكُ بِاللَّهِ ‏"‏‏.‏ قَالَ ثُمَّ مَاذَا قَالَ ‏"‏ ثُمَّ عُقُوقُ الْوَالِدَيْنِ ‏"‏‏.‏ قَالَ ثُمَّ مَاذَا قَالَ ‏"‏ الْيَمِينُ الْغَمُوسُ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ وَمَا الْيَمِينُ الْغَمُوسُ قَالَ ‏"‏ الَّذِي يَقْتَطِعُ مَالَ امْرِئٍ مُسْلِمٍ هُوَ فِيهَا كَاذِبٌ ‏"‏‏.‏
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : Un bédouin est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Quels sont les plus grands péchés ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Associer d’autres à Allah dans l’adoration. » Le bédouin demanda : « Et ensuite ? » Le Prophète (ﷺ) dit : « Manquer de respect à ses parents. » Le bédouin demanda : « Et ensuite ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Prêter un faux serment “Al-Ghamus”. » Le bédouin demanda : « Qu’est-ce qu’un serment “Al-Ghamus” ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « C’est un faux serment par lequel quelqu’un prive injustement un musulman de ses biens. »
Hadith 6921 — Sahih al Bukhari 88:4
حَدَّثَنَا خَلاَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، وَالأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنُؤَاخَذُ بِمَا عَمِلْنَا فِي الْجَاهِلِيَّةِ قَالَ ‏ "‏ مَنْ أَحْسَنَ فِي الإِسْلاَمِ لَمْ يُؤَاخَذْ بِمَا عَمِلَ فِي الْجَاهِلِيَّةِ، وَمَنْ أَسَاءَ فِي الإِسْلاَمِ أُخِذَ بِالأَوَّلِ وَالآخِرِ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Ibn Mas`ud : Un homme a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Serons-nous punis pour ce que nous avons fait pendant la période d’ignorance avant l’islam ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Celui qui fait le bien en islam ne sera pas puni pour ce qu’il a fait avant l’islam, mais celui qui fait le mal en islam sera puni pour ses mauvaises actions passées et présentes. »
Hadith 6922 — Sahih al Bukhari 88:5
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، مُحَمَّدُ بْنُ الْفَضْلِ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، قَالَ أُتِيَ عَلِيٌّ ـ رضى الله عنه ـ بِزَنَادِقَةٍ فَأَحْرَقَهُمْ فَبَلَغَ ذَلِكَ ابْنَ عَبَّاسٍ فَقَالَ لَوْ كُنْتُ أَنَا لَمْ أُحْرِقْهُمْ لِنَهْىِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلَقَتَلْتُهُمْ لِقَوْلِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ مَنْ بَدَّلَ دِينَهُ فَاقْتُلُوهُ ‏"‏‏.‏
Rapporté par `Ikrima : Des Zanadiqa (athées) ont été amenés à `Ali et il les a brûlés. Cette nouvelle est parvenue à Ibn `Abbas qui a dit : « Si j’avais été à sa place, je ne les aurais pas brûlés, car le Messager d’Allah (ﷺ) l’a interdit en disant : ‘Ne punissez personne avec le châtiment d’Allah (le feu).’ Je les aurais tués selon la parole du Messager d’Allah (ﷺ) : ‘Celui qui change de religion islamique, tuez-le.’ »
Hadith 6923 — Sahih al Bukhari 88:6
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ قُرَّةَ بْنِ خَالِدٍ، حَدَّثَنِي حُمَيْدُ بْنُ هِلاَلٍ، حَدَّثَنَا أَبُو بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ أَقْبَلْتُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَمَعِي رَجُلاَنِ مِنَ الأَشْعَرِيِّينَ، أَحَدُهُمَا عَنْ يَمِينِي، وَالآخَرُ عَنْ يَسَارِي وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَسْتَاكُ فَكِلاَهُمَا سَأَلَ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ يَا أَبَا مُوسَى ‏"‏‏.‏ أَوْ ‏"‏ يَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ قَيْسٍ ‏"‏‏.‏ قَالَ قُلْتُ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا أَطْلَعَانِي عَلَى مَا فِي أَنْفُسِهِمَا، وَمَا شَعَرْتُ أَنَّهُمَا يَطْلُبَانِ الْعَمَلَ‏.‏ فَكَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَى سِوَاكِهِ تَحْتِ شَفَتِهِ قَلَصَتْ فَقَالَ ‏"‏ لَنْ ـ أَوْ ـ لاَ نَسْتَعْمِلُ عَلَى عَمَلِنَا مَنْ أَرَادَهُ، وَلَكِنِ اذْهَبْ أَنْتَ يَا أَبَا مُوسَى ـ أَوْ يَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ قَيْسٍ ـ إِلَى الْيَمَنِ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ أَتْبَعَهُ مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ، فَلَمَّا قَدِمَ عَلَيْهِ أَلْقَى لَهُ وِسَادَةً قَالَ انْزِلْ، وَإِذَا رَجُلٌ عِنْدَهُ مُوثَقٌ‏.‏ قَالَ مَا هَذَا قَالَ كَانَ يَهُودِيًّا فَأَسْلَمَ ثُمَّ تَهَوَّدَ‏.‏ قَالَ اجْلِسْ‏.‏ قَالَ لاَ أَجْلِسُ حَتَّى يُقْتَلَ‏.‏ قَضَاءُ اللَّهِ وَرَسُولِهِ‏.‏ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، فَأَمَرَ بِهِ فَقُتِلَ، ثُمَّ تَذَاكَرْنَا قِيَامَ اللَّيْلِ، فَقَالَ أَحَدُهُمَا أَمَّا أَنَا فَأَقُومُ وَأَنَامُ، وَأَرْجُو فِي نَوْمَتِي مَا أَرْجُو فِي قَوْمَتِي‏.‏
Rapporté par Abu Burda : Abu Musa a dit : « Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) avec deux hommes de la tribu des Ash`ariyin, l’un à ma droite et l’autre à ma gauche, pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) se brossait les dents avec un siwak. Les deux hommes lui ont demandé un poste. Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Ô Abu Musa (Ô `Abdullah bin Qais !).’ J’ai répondu : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, ces deux hommes ne m’ont rien dit de ce qu’ils avaient dans le cœur et je n’ai pas senti qu’ils cherchaient un poste.’ Je me souviens encore de son siwak tiré vers un coin sous ses lèvres, et il a dit : ‘Nous ne confions jamais nos affaires à quelqu’un qui cherche à être nommé. Mais ô Abu Musa ! (ou `Abdullah bin Qais !) Va au Yémen.’ » Le Prophète a ensuite envoyé Mu`adh bin Jabal après lui et, quand Mu`adh l’a rejoint, il a étendu un coussin pour lui et lui a demandé de s’asseoir. Il y avait un homme enchaîné à côté d’Abu Musa. Mu`adh a demandé : « Qui est cet homme ? » Abu Musa a répondu : « Il était juif, il est devenu musulman puis il est revenu au judaïsme. » Abu Musa a alors invité Mu`adh à s’asseoir, mais Mu`adh a dit : « Je ne m’assiérai pas tant qu’il ne sera pas tué. C’est le jugement d’Allah et de Son Messager (pour de tels cas) », et il l’a répété trois fois. Abu Musa a alors ordonné que l’homme soit tué, et il a été tué. Abu Musa a ajouté : « Ensuite, nous avons parlé de la prière de nuit et l’un de nous a dit : ‘Je prie et je dors, et j’espère qu’Allah me récompensera pour mon sommeil comme pour mes prières.’ »
Hadith 6924 — Sahih al Bukhari #6924
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ لَمَّا تُوُفِّيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ، وَكَفَرَ مَنْ كَفَرَ مِنَ الْعَرَبِ، قَالَ عُمَرُ يَا أَبَا بَكْرٍ، كَيْفَ تُقَاتِلُ النَّاسَ، وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ‏.‏ فَمَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ‏.‏ عَصَمَ مِنِّي مَالَهُ وَنَفْسَهُ، إِلاَّ بِحَقِّهِ، وَحِسَابُهُ عَلَى اللَّهِ ‏"‏‏.‏ قَالَ أَبُو بَكْرٍ وَاللَّهِ لأُقَاتِلَنَّ مَنْ فَرَّقَ بَيْنَ الصَّلاَةِ وَالزَّكَاةِ، فَإِنَّ الزَّكَاةَ حَقُّ الْمَالِ، وَاللَّهِ لَوْ مَنَعُونِي عَنَاقًا كَانُوا يُؤَدُّونَهَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَقَاتَلْتُهُمْ عَلَى مَنْعِهَا‏.‏ قَالَ عُمَرُ فَوَاللَّهِ مَا هُوَ إِلاَّ أَنْ رَأَيْتُ أَنْ قَدْ شَرَحَ اللَّهُ صَدْرَ أَبِي بَكْرٍ لِلْقِتَالِ فَعَرَفْتُ أَنَّهُ الْحَقُّ‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Prophète (ﷺ) est décédé et qu’Abu Bakr lui a succédé, certains Arabes sont revenus à l’incroyance. `Umar a dit : « Ô Abu Bakr ! Comment peux-tu combattre ces gens alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah”, et celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah”, Allah protégera ses biens et sa vie de ma part, sauf s’il commet un acte qui mérite une punition légale, et son jugement appartient à Allah ?’ » Abu Bakr a répondu : « Par Allah ! Je combattrai quiconque fait une différence entre la prière et la zakat, car la zakat est un droit à prélever sur les biens selon les ordres d’Allah. Par Allah ! S’ils me refusaient même un chevreau qu’ils donnaient au Messager d’Allah (ﷺ), je les combattrai pour cela. » `Umar a dit : « Par Allah : Ce n’était rien d’autre, mais j’ai remarqué qu’Allah a ouvert la poitrine d’Abu Bakr à la décision de combattre, alors j’ai compris que sa décision était juste. »
Hadith 6925 — Sahih al Bukhari 88:7
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ لَمَّا تُوُفِّيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ، وَكَفَرَ مَنْ كَفَرَ مِنَ الْعَرَبِ، قَالَ عُمَرُ يَا أَبَا بَكْرٍ، كَيْفَ تُقَاتِلُ النَّاسَ، وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ‏.‏ فَمَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ‏.‏ عَصَمَ مِنِّي مَالَهُ وَنَفْسَهُ، إِلاَّ بِحَقِّهِ، وَحِسَابُهُ عَلَى اللَّهِ ‏"‏‏.‏ قَالَ أَبُو بَكْرٍ وَاللَّهِ لأُقَاتِلَنَّ مَنْ فَرَّقَ بَيْنَ الصَّلاَةِ وَالزَّكَاةِ، فَإِنَّ الزَّكَاةَ حَقُّ الْمَالِ، وَاللَّهِ لَوْ مَنَعُونِي عَنَاقًا كَانُوا يُؤَدُّونَهَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَقَاتَلْتُهُمْ عَلَى مَنْعِهَا‏.‏ قَالَ عُمَرُ فَوَاللَّهِ مَا هُوَ إِلاَّ أَنْ رَأَيْتُ أَنْ قَدْ شَرَحَ اللَّهُ صَدْرَ أَبِي بَكْرٍ لِلْقِتَالِ فَعَرَفْتُ أَنَّهُ الْحَقُّ‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Prophète (ﷺ) est décédé et qu’Abu Bakr lui a succédé, certains Arabes sont revenus à l’incroyance. `Umar a dit : « Ô Abu Bakr ! Comment peux-tu combattre ces gens alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah”, et celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah”, Allah protégera ses biens et sa vie de ma part, sauf s’il commet un acte qui mérite une punition légale, et son jugement appartient à Allah ?’ » Abu Bakr a répondu : « Par Allah ! Je combattrai quiconque fait une différence entre la prière et la zakat, car la zakat est un droit à prélever sur les biens selon les ordres d’Allah. Par Allah ! S’ils me refusaient même un chevreau qu’ils donnaient au Messager d’Allah (ﷺ), je les combattrai pour cela. » `Umar a dit : « Par Allah : Ce n’était rien d’autre, mais j’ai remarqué qu’Allah a ouvert la poitrine d’Abu Bakr à la décision de combattre, alors j’ai compris que sa décision était juste. »
Hadith 6926 — Sahih al Bukhari 88:8
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ أَبُو الْحَسَنِ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدِ بْنِ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، يَقُولُ مَرَّ يَهُودِيٌّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ السَّامُ عَلَيْكَ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ وَعَلَيْكَ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَتَدْرُونَ مَا يَقُولُ قَالَ السَّامُ عَلَيْكَ ‏"‏‏.‏ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلاَ نَقْتُلُهُ قَالَ ‏"‏ لاَ، إِذَا سَلَّمَ عَلَيْكُمْ أَهْلُ الْكِتَابِ فَقُولُوا وَعَلَيْكُمْ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Anas ibn Mâlik : Un Juif passa devant le Messager d’Allah ﷺ et dit : « As-Sâm `alayka (la mort sur toi). » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Wa `alayka (et sur toi). » Puis le Messager d’Allah ﷺ dit : « Savez-vous ce qu’il a dit ? Il a dit : “As-Sâm `alayka.” » Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, ne devrions-nous pas le tuer ? » Il dit : « Non. Lorsque les gens du Livre vous saluent, dites : “Wa `alaykum (et sur vous).” »
Hadith 6927 — Sahih al Bukhari 88:9
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، عَنِ ابْنِ عُيَيْنَةَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتِ اسْتَأْذَنَ رَهْطٌ مِنَ الْيَهُودِ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا السَّامُ عَلَيْكَ‏.‏ فَقُلْتُ بَلْ عَلَيْكُمُ السَّامُ وَاللَّعْنَةُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ يَا عَائِشَةُ إِنَّ اللَّهَ رَفِيقٌ يُحِبُّ الرِّفْقَ فِي الأَمْرِ كُلِّهِ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ أَوَلَمْ تَسْمَعْ مَا قَالُوا قَالَ ‏"‏ قُلْتُ وَعَلَيْكُمْ ‏"‏‏.‏
Rapporté par `Aisha : Un groupe de Juifs a demandé la permission de rendre visite au Prophète (ﷺ. Quand ils sont entrés, ils ont dit : « As-Samu 'Alaika » (Que la mort soit sur toi). J’ai répondu : « Mais que la mort et la malédiction d’Allah soient sur vous ! » Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ô `Aisha ! Allah est doux et clément, et Il aime que l’on soit doux et clément en toute chose. » J’ai dit : « N’as-tu pas entendu ce qu’ils ont dit ? » Il a répondu : « Je leur ai dit : ‘Wa 'Alaikum’ (et sur vous aussi). »
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