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La Demande de permission

77 hadiths · #6227–6303

Hadith 6277 — Sahih al Bukhari 79:51
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ،‏.‏ وَحَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَوْنٍ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو الْمَلِيحِ، قَالَ دَخَلْتُ مَعَ أَبِيكَ زَيْدٍ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو فَحَدَّثَنَا أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم ذُكِرَ لَهُ صَوْمِي، فَدَخَلَ عَلَىَّ، فَأَلْقَيْتُ لَهُ وِسَادَةً مِنْ أَدَمٍ حَشْوُهَا لِيفٌ، فَجَلَسَ عَلَى الأَرْضِ، وَصَارَتِ الْوِسَادَةُ بَيْنِي وَبَيْنَهُ، فَقَالَ لِي ‏"‏ أَمَا يَكْفِيكَ مِنْ كُلِّ شَهْرٍ ثَلاَثَةُ أَيَّامٍ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ خَمْسًا ‏"‏‏.‏ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ سَبْعًا ‏"‏‏.‏ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ تِسْعًا ‏"‏‏.‏ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ إِحْدَى عَشْرَةَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ لاَ صَوْمَ فَوْقَ صَوْمِ دَاوُدَ، شَطْرَ الدَّهْرِ، صِيَامُ يَوْمٍ، وَإِفْطَارُ يَوْمٍ ‏"‏‏.‏
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : On a parlé au Prophète (ﷺ) de mon jeûne. Il est donc venu me voir et j’ai mis devant lui un coussin en cuir rempli de fibres de palmier. Le Prophète (ﷺ) s’est assis par terre, le coussin entre lui et moi. Il m’a dit : « Est-ce que cela ne te suffit pas de jeûner trois jours par mois ? » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! (Je peux faire plus.) » Il a dit : « (Tu peux jeûner) cinq jours par mois. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! (Je peux faire plus.) » Il a dit : « (Tu peux jeûner) sept jours. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! » Il a dit : « Neuf. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il a dit : « Onze. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il a dit : « Aucun jeûne n’est meilleur que celui du Prophète (ﷺ) David, qui jeûnait la moitié de l’année, c’est-à-dire un jour sur deux. »
Hadith 6278 — Sahih al Bukhari 79:52
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ مُغِيرَةَ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، أَنَّهُ قَدِمَ الشَّأْمَ‏.‏ وَحَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُغِيرَةَ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ ذَهَبَ عَلْقَمَةُ إِلَى الشَّأْمِ، فَأَتَى الْمَسْجِدَ فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ فَقَالَ اللَّهُمَّ ارْزُقْنِي جَلِيسًا‏.‏ فَقَعَدَ إِلَى أَبِي الدَّرْدَاءِ فَقَالَ مِمَّنْ أَنْتَ قَالَ مِنْ أَهْلِ الْكُوفَةِ‏.‏ قَالَ أَلَيْسَ فِيكُمْ صَاحِبُ السِّرِّ الَّذِي كَانَ لاَ يَعْلَمُهُ غَيْرُهُ ـ يَعْنِي حُذَيْفَةَ ـ أَلَيْسَ فِيكُمْ ـ أَوْ كَانَ فِيكُمُ ـ الَّذِي أَجَارَهُ اللَّهُ عَلَى لِسَانِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم مِنَ الشَّيْطَانِ ـ يَعْنِي عَمَّارًا ـ أَوَلَيْسَ فِيكُمْ صَاحِبُ السِّوَاكِ وَالْوِسَادِ ـ يَعْنِي ابْنَ مَسْعُودٍ ـ كَيْفَ كَانَ عَبْدُ اللَّهِ يَقْرَأُ ‏{‏وَاللَّيْلِ إِذَا يَغْشَى‏}‏‏.‏ قَالَ ‏{‏وَالذَّكَرِ وَالأُنْثَى‏}‏‏.‏ فَقَالَ مَا زَالَ هَؤُلاَءِ حَتَّى كَادُوا يُشَكِّكُونِي، وَقَدْ سَمِعْتُهَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏
Rapporté par Ibrahim : ‘Alaqama est allé au Sham, il est entré dans la mosquée et a fait une prière de deux unités, puis il a invoqué Allah : « Ô Allah ! Accorde-moi un bon compagnon pieux. » Il s’est alors assis à côté d’Abu Ad-Darda’ qui lui a demandé : « D’où viens-tu ? » Il a répondu : « Je viens de Kufa. » Abu Darda’ a dit : « N’y avait-il pas parmi vous celui qui gardait les secrets (du Prophète (ﷺ)) que personne ne connaissait sauf lui (c’est-à-dire Hudhaifa (bin Al-Yaman)) ? Et n’y avait-il pas parmi vous celui qu’Allah a protégé du diable grâce à la demande du Messager d’Allah (ﷺ) ? (c’est-à-dire `Ammar). N’y avait-il pas parmi vous celui qui portait le siwak et le coussin (ou les oreillers du Prophète) ? (c’est-à-dire Ibn Mas`ud). Comment Ibn Mas`ud récitait-il : “Par la nuit quand elle couvre (la lumière)” (Sourate 92) ? ‘Alaqama a répondu : “Wadhdhakari Wal Untha” (Et par le mâle et la femelle). » Abu Ad-Darda’ a ajouté : « Ces gens ont tellement discuté avec moi à ce sujet qu’ils ont failli me faire douter, alors que je l’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ). »
Hadith 6279 — Sahih al Bukhari 79:53
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ كُنَّا نَقِيلُ وَنَتَغَدَّى بَعْدَ الْجُمُعَةِ‏.‏
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Nous avions l'habitude de faire une sieste et de prendre nos repas après la prière du vendredi (Jumua)
Hadith 6280 — Sahih al Bukhari 79:54
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ مَا كَانَ لِعَلِيٍّ اسْمٌ أَحَبَّ إِلَيْهِ مِنْ أَبِي تُرَابٍ، وَإِنْ كَانَ لَيَفْرَحُ بِهِ إِذَا دُعِيَ بِهَا، جَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْتَ فَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ فَلَمْ يَجِدْ عَلِيًّا فِي الْبَيْتِ فَقَالَ ‏"‏ أَيْنَ ابْنُ عَمِّكِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَتْ كَانَ بَيْنِي وَبَيْنَهُ شَىْءٌ، فَغَاضَبَنِي فَخَرَجَ فَلَمْ يَقِلْ عِنْدِي‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لإِنْسَانٍ ‏"‏ انْظُرْ أَيْنَ هُوَ ‏"‏ فَجَاءَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هُوَ فِي الْمَسْجِدِ رَاقِدٌ‏.‏ فَجَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ مُضْطَجِعٌ، قَدْ سَقَطَ رِدَاؤُهُ عَنْ شِقِّهِ، فَأَصَابَهُ تُرَابٌ، فَجَعَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَمْسَحُهُ عَنْهُ ـ وَهْوَ يَقُولُ ‏"‏ قُمْ أَبَا تُرَابٍ، قُمْ أَبَا تُرَابٍ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le surnom préféré de `Ali était "Abu Turab" (le père de la poussière). Il était content chaque fois qu'on l'appelait ainsi. Un jour, le Messager d'Allah (ﷺ) est venu chez Fatima mais n'a pas trouvé `Ali à la maison. Il a alors demandé : « Où est ton cousin ? » Elle a répondu : « Il y a eu quelque chose (une dispute) entre nous, il s'est fâché contre moi et il est sorti sans faire la sieste chez moi. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a demandé à quelqu'un d'aller le chercher. Cette personne est revenue et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Il (`Ali) dort à la mosquée. » Le Messager d'Allah (ﷺ) s'y est rendu et l'a trouvé allongé. Son vêtement du haut était tombé d'un côté de son corps et il était couvert de poussière. Le Messager d'Allah (ﷺ) a commencé à enlever la poussière de lui en disant : « Lève-toi, ô Abu Turab ! Lève-toi, Abu Turab ! »
Hadith 6281 — Sahih al Bukhari 79:55
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأَنْصَارِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ ثُمَامَةَ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ أُمَّ سُلَيْمٍ، كَانَتْ تَبْسُطُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نِطَعًا فَيَقِيلُ عِنْدَهَا عَلَى ذَلِكَ النِّطَعِ ـ قَالَ ـ فَإِذَا نَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَخَذَتْ مِنْ عَرَقِهِ وَشَعَرِهِ، فَجَمَعَتْهُ فِي قَارُورَةٍ، ثُمَّ جَمَعَتْهُ فِي سُكٍّ ـ قَالَ ـ فَلَمَّا حَضَرَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ الْوَفَاةُ أَوْصَى أَنْ يُجْعَلَ فِي حَنُوطِهِ مِنْ ذَلِكَ السُّكِّ ـ قَالَ ـ فَجُعِلَ فِي حَنُوطِهِ‏.‏
Rapporté par Thumama : Anas a dit : « Um Sulaim étendait une natte en cuir pour le Prophète (ﷺ) et il faisait la sieste dessus chez elle. » Anas a ajouté : « Quand le Prophète (ﷺ) dormait, elle recueillait un peu de sa sueur et de ses cheveux, et elle mettait la sueur dans un flacon, puis la mélangeait avec du Suk (un type de parfum) pendant qu'il dormait encore. » Quand Anas bin Malik était sur le point de mourir, il a demandé qu'on mélange un peu de ce Suk avec son Hanut (parfum utilisé pour embaumer les morts), et c'est ce qui a été fait
Hadith 6282 — Sahih al Bukhari #6282
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ سَمِعَهُ يَقُولُ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا ذَهَبَ إِلَى قُبَاءٍ يَدْخُلُ عَلَى أُمِّ حَرَامٍ بِنْتِ مِلْحَانَ فَتُطْعِمُهُ، وَكَانَتْ تَحْتَ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ، فَدَخَلَ يَوْمًا فَأَطْعَمَتْهُ، فَنَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ اسْتَيْقَظَ يَضْحَكُ‏.‏ قَالَتْ فَقُلْتُ مَا يُضْحِكُكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَقَالَ ‏"‏ نَاسٌ مِنْ أُمَّتِي عُرِضُوا عَلَىَّ غُزَاةً فِي سَبِيلِ اللَّهِ، يَرْكَبُونَ ثَبَجَ هَذَا الْبَحْرِ، مُلُوكًا عَلَى الأَسِرَّةِ ‏"‏‏.‏ ـ أَوْ قَالَ ‏"‏ مِثْلُ الْمُلُوكِ عَلَى الأَسِرَّةِ ‏"‏‏.‏ شَكَّ إِسْحَاقُ ـ قُلْتُ ادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَنِي مِنْهُمْ‏.‏ فَدَعَا ثُمَّ وَضَعَ رَأْسَهُ فَنَامَ، ثُمَّ اسْتَيْقَظَ يَضْحَكُ فَقُلْتُ مَا يُضْحِكُكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ ‏"‏ نَاسٌ مِنْ أُمَّتِي عُرِضُوا عَلَىَّ، غُزَاةً فِي سَبِيلِ اللَّهِ، يَرْكَبُونَ ثَبَجَ هَذَا الْبَحْرِ، مُلُوكًا عَلَى الأَسِرَّةِ ‏"‏‏.‏ أَوْ ‏"‏ مِثْلَ الْمُلُوكِ عَلَى الأَسِرَّةِ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ ادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَنِي مِنْهُمْ‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَنْتِ مِنَ الأَوَّلِينَ ‏"‏‏.‏ فَرَكِبَتِ الْبَحْرَ زَمَانَ مُعَاوِيَةَ، فَصُرِعَتْ عَنْ دَابَّتِهَا حِينَ خَرَجَتْ مِنَ الْبَحْرِ، فَهَلَكَتْ‏.‏
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) allait à Quba, il rendait visite à Um Haram bint Milhan qui lui offrait à manger ; elle était l'épouse de 'Ubada bin As-samit. Un jour, il est allé chez elle, elle lui a servi un repas, puis il a dormi et s'est réveillé en souriant. Elle (Um Haram) a dit : « Je lui ai demandé : Qu'est-ce qui te fait sourire, ô Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il a dit : « Certains membres de ma communauté m'ont été montrés comme des guerriers combattant pour la cause d'Allah et voyageant sur cette mer, assis sur des trônes comme des rois, » ou il a dit : « comme des rois sur des trônes. » (Le narrateur, 'Is-haq, hésite sur la formulation.) J'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Invoque Allah pour qu'Il me fasse être parmi eux. » Il a invoqué (Allah) pour elle, puis il a reposé sa tête et s'est rendormi, puis s'est réveillé en souriant. J'ai demandé : « Qu'est-ce qui te fait sourire, ô Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il a dit : « Certains membres de ma communauté m'ont été montrés comme des guerriers combattant pour la cause d'Allah et voyageant sur cette mer, assis sur des trônes, » ou il a dit : « comme des rois sur des trônes. » J'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il a dit : « Tu seras parmi les premiers. » On raconte qu'Um Haram a voyagé sur la mer à l'époque de Muawiya, et en descendant de sa monture après le voyage, elle est tombée et est décédée
Hadith 6283 — Sahih al Bukhari 79:56
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ سَمِعَهُ يَقُولُ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا ذَهَبَ إِلَى قُبَاءٍ يَدْخُلُ عَلَى أُمِّ حَرَامٍ بِنْتِ مِلْحَانَ فَتُطْعِمُهُ، وَكَانَتْ تَحْتَ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ، فَدَخَلَ يَوْمًا فَأَطْعَمَتْهُ، فَنَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ اسْتَيْقَظَ يَضْحَكُ‏.‏ قَالَتْ فَقُلْتُ مَا يُضْحِكُكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَقَالَ ‏"‏ نَاسٌ مِنْ أُمَّتِي عُرِضُوا عَلَىَّ غُزَاةً فِي سَبِيلِ اللَّهِ، يَرْكَبُونَ ثَبَجَ هَذَا الْبَحْرِ، مُلُوكًا عَلَى الأَسِرَّةِ ‏"‏‏.‏ ـ أَوْ قَالَ ‏"‏ مِثْلُ الْمُلُوكِ عَلَى الأَسِرَّةِ ‏"‏‏.‏ شَكَّ إِسْحَاقُ ـ قُلْتُ ادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَنِي مِنْهُمْ‏.‏ فَدَعَا ثُمَّ وَضَعَ رَأْسَهُ فَنَامَ، ثُمَّ اسْتَيْقَظَ يَضْحَكُ فَقُلْتُ مَا يُضْحِكُكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ ‏"‏ نَاسٌ مِنْ أُمَّتِي عُرِضُوا عَلَىَّ، غُزَاةً فِي سَبِيلِ اللَّهِ، يَرْكَبُونَ ثَبَجَ هَذَا الْبَحْرِ، مُلُوكًا عَلَى الأَسِرَّةِ ‏"‏‏.‏ أَوْ ‏"‏ مِثْلَ الْمُلُوكِ عَلَى الأَسِرَّةِ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ ادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَنِي مِنْهُمْ‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَنْتِ مِنَ الأَوَّلِينَ ‏"‏‏.‏ فَرَكِبَتِ الْبَحْرَ زَمَانَ مُعَاوِيَةَ، فَصُرِعَتْ عَنْ دَابَّتِهَا حِينَ خَرَجَتْ مِنَ الْبَحْرِ، فَهَلَكَتْ‏.‏
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) allait à Quba, il rendait visite à Um Haram bint Milhan qui lui offrait à manger ; elle était l'épouse de 'Ubada bin As-samit. Un jour, il est allé chez elle, elle lui a servi un repas, puis il a dormi et s'est réveillé en souriant. Elle (Um Haram) a dit : « Je lui ai demandé : Qu'est-ce qui te fait sourire, ô Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il a dit : « Certains membres de ma communauté m'ont été montrés comme des guerriers combattant pour la cause d'Allah et voyageant sur cette mer, assis sur des trônes comme des rois, » ou il a dit : « comme des rois sur des trônes. » (Le narrateur, 'Is-haq, hésite sur la formulation.) J'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Invoque Allah pour qu'Il me fasse être parmi eux. » Il a invoqué (Allah) pour elle, puis il a reposé sa tête et s'est rendormi, puis s'est réveillé en souriant. J'ai demandé : « Qu'est-ce qui te fait sourire, ô Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il a dit : « Certains membres de ma communauté m'ont été montrés comme des guerriers combattant pour la cause d'Allah et voyageant sur cette mer, assis sur des trônes, » ou il a dit : « comme des rois sur des trônes. » J'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il a dit : « Tu seras parmi les premiers. » On raconte qu'Um Haram a voyagé sur la mer à l'époque de Muawiya, et en descendant de sa monture après le voyage, elle est tombée et est décédée
Hadith 6284 — Sahih al Bukhari 79:57
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ لِبْسَتَيْنِ، وَعَنْ بَيْعَتَيْنِ اشْتِمَالِ الصَّمَّاءِ، وَالاِحْتِبَاءِ فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ، لَيْسَ عَلَى فَرْجِ الإِنْسَانِ مِنْهُ شَىْءٌ، وَالْمُلاَمَسَةِ، وَالْمُنَابَذَةِ‏.‏ تَابَعَهُ مَعْمَرٌ وَمُحَمَّدُ بْنُ أَبِي حَفْصَةَ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ بُدَيْلٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ‏.‏
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a interdit deux types de vêtements et deux types de transactions : Ishtimal As-Samma et Al-Ihtiba avec un seul vêtement sans qu’aucune partie ne couvre les parties intimes. (Les deux types de transactions étaient :) Al-Mulamasa et Al-Munabadha
Hadith 6285 — Sahih al Bukhari #6285
حَدَّثَنَا مُوسَى، عَنْ أَبِي عَوَانَةَ، حَدَّثَنَا فِرَاسٌ، عَنْ عَامِرٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، حَدَّثَتْنِي عَائِشَةُ أُمُّ الْمُؤْمِنِينَ، قَالَتْ إِنَّا كُنَّا أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عِنْدَهُ جَمِيعًا، لَمْ تُغَادَرْ مِنَّا وَاحِدَةٌ، فَأَقْبَلَتْ فَاطِمَةُ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ تَمْشِي، لاَ وَاللَّهِ مَا تَخْفَى مِشْيَتُهَا مِنْ مِشْيَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا رَآهَا رَحَّبَ قَالَ ‏"‏ مَرْحَبًا بِابْنَتِي ‏"‏‏.‏ ثُمَّ أَجْلَسَهَا عَنْ يَمِينِهِ أَوْ عَنْ شِمَالِهِ، ثُمَّ سَارَّهَا فَبَكَتْ بُكَاءً شَدِيدًا، فَلَمَّا رَأَى حُزْنَهَا سَارَّهَا الثَّانِيَةَ إِذَا هِيَ تَضْحَكُ‏.‏ فَقُلْتُ لَهَا أَنَا مِنْ بَيْنِ نِسَائِهِ خَصَّكِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالسِّرِّ مِنْ بَيْنِنَا، ثُمَّ أَنْتِ تَبْكِينَ، فَلَمَّا قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَأَلْتُهَا عَمَّا سَارَّكِ قَالَتْ مَا كُنْتُ لأُفْشِيَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سِرَّهُ‏.‏ فَلَمَّا تُوُفِّيَ قُلْتُ لَهَا عَزَمْتُ عَلَيْكِ بِمَا لِي عَلَيْكِ مِنَ الْحَقِّ لَمَّا أَخْبَرْتِنِي‏.‏ قَالَتْ أَمَّا الآنَ فَنَعَمْ‏.‏ فَأَخْبَرَتْنِي قَالَتْ أَمَّا حِينَ سَارَّنِي فِي الأَمْرِ الأَوَّلِ، فَإِنَّهُ أَخْبَرَنِي أَنَّ جِبْرِيلَ كَانَ يُعَارِضُهُ بِالْقُرْآنِ كُلَّ سَنَةٍ مَرَّةً ‏"‏ وَإِنَّهُ قَدْ عَارَضَنِي بِهِ الْعَامَ مَرَّتَيْنِ، وَلاَ أَرَى الأَجَلَ إِلاَّ قَدِ اقْتَرَبَ، فَاتَّقِي اللَّهَ وَاصْبِرِي، فَإِنِّي نِعْمَ السَّلَفُ أَنَا لَكَ ‏"‏‏.‏ قَالَتْ فَبَكَيْتُ بُكَائِي الَّذِي رَأَيْتِ، فَلَمَّا رَأَى جَزَعِي سَارَّنِي الثَّانِيَةَ قَالَ ‏"‏ يَا فَاطِمَةُ أَلاَ تَرْضَيْنَ أَنْ تَكُونِي سَيِّدَةَ نِسَاءِ الْمُؤْمِنِينَ ـ أَوْ ـ سَيِّدَةَ نِسَاءِ هَذِهِ الأُمَّةِ ‏"‏‏.‏
Rapporté par `Aisha, Mère des Croyants : Nous, les épouses du Prophète (ﷺ), étions toutes assises avec lui et aucune de nous n'était partie lorsque Fatima est arrivée en marchant. Par Allah, sa démarche ressemblait beaucoup à celle du Messager d’Allah (ﷺ). Quand il l’a vue, il l’a accueillie en disant : « Bienvenue, ma fille ! » Puis il l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche, lui a confié quelque chose à l’oreille, ce qui l’a fait pleurer abondamment. Quand il a remarqué sa tristesse, il lui a confié un autre secret, et elle s’est mise à rire. J’étais la seule parmi les épouses du Prophète à lui dire : « Ô Fatima, le Messager d’Allah (ﷺ) t’a choisie parmi nous pour te confier un secret, et pourtant tu pleures ? » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et est parti, je lui ai demandé : « Qu’est-ce qu’il t’a confié ? » Elle a répondu : « Je ne révélerai pas les secrets du Messager d’Allah (ﷺ). » Mais après sa mort, je lui ai demandé : « Je t’en supplie, par le droit que j’ai sur toi, dis-moi ce qu’il t’a confié. » Elle a dit : « Puisque tu me le demandes maintenant, oui, je vais te le dire. » Elle m’a informée : « La première fois qu’il m’a parlé en secret, il m’a dit que Gabriel révisait le Coran avec lui une fois par an. Il a ajouté : “Mais cette année, il l’a révisé avec moi deux fois, et je pense donc que mon heure approche. Alors, crains Allah et sois patiente, car je suis le meilleur prédécesseur pour toi (dans l’au-delà).” » Fatima a ajouté : « C’est pour cela que j’ai pleuré, comme tu l’as vu, `Aisha. Et quand le Prophète (ﷺ) m’a vue dans cet état de tristesse, il m’a confié un second secret en me disant : “Ô Fatima ! Ne veux-tu pas être satisfaite d’être la cheffe de toutes les femmes croyantes (ou la cheffe des femmes de cette communauté, c’est-à-dire mes fidèles) ?” »
Hadith 6286 — Sahih al Bukhari 79:58
حَدَّثَنَا مُوسَى، عَنْ أَبِي عَوَانَةَ، حَدَّثَنَا فِرَاسٌ، عَنْ عَامِرٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، حَدَّثَتْنِي عَائِشَةُ أُمُّ الْمُؤْمِنِينَ، قَالَتْ إِنَّا كُنَّا أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عِنْدَهُ جَمِيعًا، لَمْ تُغَادَرْ مِنَّا وَاحِدَةٌ، فَأَقْبَلَتْ فَاطِمَةُ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ تَمْشِي، لاَ وَاللَّهِ مَا تَخْفَى مِشْيَتُهَا مِنْ مِشْيَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا رَآهَا رَحَّبَ قَالَ ‏"‏ مَرْحَبًا بِابْنَتِي ‏"‏‏.‏ ثُمَّ أَجْلَسَهَا عَنْ يَمِينِهِ أَوْ عَنْ شِمَالِهِ، ثُمَّ سَارَّهَا فَبَكَتْ بُكَاءً شَدِيدًا، فَلَمَّا رَأَى حُزْنَهَا سَارَّهَا الثَّانِيَةَ إِذَا هِيَ تَضْحَكُ‏.‏ فَقُلْتُ لَهَا أَنَا مِنْ بَيْنِ نِسَائِهِ خَصَّكِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالسِّرِّ مِنْ بَيْنِنَا، ثُمَّ أَنْتِ تَبْكِينَ، فَلَمَّا قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَأَلْتُهَا عَمَّا سَارَّكِ قَالَتْ مَا كُنْتُ لأُفْشِيَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سِرَّهُ‏.‏ فَلَمَّا تُوُفِّيَ قُلْتُ لَهَا عَزَمْتُ عَلَيْكِ بِمَا لِي عَلَيْكِ مِنَ الْحَقِّ لَمَّا أَخْبَرْتِنِي‏.‏ قَالَتْ أَمَّا الآنَ فَنَعَمْ‏.‏ فَأَخْبَرَتْنِي قَالَتْ أَمَّا حِينَ سَارَّنِي فِي الأَمْرِ الأَوَّلِ، فَإِنَّهُ أَخْبَرَنِي أَنَّ جِبْرِيلَ كَانَ يُعَارِضُهُ بِالْقُرْآنِ كُلَّ سَنَةٍ مَرَّةً ‏"‏ وَإِنَّهُ قَدْ عَارَضَنِي بِهِ الْعَامَ مَرَّتَيْنِ، وَلاَ أَرَى الأَجَلَ إِلاَّ قَدِ اقْتَرَبَ، فَاتَّقِي اللَّهَ وَاصْبِرِي، فَإِنِّي نِعْمَ السَّلَفُ أَنَا لَكَ ‏"‏‏.‏ قَالَتْ فَبَكَيْتُ بُكَائِي الَّذِي رَأَيْتِ، فَلَمَّا رَأَى جَزَعِي سَارَّنِي الثَّانِيَةَ قَالَ ‏"‏ يَا فَاطِمَةُ أَلاَ تَرْضَيْنَ أَنْ تَكُونِي سَيِّدَةَ نِسَاءِ الْمُؤْمِنِينَ ـ أَوْ ـ سَيِّدَةَ نِسَاءِ هَذِهِ الأُمَّةِ ‏"‏‏.‏
Rapporté par `Aisha, Mère des Croyants : Nous, les épouses du Prophète (ﷺ), étions toutes assises avec lui et aucune de nous n'était partie lorsque Fatima est arrivée en marchant. Par Allah, sa démarche ressemblait beaucoup à celle du Messager d’Allah (ﷺ). Quand il l’a vue, il l’a accueillie en disant : « Bienvenue, ma fille ! » Puis il l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche, lui a confié quelque chose à l’oreille, ce qui l’a fait pleurer abondamment. Quand il a remarqué sa tristesse, il lui a confié un autre secret, et elle s’est mise à rire. J’étais la seule parmi les épouses du Prophète à lui dire : « Ô Fatima, le Messager d’Allah (ﷺ) t’a choisie parmi nous pour te confier un secret, et pourtant tu pleures ? » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et est parti, je lui ai demandé : « Qu’est-ce qu’il t’a confié ? » Elle a répondu : « Je ne révélerai pas les secrets du Messager d’Allah (ﷺ). » Mais après sa mort, je lui ai demandé : « Je t’en supplie, par le droit que j’ai sur toi, dis-moi ce qu’il t’a confié. » Elle a dit : « Puisque tu me le demandes maintenant, oui, je vais te le dire. » Elle m’a informée : « La première fois qu’il m’a parlé en secret, il m’a dit que Gabriel révisait le Coran avec lui une fois par an. Il a ajouté : “Mais cette année, il l’a révisé avec moi deux fois, et je pense donc que mon heure approche. Alors, crains Allah et sois patiente, car je suis le meilleur prédécesseur pour toi (dans l’au-delà).” » Fatima a ajouté : « C’est pour cela que j’ai pleuré, comme tu l’as vu, `Aisha. Et quand le Prophète (ﷺ) m’a vue dans cet état de tristesse, il m’a confié un second secret en me disant : “Ô Fatima ! Ne veux-tu pas être satisfaite d’être la cheffe de toutes les femmes croyantes (ou la cheffe des femmes de cette communauté, c’est-à-dire mes fidèles) ?” »
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