حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ، سَمِعَ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الْكَبَائِرُ ". وَحَدَّثَنَا عَمْرٌو حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنِ ابْنِ أَبِي بَكْرٍ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَكْبَرُ الْكَبَائِرِ الإِشْرَاكُ بِاللَّهِ وَقَتْلُ النَّفْسِ، وَعُقُوقُ الْوَالِدَيْنِ، وَقَوْلُ الزُّورِ ". أَوْ قَالَ " وَشَهَادَةُ الزُّورِ ".
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les plus grands des grands péchés sont : (1) associer d’autres à Allah dans l’adoration, (2) tuer un être humain, (3) manquer de respect à ses parents, (4) faire une fausse déclaration », ou il a dit : « porter un faux témoignage. »
Hadith 6872 — Sahih al Bukhari 87:11
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ زُرَارَةَ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، حَدَّثَنَا حُصَيْنٌ، حَدَّثَنَا أَبُو ظَبْيَانَ، قَالَ سَمِعْتُ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدِ بْنِ حَارِثَةَ ـ رضى الله عنهما ـ يُحَدِّثُ قَالَ بَعَثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى الْحُرَقَةِ مِنْ جُهَيْنَةَ ـ قَالَ ـ فَصَبَّحْنَا الْقَوْمَ فَهَزَمْنَاهُمْ ـ قَالَ ـ وَلَحِقْتُ أَنَا وَرَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ رَجُلاً مِنْهُمْ ـ قَالَ ـ فَلَمَّا غَشِينَاهُ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ ـ قَالَ ـ فَكَفَّ عَنْهُ الأَنْصَارِيُّ، فَطَعَنْتُهُ بِرُمْحِي حَتَّى قَتَلْتُهُ ـ قَالَ ـ فَلَمَّا قَدِمْنَا بَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَقَالَ لِي " يَا أُسَامَةُ أَقَتَلْتَهُ بَعْدَ مَا قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ ". قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّمَا كَانَ مُتَعَوِّذًا. قَالَ " أَقَتَلْتَهُ بَعْدَ أَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ ". قَالَ فَمَا زَالَ يُكَرِّرُهَا عَلَىَّ حَتَّى تَمَنَّيْتُ أَنِّي لَمْ أَكُنْ أَسْلَمْتُ قَبْلَ ذَلِكَ الْيَوْمِ.
Rapporté par Usama bin Zaid bin Haritha : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a envoyés combattre contre Al-Huraqa, une des sous-tribus de Juhaina. Nous sommes arrivés chez eux le matin et nous les avons vaincus. Un homme des Ansar et moi avons poursuivi l’un de leurs hommes et, quand nous l’avons attaqué, il a dit : « Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah. » L’Ansari s’est retenu de le tuer mais moi, je l’ai transpercé avec ma lance jusqu’à ce qu’il meure. Quand nous sommes revenus à Médine, cette nouvelle est parvenue au Prophète. Il m’a dit : « Ô Usama ! Tu l’as tué alors qu’il avait dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah ?” » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il a dit cela pour se protéger. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu l’as tué alors qu’il avait dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah ?” » Le Prophète (ﷺ) a répété cette phrase plusieurs fois jusqu’à ce que je regrette d’avoir été musulman avant ce jour-là
Hadith 6873 — Sahih al Bukhari 87:12
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ، عَنْ أَبِي الْخَيْرِ، عَنِ الصُّنَابِحِيِّ، عَنْ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ إِنِّي مِنَ النُّقَبَاءِ الَّذِينَ بَايَعُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَايَعْنَاهُ عَلَى أَنْ لاَ نُشْرِكَ بِاللَّهِ شَيْئًا، وَلاَ نَسْرِقَ وَلاَ نَزْنِيَ، وَلاَ نَقْتُلَ النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ، وَلاَ نَنْتَهِبَ، وَلاَ نَعْصِيَ، بِالْجَنَّةِ إِنْ فَعَلْنَا ذَلِكَ، فَإِنْ غَشِينَا مِنْ ذَلِكَ شَيْئًا كَانَ قَضَاءُ ذَلِكَ إِلَى اللَّهِ.
Rapporté par 'Ubada bin As-Samat : J’étais parmi les Naqibs (chefs choisis) qui ont prêté serment d’allégeance au Messager d’Allah (ﷺ). Nous avons juré de ne rien associer à Allah dans l’adoration, de ne pas voler, de ne pas commettre de relations sexuelles illicites, de ne pas tuer une vie qu’Allah a rendue sacrée, de ne pas commettre de vol, de ne pas désobéir (à Allah et à Son Messager), et si nous respections ce serment, nous aurions le Paradis. Mais si nous commettions l’un de ces péchés, alors notre sort serait décidé par Allah
Hadith 6874 — Sahih al Bukhari 87:13
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ حَمَلَ عَلَيْنَا السِّلاَحَ فَلَيْسَ مِنَّا ". رَوَاهُ أَبُو مُوسَى عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui porte les armes contre nous ne fait pas partie des nôtres. »
Rapporté par Al-Ahnaf bin Qais : Je suis allé soutenir cet homme (`Ali), et en chemin j’ai rencontré Abu Bakra qui m’a demandé : « Où vas-tu ? » J’ai répondu : « Je vais aider cet homme. » Il m’a dit : « Retourne, car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Si deux musulmans se rencontrent avec leurs épées, alors le tueur et la victime seront tous deux dans le Feu (de l’Enfer).’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est compréhensible pour le tueur, mais qu’en est-il de la victime ?’ Il a répondu : ‘La victime voulait aussi tuer son adversaire.’ »
Hadith 6876 — Sahih al Bukhari 87:15
حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ يَهُودِيًّا، رَضَّ رَأْسَ جَارِيَةٍ بَيْنَ حَجَرَيْنِ، فَقِيلَ لَهَا مَنْ فَعَلَ بِكِ هَذَا أَفُلاَنٌ أَوْ فُلاَنٌ حَتَّى سُمِّيَ الْيَهُودِيُّ، فَأُتِيَ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يَزَلْ بِهِ حَتَّى أَقَرَّ بِهِ، فَرُضَّ رَأْسُهُ بِالْحِجَارَةِ.
Rapporté par Anas bin Malik : Un Juif a écrasé la tête d’une fille entre deux pierres. On a demandé à la fille : « Qui t’a fait cela ? Untel ou untel ? » (Plusieurs noms lui ont été proposés) jusqu’à ce que le nom de ce Juif soit mentionné, et elle a acquiescé. On a amené le Juif devant le Prophète (ﷺ), qui l’a interrogé jusqu’à ce qu’il avoue, puis sa tête a été écrasée avec des pierres
Hadith 6877 — Sahih al Bukhari 87:16
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ إِدْرِيسَ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدِ بْنِ أَنَسٍ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ قَالَ خَرَجَتْ جَارِيَةٌ عَلَيْهَا أَوْضَاحٌ بِالْمَدِينَةِ ـ قَالَ ـ فَرَمَاهَا يَهُودِيٌّ بِحَجَرٍ ـ قَالَ ـ فَجِيءَ بِهَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَبِهَا رَمَقٌ فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فُلاَنٌ قَتَلَكِ ". فَرَفَعَتْ رَأْسَهَا، فَأَعَادَ عَلَيْهَا قَالَ " فُلاَنٌ قَتَلَكِ ". فَرَفَعَتْ رَأْسَهَا، فَقَالَ لَهَا فِي الثَّالِثَةِ " فُلاَنٌ قَتَلَكِ ". فَخَفَضَتْ رَأْسَهَا، فَدَعَا بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَتَلَهُ بَيْنَ الْحَجَرَيْنِ.
Rapporté par Anas bin Malik : Une fille portant des bijoux est sortie à Médine. Quelqu’un l’a frappée avec une pierre. On l’a amenée devant le Prophète (ﷺ) alors qu’elle était encore vivante. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a demandé : « Est-ce untel qui t’a frappée ? » Elle a levé la tête pour nier. Il lui a demandé une deuxième fois : « Est-ce untel qui t’a frappée ? » Elle a encore nié. Il a demandé une troisième fois : « Est-ce untel qui t’a frappée ? » Cette fois, elle a baissé la tête pour confirmer. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors fait venir le coupable et l’a tué entre deux pierres
Rapporté par `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le sang d’un musulman qui atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que je suis Son Messager, ne peut être versé que dans trois cas : en cas de meurtre (en application du talion), pour une personne mariée qui commet l’adultère, et pour celui qui quitte l’islam (apostasie) et abandonne les musulmans. »
Hadith 6879 — Sahih al Bukhari 87:18
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ يَهُودِيًّا، قَتَلَ جَارِيَةً عَلَى أَوْضَاحٍ لَهَا، فَقَتَلَهَا بِحَجَرٍ، فَجِيءَ بِهَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَبِهَا رَمَقٌ فَقَالَ " أَقَتَلَكِ فُلاَنٌ ". فَأَشَارَتْ بِرَأْسِهَا أَنْ لاَ، ثُمَّ قَالَ الثَّانِيَةَ، فَأَشَارَتْ بِرَأْسِهَا أَنْ لاَ، ثُمَّ سَأَلَهَا الثَّالِثَةَ فَأَشَارَتْ بِرَأْسِهَا أَنْ نَعَمْ، فَقَتَلَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِحَجَرَيْنِ.
Rapporté par Anas : Un Juif a tué une jeune fille pour lui voler ses bijoux. Il l’a frappée avec une pierre, et on l’a amenée au Prophète (ﷺ) alors qu’elle était encore vivante. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Est-ce que telle personne t’a frappée ? » Elle a fait non de la tête. Il lui a posé la question une deuxième fois, et elle a encore fait non de la tête. Quand il lui a demandé une troisième fois, elle a fait signe que oui. Alors le Prophète (ﷺ) a tué l’homme (le Juif) avec deux pierres
Rapporté par Abu Huraira : L’année de la conquête de La Mecque, la tribu de Khuza`a a tué un homme de la tribu de Bam Laith pour venger une personne tuée parmi eux à l’époque préislamique. Alors le Messager d’Allah s’est levé et a dit : « Allah a retenu l’armée des éléphants de La Mecque, mais Il a permis à Son Messager et aux croyants de vaincre les mécréants de La Mecque. Attention : (La Mecque est un sanctuaire) ! En vérité, combattre à La Mecque n’a jamais été permis à personne avant moi, et ce ne sera permis à personne après moi ; cela m’a été permis seulement pour un court moment ce jour-là. Sans aucun doute, elle est à présent un sanctuaire : ses buissons épineux ne doivent pas être arrachés, ses arbres ne doivent pas être coupés, et ses objets trouvés ne doivent être ramassés que par celui qui cherche leur propriétaire. Et si quelqu’un est tué, son plus proche parent a le droit de choisir entre deux choses : soit le prix du sang, soit la vengeance en faisant exécuter le meurtrier. » Un homme du Yémen, appelé Abu Shah, s’est alors levé et a dit : « Écris cela pour moi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : « Écrivez cela pour Abu Shah. » Un autre homme de Quraish s’est levé en disant : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Sauf pour l’Al-Idhkhir (une herbe spéciale), car nous l’utilisons dans nos maisons et pour les tombes. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Sauf l’Al-Idhkhir. »