حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنَا حُمَيْدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ بَعَثَنِي أَبُو بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ فِيمَنْ يُؤَذِّنُ يَوْمَ النَّحْرِ بِمِنًى لاَ يَحُجُّ بَعْدَ الْعَامِ مُشْرِكٌ، وَلاَ يَطُوفُ بِالْبَيْتِ عُرْيَانٌ. وَيَوْمُ الْحَجِّ الأَكْبَرِ يَوْمُ النَّحْرِ، وَإِنَّمَا قِيلَ الأَكْبَرُ مِنْ أَجْلِ قَوْلِ النَّاسِ الْحَجُّ الأَصْغَرُ. فَنَبَذَ أَبُو بَكْرٍ إِلَى النَّاسِ فِي ذَلِكَ الْعَامِ، فَلَمْ يَحُجَّ عَامَ حَجَّةِ الْوَدَاعِ الَّذِي حَجَّ فِيهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُشْرِكٌ.
Rapporté par Abu Huraira : Le jour du Nahr (sacrifice), Abou Bakr m’envoya avec d’autres pour faire cette annonce : « Après cette année, aucun polythéiste ne sera autorisé à accomplir le Hajj, et personne ne pourra faire le Tawaf de la Ka`ba nu. » Le jour d’Al-Hajj-ul-Akbar est le jour du Nahr, et il est appelé Al-Akbar parce que les gens appellent la `Umra le Hajj mineur (Al-Hajj-ul-Asghar). Cette année-là, Abou Bakr rendit le pacte des polythéistes, et ainsi, aucun polythéiste ne fit le Hajj lors du pèlerinage d’adieu du Prophète (ﷺ)
Hadith 3178 — Sahih al Bukhari 58:20
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُرَّةَ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَرْبَعُ خِلاَلٍ مَنْ كُنَّ فِيهِ كَانَ مُنَافِقًا خَالِصًا مَنْ إِذَا حَدَّثَ كَذَبَ، وَإِذَا وَعَدَ أَخْلَفَ، وَإِذَا عَاهَدَ غَدَرَ وَإِذَا خَاصَمَ فَجَرَ، وَمَنْ كَانَتْ فِيهِ خَصْلَةٌ مِنْهُنَّ كَانَتْ فِيهِ خَصْلَةٌ مِنَ النِّفَاقِ حَتَّى يَدَعَهَا ".
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui possède ces quatre caractéristiques est un hypocrite pur : s’il parle, il ment ; s’il promet, il ne tient pas sa promesse ; s’il conclut un pacte, il trahit ; et s’il se dispute, il se comporte de façon injuste et insultante. Et celui qui possède l’une de ces caractéristiques a en lui un trait d’hypocrisie, à moins qu’il ne l’abandonne. »
Hadith 3179 — Sahih al Bukhari 58:21
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ التَّيْمِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مَا كَتَبْنَا عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ الْقُرْآنَ، وَمَا فِي هَذِهِ الصَّحِيفَةِ، قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الْمَدِينَةُ حَرَامٌ مَا بَيْنَ عَائِرٍ إِلَى كَذَا، فَمَنْ أَحْدَثَ حَدَثًا، أَوْ آوَى مُحْدِثًا، فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ وَالْمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ، لاَ يُقْبَلُ مِنْهُ عَدْلٌ وَلاَ صَرْفٌ، وَذِمَّةُ الْمُسْلِمِينَ وَاحِدَةٌ يَسْعَى بِهَا أَدْنَاهُمْ. فَمَنْ أَخْفَرَ مُسْلِمًا فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ وَالْمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ، لاَ يُقْبَلُ مِنْهُ صَرْفٌ وَلاَ عَدْلٌ، وَمَنْ وَالَى قَوْمًا بِغَيْرِ إِذْنِ مَوَالِيهِ فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ وَالْمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ، لاَ يُقْبَلُ مِنْهُ صَرْفٌ وَلاَ عَدْلٌ ".
Rapporté par `Ali : Nous n’écrivions rien du Prophète (ﷺ) sauf le Coran et ce qui est écrit sur ce feuillet, où le Prophète (ﷺ) a dit : « Médine est un sanctuaire depuis (la montagne de) Air jusqu’à telle ou telle limite. Celui qui y introduit une innovation ou commet un péché, ou accorde refuge à un innovateur, subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens ; aucune de ses bonnes actions obligatoires ou surérogatoires ne sera acceptée. L’asile accordé par un musulman doit être respecté par tous les musulmans, même s’il est accordé par la personne la plus humble. Celui qui trahit un musulman à ce sujet subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et aucune de ses bonnes actions obligatoires ou surérogatoires ne sera acceptée. Et tout esclave affranchi qui prend comme maîtres des gens autres que ses véritables maîtres sans leur permission subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et aucune de ses bonnes actions obligatoires ou surérogatoires ne sera acceptée. »
Rapporté par Sa`id : Un jour, Abu Huraira a dit aux gens : « Que ferez-vous quand vous ne recevrez plus ni dinar ni dirham (c’est-à-dire les taxes des dhimmis) ? » Quelqu’un lui demanda : « Comment sais-tu que cela arrivera, ô Abu Huraira ? » Il répondit : « Par Celui qui tient la vie d’Abu Huraira dans Sa main, je le sais grâce à la parole du véridique et digne de confiance (le Prophète). » Les gens demandèrent : « Quelle est cette parole ? » Il répondit : « L’asile accordé par Allah et Son Messager aux dhimmis (non-musulmans vivant en terre musulmane) sera bafoué, et Allah rendra alors les cœurs de ces dhimmis si audacieux qu’ils refuseront de payer la jizya qu’ils devraient verser. »
Rapporté par Al-A`mash : J’ai demandé à Abu Wail : « As-tu participé à la bataille de Siffin ? » Il répondit : « Oui, et j’ai entendu Sahl bin Hunaif (quand on lui reprochait son manque d’ardeur au combat) dire : ‘Vous feriez mieux de blâmer vos propres opinions. J’aurais voulu que vous m’ayez vu le jour d’Abu Jandal. Si j’avais eu le courage de désobéir aux ordres du Prophète, je l’aurais fait. Nous avions nos épées sur nos cous et nos épaules, à cause de quelque chose qui nous effrayait. Et nous l’avons fait, cela nous a semblé plus facile, sauf dans le cas de la bataille dont il est question.’ »
Rapporté par Abu Wail : Nous étions à Siffin et Sahl bin Hunaif se leva et dit : « Ô gens ! Blâmez-vous vous-mêmes ! Nous étions avec le Prophète (ﷺ) le jour de Hudaibiya, et si on nous avait appelés à combattre, nous l’aurions fait. Mais `Umar bin Al-Khattab est venu et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne sommes-nous pas dans le vrai et nos adversaires dans l’erreur ?’ Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : ‘Oui.’ `Umar dit : ‘Nos morts ne sont-ils pas au Paradis et les leurs en Enfer ?’ Il répondit : ‘Oui.’ `Umar demanda : ‘Alors pourquoi accepter des conditions difficiles concernant notre religion ? Devons-nous revenir avant qu’Allah ne juge entre nous et eux ?’ Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : ‘Ô Ibn Al-Khattab ! Je suis le Messager d’Allah et Allah ne m’humiliera jamais.’ `Umar alla alors voir Abu Bakr et lui répéta la même chose. Abu Bakr lui dit : ‘Il est le Messager d’Allah et Allah ne l’humiliera jamais.’ Ensuite, la sourate Al-Fath (la Victoire) fut révélée et le Messager d’Allah (ﷺ) la récita jusqu’à la fin devant `Umar. `Umar demanda alors : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Était-ce (le traité de Hudaibiya) une victoire ?’ Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : ‘Oui.’ »
Hadith 3183 — Sahih al Bukhari 58:25
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حَاتِمٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَسْمَاءَ ابْنَةِ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَتْ قَدِمَتْ عَلَىَّ أُمِّي وَهْىَ مُشْرِكَةٌ فِي عَهْدِ قُرَيْشٍ، إِذْ عَاهَدُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمُدَّتِهِمْ، مَعَ أَبِيهَا، فَاسْتَفْتَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ أُمِّي قَدِمَتْ عَلَىَّ، وَهْىَ رَاغِبَةٌ، أَفَأَصِلُهَا قَالَ " نَعَمْ، صِلِيهَا ".
Rapporté par Asma bint Abi Bakr : Pendant la période du traité de paix entre Qouraïch et le Messager d’Allah (ﷺ), ma mère, accompagnée de son père, est venue me rendre visite alors qu’elle était polythéiste. J’ai consulté le Messager d’Allah (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ma mère est venue me voir et souhaite recevoir quelque chose de moi. Dois-je garder de bonnes relations avec elle ? » Il répondit : « Oui, garde de bonnes relations avec elle. »
Rapporté par Al-Bara : Lorsque le Prophète (ﷺ) voulut accomplir la `Umra, il envoya quelqu’un demander aux gens de La Mecque la permission d’entrer dans la ville. Ils posèrent comme conditions qu’il ne reste pas plus de trois jours, qu’il n’entre qu’avec des armes rangées et qu’il ne prêche pas l’islam à aucun d’entre eux. `Ali bin Abi Talib commença alors à rédiger le traité entre eux. Il écrivit : « Ceci est ce sur quoi Muhammad, Messager d’Allah, s’est mis d’accord. » Les Mecquois dirent : « Si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous ne t’aurions pas empêché et nous t’aurions suivi. Mais écris plutôt : ‘Ceci est ce sur quoi Muhammad bin `Abdullah s’est mis d’accord.’ » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit alors : « Par Allah, je suis Muhammad bin `Abdullah, et par Allah, je suis le Messager d’Allah. » Le Messager d’Allah (ﷺ) n’écrivait pas lui-même, alors il demanda à `Ali d’effacer l’expression ‘Messager d’Allah’. `Ali répondit : « Par Allah, je ne l’effacerai jamais. » Le Prophète (ﷺ) dit alors à `Ali : « Montre-moi le document. » Quand `Ali le lui montra, le Prophète (ﷺ) effaça lui-même l’expression de sa propre main. Quand le Prophète (ﷺ) entra à La Mecque et que les trois jours furent passés, les Mecquois vinrent voir `Ali et dirent : « Que ton ami (le Prophète) quitte La Mecque. » `Ali en informa le Prophète (ﷺ), qui répondit : « Oui, » puis il quitta la ville
Hadith 3185 — Sahih al Bukhari 58:27
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ بْنُ عُثْمَانَ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَاجِدٌ وَحَوْلَهُ نَاسٌ مِنْ قُرَيْشٍ مِنَ الْمُشْرِكِينَ إِذْ جَاءَ عُقْبَةُ بْنُ أَبِي مُعَيْطٍ بِسَلَى جَزُورٍ، فَقَذَفَهُ عَلَى ظَهْرِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يَرْفَعْ رَأْسَهُ حَتَّى جَاءَتْ فَاطِمَةُ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ فَأَخَذَتْ مِنْ ظَهْرِهِ، وَدَعَتْ عَلَى مَنْ صَنَعَ ذَلِكَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اللَّهُمَّ عَلَيْكَ الْمَلأَ مِنْ قُرَيْشٍ، اللَّهُمَّ عَلَيْكَ أَبَا جَهْلِ بْنَ هِشَامٍ، وَعُتْبَةَ بْنَ رَبِيعَةَ، وَشَيْبَةَ بْنَ رَبِيعَةَ، وَعُقْبَةَ بْنَ أَبِي مُعَيْطٍ، وَأُمَيَّةَ بْنَ خَلَفٍ ـ أَوْ أُبَىَّ بْنَ خَلَفٍ ". فَلَقَدْ رَأَيْتُهُمْ قُتِلُوا يَوْمَ بَدْرٍ، فَأُلْقُوا فِي بِئْرٍ، غَيْرَ أُمَيَّةَ أَوْ أُبَىٍّ، فَإِنَّهُ كَانَ رَجُلاً ضَخْمًا، فَلَمَّا جَرُّوهُ تَقَطَّعَتْ أَوْصَالُهُ قَبْلَ أَنْ يُلْقَى فِي الْبِئْرِ.
Rapporté par `Abdullah : Pendant que le Prophète (ﷺ) était en prosternation, entouré par un groupe de polythéistes de Qouraïch, `Uqba bin Abi Mu’ait vint avec les entrailles d’un chameau et les jeta sur le dos du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) ne releva pas la tête de sa prosternation jusqu’à ce que Fatima (sa fille) vienne et enlève ces entrailles de son dos, puis elle invoqua le mal contre ceux qui avaient fait cela. Le Prophète (ﷺ) dit : « Ô Allah ! Détruis les chefs de Qouraïch, ô Allah ! Détruis Abu Jahl bin Hisham, `Utba bin Rabi`a, Shaiba bin Rabi`a, `Uqba bin Abi Mu’ait, Umaiya bin Khalaf (ou Ubai bin Khalaf). » Plus tard, je les ai tous vus tués lors de la bataille de Badr, leurs corps jetés dans un puits, sauf celui d’Umaiya ou d’Ubai, car il était corpulent et, quand on le tira, son corps se déchira avant d’être jeté dans le puits
Hadith 3186 — Sahih al Bukhari 58:28
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سُلَيْمَانَ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ.وَعَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لِكُلِّ غَادِرٍ لِوَاءٌ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ـ قَالَ أَحَدُهُمَا يُنْصَبُ وَقَالَ الآخَرُ ـ يُرَى يَوْمَ الْقِيَامَةِ يُعْرَفُ بِهِ ".
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Chaque traître aura un drapeau le Jour de la Résurrection. » L’un des deux rapporteurs a précisé que le drapeau serait planté, l’autre a dit qu’il serait montré le Jour de la Résurrection afin que le traître soit reconnu par ce signe