Rapporté par Qais : J’ai entendu Abu Dhar jurer que le verset sacré suivant : « Ces deux adversaires (croyants et mécréants) qui discutent au sujet de leur Seigneur » (22.19) a été révélé à propos de ces hommes qui se sont battus le jour de Badr, à savoir Hamza, `Ali, Ubaida bin Al-Harith, `Utba et Shaiba — les deux fils de Rabi`a — et Al-Walid bin `Utba
Rapporté par Abu 'Is-haq : Un homme a demandé à Al-Bara’, et j’écoutais : « Est-ce qu’`Ali a participé à (la bataille de) Badr ? » Al-Bara’ a répondu : « (Oui). Il a même affronté (ses ennemis) en duel et portait deux armures l’une sur l’autre. »
Rapporté par `Abdur-Rahman bin `Auf : « J’avais un accord avec Umaiya bin Khalaf (il devait veiller sur ma famille et mes biens à La Mecque, et moi sur les siens à Médine). » `Abdur-Rahman a ensuite raconté la mort d’Umaiya et de son fils le jour de Badr, et Bilal a dit : « Malheur à moi si Umaiya reste sauf (c’est-à-dire vivant) ! »
Hadith 3972 — Sahih al Bukhari 64:25
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ بْنُ عُثْمَانَ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الأَسْوَدِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ قَرَأَ {وَالنَّجْمِ} فَسَجَدَ بِهَا، وَسَجَدَ مَنْ مَعَهُ، غَيْرَ أَنَّ شَيْخًا أَخَذَ كَفًّا مِنْ تُرَابٍ فَرَفَعَهُ إِلَى جَبْهَتِهِ فَقَالَ يَكْفِينِي هَذَا. قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَلَقَدْ رَأَيْتُهُ بَعْدُ قُتِلَ كَافِرًا.
Rapporté par 'Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a récité la sourate An-Najm puis il s’est prosterné, et tous ceux qui étaient avec lui se sont prosternés aussi. Mais un vieil homme a pris une poignée de poussière et l’a posée sur son front en disant : « Cela me suffit. » Plus tard, je l’ai vu mourir en mécréant
Rapporté par 'Urwa (le fils d’Az-Zubair) : Az-Zubair avait trois cicatrices dues à l’épée, dont une sur l’épaule où je pouvais passer mes doigts. Il a reçu deux de ces blessures le jour de Badr et une le jour d’Al-Yarmuk. Quand 'Abdullah bin Zubair a été tué, 'Abdul-Malik bin Marwan m’a dit : « Ô 'Urwa, reconnais-tu l’épée d’Az-Zubair ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Quels signes a-t-elle ? » J’ai dit : « Elle a une entaille sur le tranchant, faite le jour de Badr. » 'Abdul-Malik a dit : « Tu as raison ! (leurs épées) ont des entailles à force de heurter les rangs ennemis. » Puis 'Abdul-Malik m’a rendu cette épée (à moi, 'Urwa). (Hisham, le fils d’'Urwa, a dit : « Nous avions estimé la valeur de l’épée à trois mille (dinars) et après, elle a été prise par l’un de nous (les héritiers) et j’aurais aimé l’avoir. »
Rapporté par Hisham : Son père a dit : « L’épée d’Az-Zubair était décorée d’argent. » Hisham a ajouté : « L’épée de `Urwa était aussi décorée d’argent. »
Rapporté par `Urwa : Le jour de (la bataille) d’Al-Yarmuk, les compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) ont dit à Az-Zubair : « Vas-tu attaquer l’ennemi pour que nous attaquions avec toi ? » Az-Zubair a répondu : « Si je les attaque, vous ne me suivrez pas. » Ils ont dit : « Non, nous te soutiendrons. » Alors Az-Zubair les a attaqués (les Byzantins), a traversé leurs rangs et est allé plus loin, sans qu’aucun compagnon ne le suive. Puis il est revenu et l’ennemi a attrapé la bride de son cheval et lui a donné deux coups d’épée sur l’épaule. Entre ces deux blessures, il y avait une cicatrice d’un coup reçu le jour de Badr. Quand j’étais enfant, je jouais avec ces cicatrices en y mettant mes doigts. Ce jour-là, (mon frère) 'Abdullah bin Az-Zubair était aussi avec lui, il avait dix ans. Az-Zubair l’avait porté sur un cheval et l’avait confié à des hommes
Rapporté par Abu Talha : Le jour de Badr, le Prophète (ﷺ) a ordonné que les corps de vingt-quatre chefs de Quraish soient jetés dans un des puits sales et secs de Badr. (C’était l’habitude du Prophète (ﷺ) de rester trois nuits sur le champ de bataille après une victoire.) Donc, le troisième jour de la bataille de Badr, il a demandé qu’on selle sa chamelle, puis il est parti, suivi de ses compagnons qui se disaient entre eux : « Il part sûrement pour une raison importante. » Arrivé au bord du puits, il a appelé les corps des mécréants de Quraish par leurs noms et ceux de leurs pères : « Ô untel, fils d’untel ! Ô untel, fils d’untel ! Cela vous aurait-il plu d’obéir à Allah et à Son Messager ? Nous avons trouvé vrai ce que notre Seigneur nous avait promis. Avez-vous aussi trouvé vrai ce que votre Seigneur vous avait promis ? » `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu parles à des corps sans âme ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad, vous n’entendez pas mieux ce que je dis qu’eux. » (Qatada a dit : « Allah les a fait revivre pour qu’ils l’entendent, les réprimander, les humilier, se venger d’eux et leur faire ressentir des remords. »)
Hadith 3977 — Sahih al Bukhari 64:30
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا عَمْرٌو، عَنْ عَطَاءٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما {الَّذِينَ بَدَّلُوا نِعْمَةَ اللَّهِ كُفْرًا} قَالَ هُمْ وَاللَّهِ كُفَّارُ قُرَيْشٍ. قَالَ عَمْرٌو هُمْ قُرَيْشٌ وَمُحَمَّدٌ صلى الله عليه وسلم نِعْمَةُ اللَّهِ {وَأَحَلُّوا قَوْمَهُمْ دَارَ الْبَوَارِ } قَالَ النَّارَ يَوْمَ بَدْرٍ.
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos de la parole d’Allah : « Ceux qui ont échangé la bénédiction d’Allah contre la mécréance... » (14.28) Les gens visés ici par Allah sont les mécréants de Quraish. (`Amr, un des rapporteurs, a dit : « Ce sont (les mécréants de) Quraish et Muhammad est la bénédiction d’Allah. » À propos de la parole d’Allah : « ...et ont conduit leur peuple à la demeure de la destruction ? » (14.29) Ibn `Abbas a dit : « Cela signifie le Feu qu’ils subiront (après leur mort) le jour de Badr. »
Hadith 3978 — Sahih al Bukhari #3978
حَدَّثَنِي عُبَيْدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ ذُكِرَ عِنْدَ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ ابْنَ عُمَرَ رَفَعَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ الْمَيِّتَ يُعَذَّبُ فِي قَبْرِهِ بِبُكَاءِ أَهْلِهِ ". فَقَالَتْ إِنَّمَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّهُ لَيُعَذَّبُ بِخَطِيئَتِهِ وَذَنْبِهِ، وَإِنَّ أَهْلَهُ لَيَبْكُونَ عَلَيْهِ الآنَ ". قَالَتْ وَذَاكَ مِثْلُ قَوْلِهِ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَامَ عَلَى الْقَلِيبِ وَفِيهِ قَتْلَى بَدْرٍ مِنَ الْمُشْرِكِينَ، فَقَالَ لَهُمْ مَا قَالَ إِنَّهُمْ لَيَسْمَعُونَ مَا أَقُولُ. إِنَّمَا قَالَ " إِنَّهُمُ الآنَ لَيَعْلَمُونَ أَنَّ مَا كُنْتُ أَقُولُ لَهُمْ حَقٌّ ". ثُمَّ قَرَأَتْ {إِنَّكَ لاَ تُسْمِعُ الْمَوْتَى} {وَمَا أَنْتَ بِمُسْمِعٍ مَنْ فِي الْقُبُورِ} تَقُولُ حِينَ تَبَوَّءُوا مَقَاعِدَهُمْ مِنَ النَّارِ.
Rapporté par le père de Hisham : On a rapporté devant `Aisha qu’Ibn `Umar attribuait au Prophète (ﷺ) la parole suivante : « Le mort est puni dans sa tombe à cause des pleurs et des lamentations de sa famille. » À cela, `Aisha a dit : « Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Le mort est puni pour ses fautes et ses péchés pendant que sa famille pleure sur lui.’ » Elle a ajouté : « Et cela ressemble à la parole du Messager d’Allah (ﷺ) lorsqu’il s’est tenu au bord du puits contenant les corps des polythéistes tués à Badr : ‘Ils entendent ce que je dis.’ » Elle a ajouté : « Mais il a dit qu’ils savent maintenant très bien que ce que je leur disais était la vérité. » `Aisha a ensuite récité : « Tu ne peux pas faire entendre les morts. » (30.52) et « Tu ne peux pas faire entendre ceux qui sont dans les tombes. » (35.22) c’est-à-dire, quand ils ont pris leur place dans le Feu (de l’Enfer)