Les Expéditions militaires du Prophète (paix et bénédictions sur lui) (maghâzî)
525 hadiths · #3949–4473
Hadith 3979 — Sahih al Bukhari 64:31
حَدَّثَنِي عُبَيْدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ ذُكِرَ عِنْدَ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ ابْنَ عُمَرَ رَفَعَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ الْمَيِّتَ يُعَذَّبُ فِي قَبْرِهِ بِبُكَاءِ أَهْلِهِ ". فَقَالَتْ إِنَّمَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّهُ لَيُعَذَّبُ بِخَطِيئَتِهِ وَذَنْبِهِ، وَإِنَّ أَهْلَهُ لَيَبْكُونَ عَلَيْهِ الآنَ ". قَالَتْ وَذَاكَ مِثْلُ قَوْلِهِ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَامَ عَلَى الْقَلِيبِ وَفِيهِ قَتْلَى بَدْرٍ مِنَ الْمُشْرِكِينَ، فَقَالَ لَهُمْ مَا قَالَ إِنَّهُمْ لَيَسْمَعُونَ مَا أَقُولُ. إِنَّمَا قَالَ " إِنَّهُمُ الآنَ لَيَعْلَمُونَ أَنَّ مَا كُنْتُ أَقُولُ لَهُمْ حَقٌّ ". ثُمَّ قَرَأَتْ {إِنَّكَ لاَ تُسْمِعُ الْمَوْتَى} {وَمَا أَنْتَ بِمُسْمِعٍ مَنْ فِي الْقُبُورِ} تَقُولُ حِينَ تَبَوَّءُوا مَقَاعِدَهُمْ مِنَ النَّارِ.
Rapporté par le père de Hisham : On a rapporté devant `Aisha qu’Ibn `Umar attribuait au Prophète (ﷺ) la parole suivante : « Le mort est puni dans sa tombe à cause des pleurs et des lamentations de sa famille. » À cela, `Aisha a dit : « Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Le mort est puni pour ses fautes et ses péchés pendant que sa famille pleure sur lui.’ » Elle a ajouté : « Et cela ressemble à la parole du Messager d’Allah (ﷺ) lorsqu’il s’est tenu au bord du puits contenant les corps des polythéistes tués à Badr : ‘Ils entendent ce que je dis.’ » Elle a ajouté : « Mais il a dit qu’ils savent maintenant très bien que ce que je leur disais était la vérité. » `Aisha a ensuite récité : « Tu ne peux pas faire entendre les morts. » (30.52) et « Tu ne peux pas faire entendre ceux qui sont dans les tombes. » (35.22) c’est-à-dire, quand ils ont pris leur place dans le Feu (de l’Enfer)
Hadith 3980 — Sahih al Bukhari #3980
حَدَّثَنِي عُثْمَانُ، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ وَقَفَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى قَلِيبِ بَدْرٍ فَقَالَ {هَلْ وَجَدْتُمْ مَا وَعَدَ رَبُّكُمْ حَقًّا ثُمَّ قَالَ إِنَّهُمُ الآنَ يَسْمَعُونَ مَا أَقُولُ} فَذُكِرَ لِعَائِشَةَ فَقَالَتْ إِنَّمَا قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّهُمُ الآنَ لَيَعْلَمُونَ أَنَّ الَّذِي كُنْتُ أَقُولُ لَهُمْ هُوَ الْحَقُّ ". ثُمَّ قَرَأَتْ {إِنَّكَ لاَ تُسْمِعُ الْمَوْتَى} حَتَّى قَرَأَتِ الآيَةَ.
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) s’est tenu au puits de Badr (où se trouvaient les corps des polythéistes) et a dit : « Avez-vous trouvé vrai ce que votre Seigneur vous avait promis ? » Puis il a ajouté : « Maintenant, ils entendent ce que je dis. » Cela a été rapporté à `Aisha et elle a dit : « Mais le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Maintenant, ils savent très bien que ce que je leur disais était la vérité.’ » Puis elle a récité (le verset sacré) : « Tu ne peux pas faire entendre les morts... » jusqu’à la fin du verset
Hadith 3981 — Sahih al Bukhari 64:32
حَدَّثَنِي عُثْمَانُ، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ وَقَفَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى قَلِيبِ بَدْرٍ فَقَالَ {هَلْ وَجَدْتُمْ مَا وَعَدَ رَبُّكُمْ حَقًّا ثُمَّ قَالَ إِنَّهُمُ الآنَ يَسْمَعُونَ مَا أَقُولُ} فَذُكِرَ لِعَائِشَةَ فَقَالَتْ إِنَّمَا قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّهُمُ الآنَ لَيَعْلَمُونَ أَنَّ الَّذِي كُنْتُ أَقُولُ لَهُمْ هُوَ الْحَقُّ ". ثُمَّ قَرَأَتْ {إِنَّكَ لاَ تُسْمِعُ الْمَوْتَى} حَتَّى قَرَأَتِ الآيَةَ.
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) s’est tenu au puits de Badr (où se trouvaient les corps des polythéistes) et a dit : « Avez-vous trouvé vrai ce que votre Seigneur vous avait promis ? » Puis il a ajouté : « Maintenant, ils entendent ce que je dis. » Cela a été rapporté à `Aisha et elle a dit : « Mais le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Maintenant, ils savent très bien que ce que je leur disais était la vérité.’ » Puis elle a récité (le verset sacré) : « Tu ne peux pas faire entendre les morts... » jusqu’à la fin du verset
Hadith 3982 — Sahih al Bukhari 64:33
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ بْنُ عَمْرٍو، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنْ حُمَيْدٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ أُصِيبَ حَارِثَةُ يَوْمَ بَدْرٍ وَهْوَ غُلاَمٌ، فَجَاءَتْ أُمُّهُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، قَدْ عَرَفْتَ مَنْزِلَةَ حَارِثَةَ مِنِّي، فَإِنْ يَكُنْ فِي الْجَنَّةِ أَصْبِرْ وَأَحْتَسِبْ، وَإِنْ تَكُ الأُخْرَى تَرَى مَا أَصْنَعُ فَقَالَ " وَيْحَكِ أَوَهَبِلْتِ أَوَجَنَّةٌ وَاحِدَةٌ هِيَ إِنَّهَا جِنَانٌ كَثِيرَةٌ، وَإِنَّهُ فِي جَنَّةِ الْفِرْدَوْسِ ".
Rapporté par Anas : Haritha a été tué en martyr le jour (de la bataille) de Badr, alors qu’il était encore jeune. Sa mère est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu sais combien Haritha m’est cher. S’il est au Paradis, je resterai patiente et j’espérerai la récompense d’Allah, mais si ce n’est pas le cas, tu verras ce que je ferai ! » Il a dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde ! As-tu perdu la raison ? Crois-tu qu’il n’y a qu’un seul Paradis ? Il y a plusieurs Paradis et ton fils est dans le (plus élevé) Paradis d’Al-Firdaws. »
Hadith 3983 — Sahih al Bukhari 64:34
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ إِدْرِيسَ، قَالَ سَمِعْتُ حُصَيْنَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ سَعْدِ بْنِ عُبَيْدَةَ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ السُّلَمِيِّ، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبَا مَرْثَدٍ وَالزُّبَيْرَ وَكُلُّنَا فَارِسٌ قَالَ " انْطَلِقُوا حَتَّى تَأْتُوا رَوْضَةَ خَاخٍ، فَإِنَّ بِهَا امْرَأَةً مِنَ الْمُشْرِكِينَ، مَعَهَا كِتَابٌ مِنْ حَاطِبِ بْنِ أَبِي بَلْتَعَةَ إِلَى الْمُشْرِكِينَ ". فَأَدْرَكْنَاهَا تَسِيرُ عَلَى بَعِيرٍ لَهَا حَيْثُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْنَا الْكِتَابُ. فَقَالَتْ مَا مَعَنَا كِتَابٌ. فَأَنَخْنَاهَا فَالْتَمَسْنَا فَلَمْ نَرَ كِتَابًا، فَقُلْنَا مَا كَذَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، لَتُخْرِجِنَّ الْكِتَابَ أَوْ لَنُجَرِّدَنَّكِ. فَلَمَّا رَأَتِ الْجِدَّ أَهْوَتْ إِلَى حُجْزَتِهَا وَهْىَ مُحْتَجِزَةٌ بِكِسَاءٍ فَأَخْرَجَتْهُ، فَانْطَلَقْنَا بِهَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، قَدْ خَانَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالْمُؤْمِنِينَ، فَدَعْنِي فَلأَضْرِبْ عُنُقَهُ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَا حَمَلَكَ عَلَى مَا صَنَعْتَ ". قَالَ حَاطِبٌ وَاللَّهِ مَا بِي أَنْ لاَ أَكُونَ مُؤْمِنًا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم أَرَدْتُ أَنْ يَكُونَ لِي عِنْدَ الْقَوْمِ يَدٌ يَدْفَعُ اللَّهُ بِهَا عَنْ أَهْلِي وَمَالِي، وَلَيْسَ أَحَدٌ مِنْ أَصْحَابِكَ إِلاَّ لَهُ هُنَاكَ مِنْ عَشِيرَتِهِ مَنْ يَدْفَعُ اللَّهُ بِهِ عَنْ أَهْلِهِ وَمَالِهِ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " صَدَقَ، وَلاَ تَقُولُوا لَهُ إِلاَّ خَيْرًا ". فَقَالَ عُمَرُ إِنَّهُ قَدْ خَانَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالْمُؤْمِنِينَ، فَدَعْنِي فَلأَضْرِبَ عُنُقَهُ. فَقَالَ " أَلَيْسَ مِنْ أَهْلِ بَدْرٍ ". فَقَالَ " لَعَلَّ اللَّهَ اطَّلَعَ إِلَى أَهْلِ بَدْرٍ فَقَالَ اعْمَلُوا مَا شِئْتُمْ فَقَدْ وَجَبَتْ لَكُمُ الْجَنَّةُ، أَوْ فَقَدْ غَفَرْتُ لَكُمْ ". فَدَمَعَتْ عَيْنَا عُمَرَ وَقَالَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ.
Rapporté par `Ali : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyé, moi, Abu Marthad et Az-Zubair, tous à cheval, et a dit : « Allez jusqu’à Raudat-Khakh où se trouve une femme polythéiste portant une lettre de Hatib bin Abi Balta’a pour les polythéistes de La Mecque. » Nous l’avons trouvée sur sa chamelle à l’endroit indiqué par le Messager d’Allah (ﷺ). Nous lui avons dit : « (Donne-nous) la lettre. » Elle a répondu : « Je n’ai pas de lettre. » Alors nous avons fait agenouiller sa chamelle et l’avons fouillée, mais nous n’avons rien trouvé. Puis nous avons dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) ne nous a pas menti, c’est certain. Sors la lettre, sinon nous te déshabillerons. » Voyant que nous étions décidés, elle a mis la main sous sa ceinture, car elle avait attaché son manteau autour de la taille, et elle a sorti la lettre. Nous l’avons alors amenée au Messager d’Allah (ﷺ). `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah ! (Ce Hatib) a trahi Allah, Son Messager et les croyants ! Laisse-moi lui trancher la tête ! » Le Prophète a demandé à Hatib : « Pourquoi as-tu fait cela ? » Hatib a répondu : « Par Allah, je n’ai pas voulu renier ma foi en Allah et en Son Messager, mais je voulais avoir une influence auprès des gens (de La Mecque) pour qu’Allah protège ma famille et mes biens grâce à cela. Chacun de tes compagnons a des proches là-bas par qui Allah protège sa famille et ses biens. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il a dit la vérité ; ne lui dites que du bien. » `Umar a répété : « Il a trahi Allah, Son Messager et les croyants. Laisse-moi lui trancher la tête ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « N’est-il pas l’un des combattants de Badr ? Peut-être qu’Allah a regardé les combattants de Badr et a dit : ‘Faites ce que vous voulez, car Je vous ai accordé le Paradis’, ou bien : ‘Je vous ai pardonnés.’ » À ces mots, les larmes ont coulé des yeux de `Umar, qui a dit : « Allah et Son Messager savent mieux. »
Hadith 3984 — Sahih al Bukhari 64:35
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ الْجُعْفِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو أَحْمَدَ الزُّبَيْرِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ الْغَسِيلِ، عَنْ حَمْزَةَ بْنِ أَبِي أُسَيْدٍ، وَالزُّبَيْرِ بْنِ الْمُنْذِرِ بْنِ أَبِي أُسَيْدٍ، عَنْ أَبِي أُسَيْدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ بَدْرٍ " إِذَا أَكْثَبُوكُمْ فَارْمُوهُمْ وَاسْتَبْقُوا نَبْلَكُمْ ".
Rapporté par Usaid : Le jour de Badr, le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dit : « Quand l’ennemi s’approche de vous, tirez sur eux, mais économisez vos flèches (pour ne pas les gaspiller). »
Hadith 3985 — Sahih al Bukhari 64:36
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحِيمِ، حَدَّثَنَا أَبُو أَحْمَدَ الزُّبَيْرِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ الْغَسِيلِ، عَنْ حَمْزَةَ بْنِ أَبِي أُسَيْدٍ، وَالْمُنْذِرِ بْنِ أَبِي أُسَيْدٍ، عَنْ أَبِي أُسَيْدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ بَدْرٍ " إِذَا أَكْثَبُوكُمْ ـ يَعْنِي كَثَرُوكُمْ ـ فَارْمُوهُمْ، وَاسْتَبْقُوا نَبْلَكُمْ ".
Rapporté par Abu Usaid : Le jour de (la bataille de) Badr, le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dit : « Quand votre ennemi s’approche de vous (c’est-à-dire vous submerge par le nombre), tirez sur eux, mais économisez vos flèches. »
Hadith 3986 — Sahih al Bukhari 64:37
حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى الرُّمَاةِ يَوْمَ أُحُدٍ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ جُبَيْرٍ، فَأَصَابُوا مِنَّا سَبْعِينَ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابُهُ أَصَابُوا مِنَ الْمُشْرِكِينَ يَوْمَ بَدْرٍ أَرْبَعِينَ وَمِائَةً سَبْعِينَ أَسِيرًا وَسَبْعِينَ قَتِيلاً. قَالَ أَبُو سُفْيَانَ يَوْمٌ بِيَوْمِ بَدْرٍ، وَالْحَرْبُ سِجَالٌ.
Rapporté par Al-Bara' bin `Azib : Le jour d’Uhud, le Prophète (ﷺ) a nommé `Abdullah bin Jubair chef des archers, et soixante-dix d’entre nous ont été blessés ou tués. Le jour (de la bataille) de Badr, le Prophète (ﷺ) et ses compagnons ont infligé 140 pertes aux polythéistes : 70 ont été faits prisonniers et 70 tués. Abu Sufyan a dit : « Ce jour est (une revanche) pour le jour de Badr et l’issue de la guerre reste incertaine. »
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le bien, c’est ce qu’Allah nous a accordé plus tard (après Uhud), et la récompense de la sincérité, c’est ce qu’Allah nous a donné après le jour (de la bataille) de Badr. »
Rapporté par `Abdur-Rahman bin `Auf : Pendant que je combattais au premier rang le jour de la bataille de Badr, j’ai soudain regardé derrière moi et j’ai vu à ma droite et à ma gauche deux jeunes garçons. Je ne me sentais pas en sécurité entre eux. L’un d’eux m’a alors demandé discrètement, pour que son compagnon n’entende pas : « Ô oncle ! Montre-moi Abu Jahl. » J’ai répondu : « Ô mon neveu ! Que veux-tu lui faire ? » Il a dit : « J’ai fait la promesse à Allah que si je le vois (c’est-à-dire Abu Jahl), soit je le tuerai, soit je mourrai en essayant. » Puis l’autre m’a dit la même chose en secret. Je n’aurais pas voulu être entre deux autres hommes à leur place. Alors je leur ai montré Abu Jahl. Tous les deux l’ont attaqué comme deux faucons jusqu’à ce qu’ils le mettent à terre. Ces deux garçons étaient les fils d’Afra (une femme Ansari)