Le Commentaire prophétique du Coran (tafsîr du Prophète (paix et bénédictions sur lui))
504 hadiths · #4474–4977
Hadith 4604 — Sahih al Bukhari 65:126
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سِنَانٍ، حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، حَدَّثَنَا هِلاَلٌ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ قَالَ أَنَا خَيْرٌ مِنْ يُونُسَ بْنِ مَتَّى فَقَدْ كَذَبَ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui dit que je suis meilleur que Jonas fils de Matta est un menteur. »
Hadith 4605 — Sahih al Bukhari 65:127
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، سَمِعْتُ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ آخِرُ سُورَةٍ نَزَلَتْ بَرَاءَةَ، وَآخِرُ آيَةٍ نَزَلَتْ {يَسْتَفْتُونَكَ }
Rapporté par Al-Bara : La dernière sourate qui a été révélée est Bara’a, et le dernier verset révélé est : « Ils te demandent un avis juridique. Dis : Allah vous donne un avis à propos de ceux qui n’ont ni descendants ni ascendants comme héritiers. »
Rapporté par Tariq bin Shihab : Les Juifs ont dit à `Umar : « Vous (les musulmans) récitez un verset, et s’il nous avait été révélé, nous aurions fait du jour de sa révélation un jour de fête. » `Umar a dit : « Je sais très bien quand et où il a été révélé, et où était le Messager d’Allah (ﷺ) quand il a été révélé. (Il a été révélé) le jour de `Arafat (jour du Hajj), et par Allah, j’étais à `Arafat. » Sufyan, un des rapporteurs, a dit : J’ai un doute si le verset : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion. » a été révélé un vendredi ou non
Hadith 4607 — Sahih al Bukhari 65:129
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَعْضِ أَسْفَارِهِ، حَتَّى إِذَا كُنَّا بِالْبَيْدَاءِ أَوْ بِذَاتِ الْجَيْشِ انْقَطَعَ عِقْدٌ لِي، فَأَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْتِمَاسِهِ، وَأَقَامَ النَّاسُ مَعَهُ، وَلَيْسُوا عَلَى مَاءٍ، وَلَيْسَ مَعَهُمْ مَاءٌ فَأَتَى النَّاسُ إِلَى أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ فَقَالُوا أَلاَ تَرَى مَا صَنَعَتْ عَائِشَةُ أَقَامَتْ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبِالنَّاسِ، وَلَيْسُوا عَلَى مَاءٍ، وَلَيْسَ مَعَهُمْ مَاءٌ، فَجَاءَ أَبُو بَكْرٍ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاضِعٌ رَأْسَهُ عَلَى فَخِذِي قَدْ نَامَ، فَقَالَ حَبَسْتِ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالنَّاسَ، وَلَيْسُوا عَلَى مَاءٍ، وَلَيْسَ مَعَهُمْ مَاءٌ قَالَتْ عَائِشَةُ فَعَاتَبَنِي أَبُو بَكْرٍ، وَقَالَ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَقُولَ، وَجَعَلَ يَطْعُنُنِي بِيَدِهِ فِي خَاصِرَتِي، وَلاَ يَمْنَعُنِي مِنَ التَّحَرُّكِ إِلاَّ مَكَانُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى فَخِذِي، فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى أَصْبَحَ عَلَى غَيْرِ مَاءٍ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ آيَةَ التَّيَمُّمِ فَقَالَ أُسَيْدُ بْنُ حُضَيْرٍ مَا هِيَ بِأَوَّلِ بَرَكَتِكُمْ يَا آلَ أَبِي بَكْرٍ. قَالَتْ فَبَعَثْنَا الْبَعِيرَ الَّذِي كُنْتُ عَلَيْهِ فَإِذَا الْعِقْدُ تَحْتَهُ.
Rapporté par Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ) : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors d’un de ses voyages, et quand nous étions à Baida’ ou à Dhat-al-Jaish, un de mes colliers s’est cassé (et perdu). Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est arrêté pour le chercher, et les gens aussi. Il n’y avait ni point d’eau ni eau avec eux. Les gens sont donc allés voir Abu Bakr As-Siddiq et ont dit : « Ne vois-tu pas ce qu’a fait `Aisha ? Elle a retenu le Messager d’Allah (ﷺ) et les gens à un endroit sans eau, et ils n’ont pas d’eau avec eux. » Abu Bakr est venu alors que le Messager d’Allah (ﷺ) dormait, la tête sur ma cuisse. Il m’a dit : « Tu as retenu le Messager d’Allah (ﷺ) et les gens à un endroit sans eau, et ils n’ont pas d’eau avec eux. » Il m’a réprimandée et a dit ce qu’Allah a voulu, et il m’a frappée sur le flanc avec sa main. Rien ne m’a empêchée de bouger (à cause de la douleur) sauf la position du Messager d’Allah (ﷺ) sur ma cuisse. Quand l’aube s’est levée, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est réveillé et il n’y avait pas d’eau, alors Allah a révélé le verset du Tayammum. Usaid bin Hudair a dit : « Ce n’est pas la première bénédiction venant de toi, ô famille d’Abu Bakr. » Ensuite, nous avons fait lever le chameau sur lequel j’étais, et nous avons trouvé le collier en dessous
Hadith 4608 — Sahih al Bukhari 65:130
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرٌو، أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ الْقَاسِمِ، حَدَّثَهُ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ سَقَطَتْ قِلاَدَةٌ لِي بِالْبَيْدَاءِ وَنَحْنُ دَاخِلُونَ الْمَدِينَةَ، فَأَنَاخَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَنَزَلَ، فَثَنَى رَأْسَهُ فِي حَجْرِي رَاقِدًا، أَقْبَلَ أَبُو بَكْرٍ فَلَكَزَنِي لَكْزَةً شَدِيدَةً وَقَالَ حَبَسْتِ النَّاسَ فِي قِلاَدَةٍ. فَبِي الْمَوْتُ لِمَكَانِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَدْ أَوْجَعَنِي، ثُمَّ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم اسْتَيْقَظَ وَحَضَرَتِ الصُّبْحُ فَالْتُمِسَ الْمَاءُ فَلَمْ يُوجَدْ فَنَزَلَتْ {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاَةِ} الآيَةَ. فَقَالَ أُسَيْدُ بْنُ حُضَيْرٍ لَقَدْ بَارَكَ اللَّهُ لِلنَّاسِ فِيكُمْ يَا آلَ أَبِي بَكْرٍ، مَا أَنْتُمْ إِلاَّ بَرَكَةٌ لَهُمْ.
Rapporté par Aisha : Un de mes colliers a été perdu à Al-Baida’ alors que nous étions en route vers Médine. Le Prophète (ﷺ) a fait agenouiller son chameau, est descendu, a posé sa tête sur mes genoux et s’est endormi. Abu Bakr est venu vers moi et m’a frappée violemment sur la poitrine en disant : « Tu as retenu les gens à cause d’un collier. » Je suis restée immobile comme une morte à cause de la position du Messager d’Allah (ﷺ) sur mes genoux, même si Abu Bakr m’avait fait mal (avec la gifle). Puis le Prophète (ﷺ) s’est réveillé et c’était l’heure de la prière du matin. On a cherché de l’eau, en vain ; alors le verset suivant a été révélé : « Ô vous qui croyez ! Quand vous vous levez pour la prière… » (5:6) Usaid bin Hudair a dit : « Allah a béni les gens grâce à toi, ô famille d’Abu Bakr. Vous n’êtes qu’une bénédiction pour eux. »
Hadith 4609 — Sahih al Bukhari 65:131
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ مُخَارِقٍ، عَنْ طَارِقِ بْنِ شِهَابٍ، سَمِعْتُ ابْنَ مَسْعُودٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ شَهِدْتُ مِنَ الْمِقْدَادِ ح وَحَدَّثَنِي حَمْدَانُ بْنُ عُمَرَ حَدَّثَنَا أَبُو النَّضْرِ حَدَّثَنَا الأَشْجَعِيُّ عَنْ سُفْيَانَ عَنْ مُخَارِقٍ عَنْ طَارِقٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ قَالَ قَالَ الْمِقْدَادُ يَوْمَ بَدْرٍ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا لاَ نَقُولُ لَكَ كَمَا قَالَتْ بَنُو إِسْرَائِيلَ لِمُوسَى {فَاذْهَبْ أَنْتَ وَرَبُّكَ فَقَاتِلاَ إِنَّا هَا هُنَا قَاعِدُونَ} وَلَكِنِ امْضِ وَنَحْنُ مَعَكَ. فَكَأَنَّهُ سُرِّيَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. وَرَوَاهُ وَكِيعٌ عَنْ سُفْيَانَ عَنْ مُخَارِقٍ عَنْ طَارِقٍ أَنَّ الْمِقْدَادَ قَالَ ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par `Abdullah (bin Masud) : Le jour de Badr, Al-Miqdad a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous ne te disons pas comme les enfants d’Israël l’ont dit à Moïse : “Va, toi et ton Seigneur, et combattez tous les deux ; nous restons ici” (5:24), mais (nous disons) : “Avance, nous sommes avec toi.” » Cela a beaucoup réjoui le Messager d’Allah (ﷺ)
Rapporté par Abu Qilaba : Il était assis derrière `Umar bin `Abdul `Aziz et les gens discutaient (au sujet de l’at-Qasama) et disaient différentes choses, affirmant que les califes l’avaient permis. `Umar bin `Abdul `Aziz s’est tourné vers Abu Qilaba, qui était derrière lui, et a dit : « Qu’en dis-tu, ô `Abdullah bin Zaid ? » ou : « Qu’en dis-tu, ô Abu Qilaba ? » Abu Qilaba a dit : « Je ne connais que trois cas où il est permis de tuer quelqu’un en Islam : une personne mariée qui commet l’adultère, celui qui a tué quelqu’un injustement, ou celui qui fait la guerre à Allah et à Son Messager. » ‘Anbasa a dit : « Anas nous a rapporté telle ou telle chose. » Abu Qilaba a dit : « Anas m’a raconté à ce sujet que des gens sont venus voir le Prophète (ﷺ) et lui ont dit : “Le climat de cette région ne nous convient pas.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Voici des chameaux qui nous appartiennent, emmenez-les au pâturage, buvez de leur lait et de leur urine.” Ils l’ont fait, et après avoir guéri, ils ont attaqué le berger, l’ont tué et ont volé les chameaux. Pourquoi retarder leur punition alors qu’ils ont tué (un homme), fait la guerre à Allah et à Son Messager et effrayé le Messager d’Allah (ﷺ) ? » ‘Anbasa a dit : « Je témoigne de l’unicité d’Allah ! » Abu Qilaba a dit : « Tu doutes de moi ? » ‘Anbasa a dit : « Non, Anas nous a rapporté ce hadith. » Puis ‘Anbasa a ajouté : « Ô gens de tel ou tel pays, vous resterez dans le bien tant qu’Allah gardera cet homme et ceux qui lui ressemblent parmi vous. »
Hadith 4611 — Sahih al Bukhari 65:133
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ سَلاَمٍ، أَخْبَرَنَا الْفَزَارِيُّ، عَنْ حُمَيْدٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَسَرَتِ الرُّبَيِّعُ ـ وَهْىَ عَمَّةُ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ ثَنِيَّةَ جَارِيَةٍ مِنَ الأَنْصَارِ، فَطَلَبَ الْقَوْمُ الْقِصَاصَ، فَأَتَوُا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالْقِصَاصِ. فَقَالَ أَنَسُ بْنُ النَّضْرِ عَمُّ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ لاَ وَاللَّهِ لاَ تُكْسَرْ سِنُّهَا يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا أَنَسُ كِتَابُ اللَّهِ الْقِصَاصُ ". فَرَضِيَ الْقَوْمُ وَقَبِلُوا الأَرْشَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ مِنْ عِبَادِ اللَّهِ مَنْ لَوْ أَقْسَمَ عَلَى اللَّهِ لأَبَرَّهُ ".
Rapporté par Anas (bin Malik) : Ar-Rubai (la tante paternelle d’Anas bin Malik) a cassé une dent d’une jeune fille ansarie. Sa famille a demandé la loi du talion (Qisas) et ils sont allés voir le Prophète (ﷺ) qui a jugé qu’il fallait appliquer le Qisas. Anas bin An-Nadr (l’oncle paternel d’Anas bin Malik) a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, sa dent ne sera pas cassée. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ô Anas ! La loi dans le Livre d’Allah, c’est le Qisas. » Mais les proches de la jeune fille ont finalement renoncé à leur demande et ont accepté une compensation. Alors, le Messager d’Allah a dit : « Il y a parmi les serviteurs d’Allah des gens qui, s’ils jurent, Allah exauce leur serment. »
Hadith 4612 — Sahih al Bukhari 65:134
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ مَنْ حَدَّثَكَ أَنَّ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم كَتَمَ شَيْئًا مِمَّا أُنْزِلَ عَلَيْهِ، فَقَدْ كَذَبَ، وَاللَّهُ يَقُولُ {يَا أَيُّهَا الرَّسُولُ بَلِّغْ مَا أُنْزِلَ إِلَيْكَ} الآيَةَ.
Rapporté par `Aisha : Celui qui dit que Muhammad a caché une partie de ce qui lui a été révélé est un menteur, car Allah dit : « Ô Messager (Muhammad) ! Proclame le message qui t’a été envoyé de la part de ton Seigneur. »
Hadith 4613 — Sahih al Bukhari 65:135
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ سَلَمَةَ، حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ سُعَيْرٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنِ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أُنْزِلَتْ هَذِهِ الآيَةُ {لاَ يُؤَاخِذُكُمُ اللَّهُ بِاللَّغْوِ فِي أَيْمَانِكُمْ} فِي قَوْلِ الرَّجُلِ لاَ وَاللَّهِ، وَبَلَى وَاللَّهِ.
Rapporté par `Aisha : Ce verset : « Allah ne vous tiendra pas rigueur pour ce qui est involontaire dans vos serments. » (5.89) a été révélé à propos d’un homme qui disait dans ses conversations : « Non, par Allah » et « Oui, par Allah. »