Le Commentaire prophétique du Coran (tafsîr du Prophète (paix et bénédictions sur lui))
504 hadiths · #4474–4977
Hadith 4884 — Sahih al Bukhari 65:404
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَرَّقَ نَخْلَ بَنِي النَّضِيرِ وَقَطَعَ، وَهْىَ الْبُوَيْرَةُ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى {مَا قَطَعْتُمْ مِنْ لِينَةٍ أَوْ تَرَكْتُمُوهَا قَائِمَةً عَلَى أُصُولِهَا فَبِإِذْنِ اللَّهِ وَلِيُخْزِيَ الْفَاسِقِينَ}
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a brûlé et coupé les palmiers des Bani An-Nadir qui étaient à Al-Buwair (un endroit près de Médine). À ce moment-là, Allah a révélé : « Ce que vous (ô musulmans) avez coupé des palmiers (de l’ennemi) ou que vous avez laissés debout sur leurs troncs, c’était avec la permission d’Allah, afin qu’Il couvre de honte les rebelles. »
Hadith 4885 — Sahih al Bukhari 65:405
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَان ُ ـ غَيْرَ مَرَّةٍ ـ عَنْ عَمْرٍو، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَوْسِ بْنِ الْحَدَثَانِ، عَنْ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَتْ أَمْوَالُ بَنِي النَّضِيرِ مِمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم مِمَّا لَمْ يُوجِفِ الْمُسْلِمُونَ عَلَيْهِ بِخَيْلٍ وَلاَ رِكَابٍ، فَكَانَتْ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَاصَّةً، يُنْفِقُ عَلَى أَهْلِهِ مِنْهَا نَفَقَةَ سَنَتِهِ، ثُمَّ يَجْعَلُ مَا بَقِيَ فِي السِّلاَحِ وَالْكُرَاعِ، عُدَّةً فِي سَبِيلِ اللَّهِ.
Rapporté par `Umar : Les biens des Bani An-Nadir faisaient partie du butin qu’Allah a donné à Son Messager. Ce butin n’a été obtenu par aucune expédition des musulmans, ni à cheval, ni à dos de chameau. Donc ces biens étaient réservés au Messager d’Allah (ﷺ) uniquement, et il en utilisait une partie pour subvenir aux besoins annuels de ses épouses, et le reste servait à acheter des armes et des chevaux pour la cause d’Allah
Rapporté par Alqama : `Abdullah (bin Masud) a dit : « Allah maudit les femmes qui pratiquent le tatouage et celles qui se font tatouer, celles qui enlèvent les poils de leur visage et celles qui se font écarter les dents artificiellement pour paraître plus belles, modifiant ainsi la création d’Allah. » Ce qu’il a dit est parvenu à une femme des Bani Asd appelée Um Yaqub, qui est venue voir `Abdullah et lui a dit : « J’ai appris que tu as maudit telles et telles femmes ? » Il a répondu : « Pourquoi ne maudirais-je pas celles qu’a maudites le Messager d’Allah (ﷺ) et qui sont (maudites) dans le Livre d’Allah ! » Um Yaqub a dit : « J’ai lu tout le Coran, mais je n’y ai pas trouvé ce que tu dis. » Il a dit : « Si tu l’as lu (le Coran), tu l’as trouvé. N’as-tu pas lu : ‘Ce que le Messager vous donne, prenez-le, et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en.’ (59.7) » Elle a répondu : « Oui, je l’ai lu. » Il a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit ces choses. » Elle a dit : « Mais je vois que ta femme fait ces choses ? » Il a dit : « Va la voir. » Elle y est allée mais n’a rien vu qui confirme ses propos. Alors il a dit : « Si ma femme faisait cela, je ne resterais pas avec elle. »
Hadith 4887 — Sahih al Bukhari 65:407
حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، عَنْ سُفْيَانَ، قَالَ ذَكَرْتُ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَابِسٍ حَدِيثَ مَنْصُورٍ عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَعَنَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْوَاصِلَةَ فَقَالَ سَمِعْتُهُ مِنِ امْرَأَةٍ يُقَالُ لَهَا أُمُّ يَعْقُوبَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ مِثْلَ حَدِيثِ مَنْصُورٍ.
Rapporté par `Abdullah (bin Masud) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a maudit la femme qui utilise de faux cheveux
Hadith 4888 — Sahih al Bukhari 65:408
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرٍ، عَنْ حُصَيْنٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ، قَالَ قَالَ عُمَرُ رضى الله عنه أُوصِي الْخَلِيفَةَ بِالْمُهَاجِرِينَ الأَوَّلِينَ أَنْ يَعْرِفَ لَهُمْ حَقَّهُمْ، وَأُوصِي الْخَلِيفَةَ بِالأَنْصَارِ الَّذِينَ تَبَوَّءُوا الدَّارَ وَالإِيمَانَ مِنْ قَبْلِ أَنْ يُهَاجِرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَقْبَلَ مِنْ مُحْسِنِهِمْ وَيَعْفُوَ عَنْ مُسِيئِهِمْ.
Rapporté par `Umar : Je recommande à mon successeur de prendre soin et de garantir les droits des premiers émigrants ; et je conseille aussi à mon successeur d’être bienveillant envers les Ansar qui avaient des maisons (à Médine) et avaient adopté la foi avant que le Prophète (ﷺ) n’émigre vers eux, d’accepter le bien de leurs meilleurs et de pardonner à leurs fautifs
Hadith 4889 — Sahih al Bukhari 65:409
حَدَّثَنِي يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ كَثِيرٍ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا فُضَيْلُ بْنُ غَزْوَانَ، حَدَّثَنَا أَبُو حَازِمٍ الأَشْجَعِيُّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَتَى رَجُلٌ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَصَابَنِي الْجَهْدُ فَأَرْسَلَ إِلَى نِسَائِهِ فَلَمْ يَجِدْ عِنْدَهُنَّ شَيْئًا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ رَجُلٌ يُضَيِّفُ هَذِهِ اللَّيْلَةَ يَرْحَمُهُ اللَّهُ ". فَقَامَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَقَالَ أَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَذَهَبَ إِلَى أَهْلِهِ فَقَالَ لاِمْرَأَتِهِ ضَيْفُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لاَ تَدَّخِرِيهِ شَيْئًا. قَالَتْ وَاللَّهِ مَا عِنْدِي إِلاَّ قُوتُ الصِّبْيَةِ. قَالَ فَإِذَا أَرَادَ الصِّبْيَةُ الْعَشَاءَ فَنَوِّمِيهِمْ، وَتَعَالَىْ فَأَطْفِئِي السِّرَاجَ وَنَطْوِي بُطُونَنَا اللَّيْلَةَ. فَفَعَلَتْ ثُمَّ غَدَا الرَّجُلُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " لَقَدْ عَجِبَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ـ أَوْ ضَحِكَ ـ مِنْ فُلاَنٍ وَفُلاَنَةَ ". فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ {وَيُؤْثِرُونَ عَلَى أَنْفُسِهِمْ وَلَوْ كَانَ بِهِمْ خَصَاصَةٌ}
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je souffre de fatigue et de faim. » Le Prophète (ﷺ) a envoyé quelqu’un chez ses épouses (pour chercher quelque chose), mais le messager n’a rien trouvé chez elles. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : « N’y a-t-il personne pour accueillir cet homme ce soir afin qu’Allah lui fasse miséricorde ? » Un homme des Ansar s’est levé et a dit : « Moi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il est donc allé voir sa femme et lui a dit : « C’est l’invité du Messager d’Allah (ﷺ), ne lui cache rien. » Elle a dit : « Par Allah, je n’ai rien d’autre que la nourriture des enfants. » Il a dit : « Quand les enfants demanderont à manger, mets-les au lit et éteins la lumière ; nous ne mangerons pas ce soir. » Elle a fait ainsi. Le matin, l’homme des Ansar est allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) qui a dit : « Allah a été satisfait (ou Il a accordé Sa miséricorde) à untel et à sa femme (pour leur bonne action). » Puis Allah a révélé : « Mais ils leur donnent la préférence sur eux-mêmes, même s’ils sont dans le besoin. »
Rapporté par `Ali : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyé avec Az-Zubair et Al-Miqdad en disant : « Allez jusqu’à un endroit appelé Raudat-Khakh où se trouve une femme voyageant dans une litière sur un chameau. Elle a une lettre. Prenez-lui la lettre. » Nous sommes donc partis, nos chevaux au galop, jusqu’à Raudat Khakh. Nous avons vu la femme et lui avons dit : « Sors la lettre ! » Elle a dit : « Je n’ai pas de lettre. » Nous avons dit : « Soit tu sors la lettre, soit nous te fouillons. » Alors elle a sorti la lettre de sa natte de cheveux. Nous avons apporté la lettre au Prophète (ﷺ) et elle était adressée par Hatib bin Abi Balta’a à des polythéistes de La Mecque, les informant de certaines affaires du Prophète. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’est-ce que c’est, ô Hatib ? » Hatib a répondu : « Ne sois pas pressé avec moi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je suis un homme Ansari et je ne fais pas partie d’eux (les infidèles de Quraish), alors que les émigrants qui étaient avec toi avaient des proches qui protégeaient leurs familles et leurs biens à La Mecque. Pour compenser le fait de ne pas avoir de liens de sang avec eux, j’ai voulu leur rendre service afin qu’ils protègent mes proches (à La Mecque), et je n’ai pas fait cela par mécréance ni par envie de quitter ma religion. » Le Prophète a alors dit (à ses compagnons) : « Il (Hatib) vous a dit la vérité. » `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah ! Permets-moi de lui couper la tête ? » Le Prophète a dit : « Il fait partie de ceux qui ont assisté à la bataille de Badr, et qu’en sais-tu, peut-être qu’Allah a regardé les gens de Badr et a dit : ‘Faites ce que vous voulez, Je vous ai pardonné.’ » (`Amr, un sous-narrateur, a dit : Ce verset a été révélé à son sujet (Hatib) : « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas Mes ennemis et vos ennemis comme alliés ou protecteurs. » (60.1) Rapporté par `Ali : On a demandé à Soufyan si le verset : « Ne prenez pas Mes ennemis et vos ennemis… » concernait Hatib. Soufyan a répondu : « Cela ne se trouve que dans le récit des gens. J’ai mémorisé le hadith de `Amr, sans en oublier une seule lettre, et je ne connais personne d’autre qui l’ait appris par cœur à part moi. »
Hadith 4891 — Sahih al Bukhari 65:411
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَخِي ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَمِّهِ، أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَخْبَرَتْهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَمْتَحِنُ مَنْ هَاجَرَ إِلَيْهِ مِنَ الْمُؤْمِنَاتِ بِهَذِهِ الآيَةِ، بِقَوْلِ اللَّهِ {يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ إِذَا جَاءَكَ الْمُؤْمِنَاتُ يُبَايِعْنَكَ} إِلَى قَوْلِهِ {غَفُورٌ رَحِيمٌ}. قَالَ عُرْوَةُ قَالَتْ عَائِشَةُ فَمَنْ أَقَرَّ بِهَذَا الشَّرْطِ مِنَ الْمُؤْمِنَاتِ قَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قَدْ بَايَعْتُكِ ". كَلاَمًا وَلاَ وَاللَّهِ مَا مَسَّتْ يَدُهُ يَدَ امْرَأَةٍ قَطُّ فِي الْمُبَايَعَةِ، مَا يُبَايِعُهُنَّ إِلاَّ بِقَوْلِهِ " قَدْ بَايَعْتُكِ عَلَى ذَلِكَ ". تَابَعَهُ يُونُسُ وَمَعْمَرٌ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ إِسْحَاقَ عَنِ الزُّهْرِيِّ. وَقَالَ إِسْحَاقُ بْنُ رَاشِدٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ عُرْوَةَ وَعَمْرَةَ.
Rapporté par `Urwa : Aisha, l’épouse du Prophète, a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) examinait les femmes croyantes qui émigraient vers lui selon ce verset : ‘Ô Prophète ! Quand des femmes croyantes viennent à toi pour prêter serment d’allégeance… En vérité, Allah est Pardonneur et Miséricordieux.’ (60.12) » `Aisha a dit : « Et si l’une des femmes croyantes acceptait les conditions (mentionnées dans le verset ci-dessus), le Messager d’Allah (ﷺ) lui disait : ‘J’accepte ton serment d’allégeance.’ Il ne faisait que dire cela, car, par Allah, sa main n’a jamais touché une femme lors de ce serment. Il n’acceptait leur serment que par la parole : ‘J’accepte ton serment d’allégeance pour cela.’ »
Hadith 4892 — Sahih al Bukhari 65:412
حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ حَفْصَةَ بِنْتِ سِيرِينَ، عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ بَايَعْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَرَأَ عَلَيْنَا {أَنْ لاَ يُشْرِكْنَ بِاللَّهِ شَيْئًا} وَنَهَانَا عَنِ النِّيَاحَةِ، فَقَبَضَتِ امْرَأَةٌ يَدَهَا فَقَالَتْ أَسْعَدَتْنِي فُلاَنَةُ أُرِيدُ أَنْ أَجْزِيَهَا. فَمَا قَالَ لَهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم شَيْئًا فَانْطَلَقَتْ وَرَجَعَتْ فَبَايَعَهَا.
Rapporté par Um Atiya : Nous avons prêté serment d’allégeance au Messager d’Allah (ﷺ) et il nous a récité : « Elles n’associeront rien à Allah dans l’adoration », puis il nous a interdit de pleurer bruyamment les morts. À ce moment-là, une femme a retiré sa main (et a hésité à prêter serment), en disant : « Mais une telle femme a pleuré la mort d’un de mes proches, donc je dois faire la même chose pour ses proches. » Le Prophète (ﷺ) ne s’y est pas opposé, alors elle y est allée puis est revenue vers le Prophète (ﷺ), qui a alors accepté son serment d’allégeance
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos de la parole d’Allah : « Et elles ne te désobéiront pas en ce qui est convenable. » (60.12) C’était l’une des conditions qu’Allah a imposées aux femmes croyantes qui venaient prêter serment d’allégeance au Prophète