حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ عُمَارَةَ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَجُلٌ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَىُّ الصَّدَقَةِ أَفْضَلُ قَالَ " أَنْ تَصَدَّقَ وَأَنْتَ صَحِيحٌ حَرِيصٌ. تَأْمُلُ الْغِنَى، وَتَخْشَى الْفَقْرَ، وَلاَ تُمْهِلْ حَتَّى إِذَا بَلَغَتِ الْحُلْقُومَ قُلْتَ لِفُلاَنٍ كَذَا وَلِفُلاَنٍ كَذَا، وَقَدْ كَانَ لِفُلاَنٍ ".
Rapporté par Abu Huraira : Un homme a demandé au Prophète : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), quelle est la meilleure aumône ? » Il a répondu : « Donner en aumône quand tu es en bonne santé, avide de richesse, espérant devenir riche et craignant la pauvreté. Ne tarde pas à donner l’aumône jusqu’au moment où tu es sur ton lit de mort, en disant : “Donne tant à untel et tant à untel”, car à ce moment-là, tes biens ne t’appartiennent plus, mais à tes héritiers. »
Hadith 2749 — Sahih al Bukhari 55:12
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ أَبُو الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا نَافِعُ بْنُ مَالِكِ بْنِ أَبِي عَامِرٍ أَبُو سُهَيْلٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " آيَةُ الْمُنَافِقِ ثَلاَثٌ، إِذَا حَدَّثَ كَذَبَ، وَإِذَا اؤْتُمِنَ خَانَ، وَإِذَا وَعَدَ أَخْلَفَ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les signes d’un hypocrite sont au nombre de trois : quand il parle, il ment ; quand on lui confie quelque chose, il trahit ; quand il promet, il ne tient pas sa promesse. »
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Hakim bin Hizam a dit : « J’ai demandé quelque chose au Messager d’Allah (ﷺ), il m’a donné, puis j’ai redemandé et il m’a donné encore, puis il m’a dit : “Ô Hakim ! Cette richesse est verte et douce (c’est-à-dire attirante comme des fruits), et celui qui la prend sans avidité est béni avec, mais celui qui la prend avec avidité n’est pas béni et ressemble à celui qui mange sans jamais être rassasié. La main qui donne est meilleure que celle qui reçoit.” » Hakim a ajouté : « J’ai dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne demanderai plus jamais rien à personne après toi jusqu’à ma mort. » Par la suite, Abu Bakr appelait Hakim pour lui donner quelque chose, mais il refusait. Puis ‘Umar l’a appelé pour lui donner aussi, mais il a refusé. ‘Umar a alors dit : « Ô musulmans ! Je lui ai proposé sa part que Dieu lui a attribuée dans le butin, mais il refuse de la prendre. » Ainsi, Hakim n’a plus rien demandé à personne après le Prophète, jusqu’à sa mort – qu’Allah lui fasse miséricorde
Rapporté par Ibn ‘Umar : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Vous êtes tous des bergers et chacun est responsable de ce qu’il garde : le dirigeant (imam) est un berger et responsable de ses sujets ; un homme est berger de sa famille et responsable de ceux qui sont sous sa garde ; une femme est bergère dans la maison de son mari et responsable de ce qu’elle garde ; un serviteur est berger des biens de son maître et responsable de ce qu’il garde. » Je pense qu’il a aussi dit : « Et un homme est berger des biens de son père. »
Hadith 2752 — Sahih al Bukhari 55:15
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لأَبِي طَلْحَةَ " أَرَى أَنْ تَجْعَلَهَا فِي الأَقْرَبِينَ ". قَالَ أَبُو طَلْحَةَ أَفْعَلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَسَمَهَا أَبُو طَلْحَةَ فِي أَقَارِبِهِ وَبَنِي عَمِّهِ. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ لَمَّا نَزَلَتْ {وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ} جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُنَادِي " يَا بَنِي فِهْرٍ، يَا بَنِي عَدِيٍّ ". لِبُطُونِ قُرَيْشٍ. وَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ لَمَّا نَزَلَتْ {وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ} قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ ".
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit à Abu Talha : « Je te conseille de partager (ce jardin) entre tes proches. » Abu Talha répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vais faire ainsi. » Alors Abu Talha le partagea entre ses proches et ses cousins. Ibn ‘Abbas a dit : Lorsque le verset coranique : « Avertis tes plus proches parents » (26.214) a été révélé, le Prophète (ﷺ) a commencé à appeler les différentes grandes familles de Quraish : « Ô Bani Fihr ! Ô Bani Adi ! » Abu Huraira a dit : Lorsque le verset : « Avertis tes plus proches parents » fut révélé, le Prophète (ﷺ) a dit d’une voix forte : « Ô gens de Quraish ! »
Rapporté par Abu Huraira : Lorsque Allah a révélé le verset : « Avertis tes plus proches parents », le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a dit : « Ô gens de Quraish (ou des paroles similaires) ! Sauvez-vous (du Feu de l’Enfer), car je ne peux pas vous protéger du châtiment d’Allah ; Ô Bani ‘Abd Manaf ! Je ne peux pas vous protéger du châtiment d’Allah ; Ô Safiya, tante du Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne peux pas te protéger du châtiment d’Allah ; Ô Fatima bint Muhammad ! Demande-moi ce que tu veux de mes biens, mais je ne peux pas te protéger du châtiment d’Allah. »
Hadith 2754 — Sahih al Bukhari 55:17
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم رَأَى رَجُلاً يَسُوقُ بَدَنَةً، فَقَالَ لَهُ " ارْكَبْهَا ". فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّهَا بَدَنَةٌ. قَالَ فِي الثَّالِثَةِ أَوِ الرَّابِعَةِ " ارْكَبْهَا، وَيْلَكَ، أَوْ وَيْحَكَ ".
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a vu un homme conduire une Badana (c’est-à-dire un chameau destiné au sacrifice) et lui a dit : « Monte dessus. » L’homme répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est une Badana. » (Le Prophète (ﷺ) répéta son ordre) et, à la troisième ou quatrième fois, il dit : « Monte dessus, malheur à toi ! » ou il a dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde. »
Hadith 2755 — Sahih al Bukhari 55:18
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَأَى رَجُلاً يَسُوقُ بَدَنَةً، فَقَالَ " ارْكَبْهَا ". قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّهَا بَدَنَةٌ. قَالَ " ارْكَبْهَا، وَيْلَكَ ". فِي الثَّانِيَةِ أَوْ فِي الثَّالِثَةِ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a vu un homme conduire une Badana et lui a dit : « Monte dessus », puis, à la deuxième ou troisième fois, il ajouta : « Malheur à toi ! »
Hadith 2756 — Sahih al Bukhari 55:19
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا مَخْلَدُ بْنُ يَزِيدَ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يَعْلَى، أَنَّهُ سَمِعَ عِكْرِمَةَ، يَقُولُ أَنْبَأَنَا ابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ ـ رضى الله عنه ـ تُوُفِّيَتْ أُمُّهُ وَهْوَ غَائِبٌ عَنْهَا، فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أُمِّي تُوُفِّيَتْ وَأَنَا غَائِبٌ عَنْهَا، أَيَنْفَعُهَا شَىْءٌ إِنْ تَصَدَّقْتُ بِهِ عَنْهَا قَالَ " نَعَمْ ". قَالَ فَإِنِّي أُشْهِدُكَ أَنَّ حَائِطِي الْمِخْرَافَ صَدَقَةٌ عَلَيْهَا.
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La mère de Sa‘d bin ‘Ubada est décédée en son absence. Il dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ma mère est morte alors que je n’étais pas là ; cela lui sera-t-il utile si je donne une aumône pour elle ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Oui. » Sa‘d dit : « Je te prends à témoin que j’ai donné mon jardin appelé Al Makhraf en aumône pour elle. »
Rapporté par Ka‘b bin Malik : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pour que mon repentir soit accepté, je souhaite donner tous mes biens en aumône pour Allah par l’intermédiaire de Son Messager. » Il dit : « Il vaut mieux que tu gardes une partie de tes biens pour toi. » J’ai dit : « Alors je garderai ma part à Khaibar. »