حَدَّثَنَا هَنَّادُ بْنُ السَّرِيِّ، وَمِنْجَابُ بْنُ الْحَارِثِ التَّمِيمِيُّ، جَمِيعًا عَنْ عَلِيِّ بْنِ مُسْهِرٍ، عَنِ الأَعْمَشِ، بِهَذَا الإِسْنَادِ . وَزَادَ هَنَّادٌ فِي رِوَايَتِهِ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ عَلَى الْمِنْبَرِ " اقْرَأْ عَلَىَّ " .
Rapporté par A’mash : Ce hadith a été rapporté par A’mash avec la même chaîne de transmetteurs, avec cette précision supplémentaire : « Le Messager d’Allah ﷺ était sur le minbar quand il m’a demandé de lui réciter. »
Rapporté par Ibrahim : Le Messager d’Allah ﷺ a demandé à Abdullah ibn Mas’ud de lui réciter le Coran. Il dit : « Dois-je te le réciter alors qu’il t’a été révélé ? » Le Prophète ﷺ répondit : « J’aime l’entendre de quelqu’un d’autre. » Abdullah ibn Mas’ud lui récita alors le début de la sourate an-Nisa’ jusqu’au verset : « Comment sera-ce quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te ferons venir comme témoin contre eux ? » Le Prophète ﷺ pleura en l’écoutant. Il est aussi rapporté par une autre chaîne que le Messager d’Allah ﷺ a dit qu’il avait été témoin pour son peuple aussi longtemps qu’il était parmi eux
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud : J’étais à Hims quand des gens m’ont demandé de leur réciter le Coran. Je leur ai donc récité la sourate Yusuf. L’un d’eux a dit : « Par Allah, ce n’est pas ainsi qu’elle a été révélée. » Je lui ai dit : « Malheur à toi ! Par Allah, je l’ai récitée au Messager d’Allah ﷺ et il m’a dit : “Tu l’as bien récitée.” » Alors que je parlais avec lui, j’ai senti l’odeur de l’alcool chez lui. Je lui ai dit : « Tu bois du vin et tu nies le Livre d’Allah ? Tu ne partiras pas avant que je ne te fouette. » Je l’ai donc puni selon la peine prescrite pour la consommation d’alcool
Rapporté par A’mash : Ce hadith a été rapporté par A’mash avec la même chaîne de transmetteurs, mais il n’est pas mentionné : « Il m’a dit : Tu l’as bien récitée. »
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’un de vous aimerait-il, en rentrant chez lui, trouver trois chamelles grosses et pleines ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il dit alors : « Trois versets que l’un de vous récite dans sa prière sont meilleurs pour lui que trois chamelles grosses et pleines. »
Rapporté par Uqba ibn Amir : Alors que nous étions à Suffa, le Messager d’Allah ﷺ sortit et dit : « Qui parmi vous aimerait aller chaque matin à Buthan ou à al-Aqiq et ramener deux grandes chamelles sans commettre de péché ni rompre les liens de parenté ? » Nous avons répondu : « Messager d’Allah, nous aimerions cela. » Il dit alors : « L’un de vous ne va-t-il pas le matin à la mosquée pour y enseigner ou y réciter deux versets du Livre d’Allah, le Majestueux et Glorieux ? Cela vaut mieux pour lui que deux chamelles, et trois versets valent mieux que trois chamelles, quatre versets valent mieux que quatre chamelles, et ainsi de suite selon leur nombre. »
Rapporté par Abu Umama : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Récitez le Coran, car il viendra le Jour de la Résurrection comme intercesseur pour ceux qui le récitent. Récitez les deux lumineuses, al-Baqara et la sourate Al ‘Imran, car elles viendront le Jour de la Résurrection comme deux nuages, ou deux ombres, ou deux groupes d’oiseaux en rangs, plaidant pour ceux qui les récitent. Récitez la sourate al-Baqara, car s’y attacher est une bénédiction, l’abandonner est une perte, et les magiciens ne peuvent rien contre elle. » (Mu’awiya a dit : On m’a rapporté qu’ici « Batala » signifie les magiciens)
Rapporté par Mu’awiya : Ce hadith a été rapporté par Mu’awiya avec la même chaîne de transmetteurs, mais sans la mention des paroles de Mu’awiya : « On m’a rapporté que… »
Rapporté par an-Nawwas ibn Sam’an : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Le Jour de la Résurrection, le Coran et ceux qui l’ont mis en pratique seront amenés, précédés par la sourate al-Baqara et la sourate Al ‘Imran. Le Messager d’Allah ﷺ les a comparées à trois choses que je n’ai pas oubliées : il les a comparées à deux nuages, ou à deux auvents noirs avec de la lumière entre eux, ou à deux groupes d’oiseaux en rangs, plaidant pour celui qui les a récitées. »
Rapporté par Ibn Abbas : Alors que Gabriel était assis avec le Messager d’Allah ﷺ, il entendit un bruit venant d’en haut. Il leva la tête et dit : « C’est une porte qui s’est ouverte aujourd’hui au ciel, et elle ne s’était jamais ouverte auparavant. » Puis un ange en descendit et il dit : « C’est un ange qui est descendu sur terre, il n’était jamais descendu auparavant. » Il salua et dit : « Réjouis-toi de deux lumières qui t’ont été données et qui n’ont été données à aucun prophète avant toi : la Fatiha du Livre et les derniers versets de la sourate al-Baqara. Tu ne réciteras aucune lettre de ces deux-là sans en recevoir une récompense. »