Qurani·قرآني
Français

Le Combat dans le sentier d'Allah (jihâd)

309 hadiths · #2782–3090

Hadith 3052 — Sahih al Bukhari 56:258
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ حُصَيْنٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ، عَنْ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ وَأُوصِيهِ بِذِمَّةِ اللَّهِ وَذِمَّةِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يُوفَى لَهُمْ بِعَهْدِهِمْ، وَأَنْ يُقَاتَلَ مِنْ وَرَائِهِمْ، وَلاَ يُكَلَّفُوا إِلاَّ طَاقَتَهُمْ‏.‏
Rapporté par `Amr bin Maimun : Après avoir été poignardé, `Umar donna des instructions à son successeur en disant : « Je lui recommande de bien traiter les non-musulmans qui sont sous la protection d’Allah et de Son Messager, c’est-à-dire de respecter les accords conclus avec eux, de défendre leur sécurité et de ne pas leur imposer de charges supérieures à leurs capacités. »
Hadith 3053 — Sahih al Bukhari 56:259
حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ الأَحْوَلِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَالَ يَوْمُ الْخَمِيسِ، وَمَا يَوْمُ الْخَمِيسِ ثُمَّ بَكَى حَتَّى خَضَبَ دَمْعُهُ الْحَصْبَاءَ فَقَالَ اشْتَدَّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَجَعُهُ يَوْمَ الْخَمِيسِ فَقَالَ ‏"‏ ائْتُونِي بِكِتَابٍ أَكْتُبْ لَكُمْ كِتَابًا لَنْ تَضِلُّوا بَعْدَهُ أَبَدًا ‏"‏‏.‏ فَتَنَازَعُوا وَلاَ يَنْبَغِي عِنْدَ نَبِيٍّ تَنَازُعٌ فَقَالُوا هَجَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قَالَ ‏"‏ دَعُونِي فَالَّذِي أَنَا فِيهِ خَيْرٌ مِمَّا تَدْعُونِي إِلَيْهِ ‏"‏‏.‏ وَأَوْصَى عِنْدَ مَوْتِهِ بِثَلاَثٍ ‏"‏ أَخْرِجُوا الْمُشْرِكِينَ مِنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ، وَأَجِيزُوا الْوَفْدَ بِنَحْوِ مَا كُنْتُ أُجِيزُهُمْ ‏"‏‏.‏ وَنَسِيتُ الثَّالِثَةَ‏.‏ وَقَالَ يَعْقُوبُ بْنُ مُحَمَّدٍ سَأَلْتُ الْمُغِيرَةَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ‏.‏ فَقَالَ مَكَّةُ وَالْمَدِينَةُ وَالْيَمَامَةُ وَالْيَمَنُ‏.‏ وَقَالَ يَعْقُوبُ وَالْعَرْجُ أَوَّلُ تِهَامَةَ‏.‏
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Abbas a dit : « Jeudi ! Quel événement a eu lieu ce jeudi ! » Puis il s’est mis à pleurer jusqu’à ce que ses larmes mouillent le sol. Il a dit : « Ce jeudi, la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’est aggravée et il a dit : “Apportez-moi de quoi écrire afin que je puisse vous laisser un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais.” Les personnes présentes se sont disputées à ce sujet, alors qu’il ne faut pas se disputer devant un prophète. Ils ont dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est très malade.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Laissez-moi, car l’état dans lequel je me trouve est meilleur que ce à quoi vous m’appelez.” Sur son lit de mort, le Prophète (ﷺ) a donné trois instructions : “Expulsez les polythéistes de la péninsule arabique, respectez et offrez des cadeaux aux délégations étrangères comme vous m’avez vu le faire.” J’ai oublié la troisième recommandation. » (Ya'qub bin Muhammad a dit : « J’ai demandé à Al-Mughira bin `Abdur-Rahman ce qu’était la péninsule arabique et il a répondu : ‘Elle comprend La Mecque, Médine, Al-Yamama et le Yémen.’ » Ya'qub a ajouté : « Et Al-Arj, le début de Tihama. »)
Hadith 3054 — Sahih al Bukhari 56:260
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ وَجَدَ عُمَرُ حُلَّةَ إِسْتَبْرَقٍ تُبَاعُ فِي السُّوقِ فَأَتَى بِهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ابْتَعْ هَذِهِ الْحُلَّةَ فَتَجَمَّلْ بِهَا لِلْعِيدِ وَلِلْوُفُودِ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّمَا هَذِهِ لِبَاسُ مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ، أَوْ إِنَّمَا يَلْبَسُ هَذِهِ مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ ‏"‏‏.‏ فَلَبِثَ مَا شَاءَ اللَّهُ ثُمَّ أَرْسَلَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِجُبَّةِ دِيبَاجٍ، فَأَقْبَلَ بِهَا عُمَرُ حَتَّى أَتَى بِهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، قُلْتَ ‏"‏ إِنَّمَا هَذِهِ لِبَاسُ مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ أَوْ إِنَّمَا يَلْبَسُ هَذِهِ مَنْ لا خَلاَقَ لَهُ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ أَرْسَلْتَ إِلَىَّ بِهَذِهِ فَقَالَ ‏"‏ تَبِيعُهَا، أَوْ تُصِيبُ بِهَا بَعْضَ حَاجَتِكَ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Ibn `Umar : `Umar vit un manteau de soie en vente au marché et l’apporta au Messager d’Allah (ﷺ) en disant : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Achète ce manteau et porte-le lors des fêtes de l’Aïd et quand tu reçois des délégations. » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « Ceci est un vêtement pour celui qui n’aura aucune part dans l’au-delà (ou, ceci est porté par celui qui n’aura aucune part dans l’au-delà). » Après un certain temps, le Messager d’Allah (ﷺ) envoya un manteau de soie à `Umar. `Umar le prit et revint voir le Messager d’Allah (ﷺ) en disant : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu as dit que c’était le vêtement de celui qui n’aura aucune part dans l’au-delà, et pourtant tu me l’as envoyé ! » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Je te l’ai envoyé pour que tu puisses le vendre ou l’utiliser pour subvenir à tes besoins. »
Hadith 3055 — Sahih al Bukhari 56:261
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّ عُمَرَ انْطَلَقَ فِي رَهْطٍ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قِبَلَ ابْنِ صَيَّادٍ حَتَّى وَجَدُوهُ يَلْعَبُ مَعَ الْغِلْمَانِ عِنْدَ أُطُمِ بَنِي مَغَالَةَ، وَقَدْ قَارَبَ يَوْمَئِذٍ ابْنُ صَيَّادٍ يَحْتَلِمُ، فَلَمْ يَشْعُرْ حَتَّى ضَرَبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ظَهْرَهُ بِيَدِهِ ثُمَّ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَتَشْهَدُ أَنِّي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏‏.‏ فَنَظَرَ إِلَيْهِ ابْنُ صَيَّادٍ فَقَالَ أَشْهَدُ أَنَّكَ رَسُولُ الأُمِّيِّينَ‏.‏ فَقَالَ ابْنُ صَيَّادٍ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَتَشْهَدُ أَنِّي رَسُولُ اللَّهِ‏.‏ قَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ آمَنْتُ بِاللَّهِ وَرُسُلِهِ ‏"‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَاذَا تَرَى ‏"‏‏.‏ قَالَ ابْنُ صَيَّادٍ يَأْتِينِي صَادِقٌ وَكَاذِبٌ‏.‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ خُلِطَ عَلَيْكَ الأَمْرُ ‏"‏‏.‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنِّي قَدْ خَبَأْتُ لَكَ خَبِيئًا ‏"‏‏.‏ قَالَ ابْنُ صَيَّادٍ هُوَ الدُّخُّ‏.‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ اخْسَأْ فَلَنْ تَعْدُوَ قَدْرَكَ ‏"‏‏.‏ قَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ائْذَنْ لِي فِيهِ أَضْرِبْ عُنُقَهُ‏.‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنْ يَكُنْهُ فَلَنْ تُسَلَّطَ عَلَيْهِ، وَإِنْ لَمْ يَكُنْهُ فَلاَ خَيْرَ لَكَ فِي قَتْلِهِ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Ibn 'Umar : `Umar et un groupe de compagnons du Prophète (ﷺ) sont partis avec le Prophète rendre visite à Ibn Saiyad. Ils l’ont trouvé en train de jouer avec des garçons près des buttes de Bani Maghala. À ce moment-là, Ibn Saiyad approchait de la puberté. Il n’a pas remarqué la présence du Prophète (ﷺ) jusqu’à ce que celui-ci lui touche le dos de la main et lui dise : « Ibn Saiyad ! Attestes-tu que je suis le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Ibn Saiyad le regarda et répondit : « J’atteste que tu es le Messager des illettrés. » Puis Ibn Saiyad demanda au Prophète : « Attestes-tu que je suis le messager d’Allah ? » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Je crois en Allah et en Ses messagers. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Que vois-tu ? » Ibn Saiyad répondit : « Des gens véridiques et des menteurs viennent me voir. » Le Prophète dit : « Ton esprit est confus à ce sujet. » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « J’ai gardé quelque chose en tête pour toi. » Ibn Saiyad répondit : « C’est Ad-Dukh. » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Honte à toi ! Tu ne peux pas dépasser tes limites. » À ce moment, `Umar dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-moi de lui trancher la tête. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « S’il est (Ad-Dajjal), tu ne pourras pas le vaincre, et s’il ne l’est pas, tu n’auras aucun intérêt à le tuer. »
Hadith 3056 — Sahih al Bukhari #3056
قَالَ ابْنُ عُمَرَ انْطَلَقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ يَأْتِيَانِ النَّخْلَ الَّذِي فِيهِ ابْنُ صَيَّادٍ، حَتَّى إِذَا دَخَلَ النَّخْلَ طَفِقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ وَهْوَ يَخْتِلُ ابْنَ صَيَّادٍ أَنْ يَسْمَعَ مِنِ ابْنِ صَيَّادٍ شَيْئًا قَبْلَ أَنْ يَرَاهُ، وَابْنُ صَيَّادٍ مُضْطَجِعٌ عَلَى فِرَاشِهِ فِي قَطِيفَةٍ لَهُ فِيهَا رَمْزَةٌ، فَرَأَتْ أُمُّ ابْنِ صَيَّادٍ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ، فَقَالَتْ لاِبْنِ صَيَّادٍ أَىْ صَافِ ـ وَهْوَ اسْمُهُ ـ فَثَارَ ابْنُ صَيَّادٍ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لَوْ تَرَكَتْهُ بَيَّنَ ‏"‏‏.‏ وَقَالَ سَالِمٌ قَالَ ابْنُ عُمَرَ ثُمَّ قَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي النَّاسِ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ، ثُمَّ ذَكَرَ الدَّجَّالَ فَقَالَ ‏"‏ إِنِّي أُنْذِرُكُمُوهُ، وَمَا مِنْ نَبِيٍّ إِلاَّ قَدْ أَنْذَرَهُ قَوْمَهُ، لَقَدْ أَنْذَرَهُ نُوحٌ قَوْمَهُ، وَلَكِنْ سَأَقُولُ لَكُمْ فِيهِ قَوْلاً لَمْ يَقُلْهُ نَبِيٌّ لِقَوْمِهِ، تَعْلَمُونَ أَنَّهُ أَعْوَرُ وَأَنَّ اللَّهَ لَيْسَ بِأَعْوَرَ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Ibn Umar : Plus tard, le Messager d’Allah (ﷺ) est retourné avec Ubai bin Ka'b au jardin de palmiers où séjournait Ibn Saiyad. Quand le Prophète est entré dans le jardin, il s’est caché derrière les troncs des palmiers, voulant entendre quelque chose d’Ibn Saiyad avant que ce dernier ne le voie. Ibn Saiyad était allongé sur son lit, couvert d’un drap de velours, et on entendait ses murmures. La mère d’Ibn Saiyad aperçut le Prophète (ﷺ) alors qu’il se cachait. Elle appela Ibn Saiyad : « Ô Saf ! » (C’était son nom.) Ibn Saiyad se leva. Le Prophète (ﷺ) dit : « Si cette femme l’avait laissé tranquille, il aurait révélé la réalité de son cas. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) se leva parmi les gens, glorifiant Allah comme Il le mérite, et parla d’Ad-Dajjal en disant : « Je vous mets en garde contre lui (c’est-à-dire Ad-Dajjal), et il n’y a pas de prophète qui n’ait pas mis en garde sa communauté contre lui. Noé a mis en garde sa communauté contre lui, mais je vous dis une chose qu’aucun prophète n’a dite à sa communauté : sachez qu’il est borgne, et Allah n’est pas borgne. »
Hadith 3057 — Sahih al Bukhari 56:262
قَالَ ابْنُ عُمَرَ انْطَلَقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ يَأْتِيَانِ النَّخْلَ الَّذِي فِيهِ ابْنُ صَيَّادٍ، حَتَّى إِذَا دَخَلَ النَّخْلَ طَفِقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ وَهْوَ يَخْتِلُ ابْنَ صَيَّادٍ أَنْ يَسْمَعَ مِنِ ابْنِ صَيَّادٍ شَيْئًا قَبْلَ أَنْ يَرَاهُ، وَابْنُ صَيَّادٍ مُضْطَجِعٌ عَلَى فِرَاشِهِ فِي قَطِيفَةٍ لَهُ فِيهَا رَمْزَةٌ، فَرَأَتْ أُمُّ ابْنِ صَيَّادٍ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ، فَقَالَتْ لاِبْنِ صَيَّادٍ أَىْ صَافِ ـ وَهْوَ اسْمُهُ ـ فَثَارَ ابْنُ صَيَّادٍ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لَوْ تَرَكَتْهُ بَيَّنَ ‏"‏‏.‏ وَقَالَ سَالِمٌ قَالَ ابْنُ عُمَرَ ثُمَّ قَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي النَّاسِ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ، ثُمَّ ذَكَرَ الدَّجَّالَ فَقَالَ ‏"‏ إِنِّي أُنْذِرُكُمُوهُ، وَمَا مِنْ نَبِيٍّ إِلاَّ قَدْ أَنْذَرَهُ قَوْمَهُ، لَقَدْ أَنْذَرَهُ نُوحٌ قَوْمَهُ، وَلَكِنْ سَأَقُولُ لَكُمْ فِيهِ قَوْلاً لَمْ يَقُلْهُ نَبِيٌّ لِقَوْمِهِ، تَعْلَمُونَ أَنَّهُ أَعْوَرُ وَأَنَّ اللَّهَ لَيْسَ بِأَعْوَرَ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Ibn Umar : Plus tard, le Messager d’Allah (ﷺ) est retourné avec Ubai bin Ka'b au jardin de palmiers où séjournait Ibn Saiyad. Quand le Prophète est entré dans le jardin, il s’est caché derrière les troncs des palmiers, voulant entendre quelque chose d’Ibn Saiyad avant que ce dernier ne le voie. Ibn Saiyad était allongé sur son lit, couvert d’un drap de velours, et on entendait ses murmures. La mère d’Ibn Saiyad aperçut le Prophète (ﷺ) alors qu’il se cachait. Elle appela Ibn Saiyad : « Ô Saf ! » (C’était son nom.) Ibn Saiyad se leva. Le Prophète (ﷺ) dit : « Si cette femme l’avait laissé tranquille, il aurait révélé la réalité de son cas. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) se leva parmi les gens, glorifiant Allah comme Il le mérite, et parla d’Ad-Dajjal en disant : « Je vous mets en garde contre lui (c’est-à-dire Ad-Dajjal), et il n’y a pas de prophète qui n’ait pas mis en garde sa communauté contre lui. Noé a mis en garde sa communauté contre lui, mais je vous dis une chose qu’aucun prophète n’a dite à sa communauté : sachez qu’il est borgne, et Allah n’est pas borgne. »
Hadith 3058 — Sahih al Bukhari 56:263
حَدَّثَنَا مَحْمُودٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ حُسَيْنٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ عُثْمَانَ بْنِ عَفَّانَ، عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ، قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَيْنَ تَنْزِلُ غَدًا فِي حَجَّتِهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ وَهَلْ تَرَكَ لَنَا عَقِيلٌ مَنْزِلاً ‏"‏‏.‏ ثُمَّ قَالَ ‏"‏نَحْنُ نَازِلُونَ غَدًا بِخَيْفِ بَنِي كِنَانَةَ الْمُحَصَّبِ، حَيْثُ قَاسَمَتْ قُرَيْشٌ عَلَى الْكُفْرِ ‏"‏‏.‏ وَذَلِكَ أَنَّ بَنِي كِنَانَةَ حَالَفَتْ قُرَيْشًا عَلَى بَنِي هَاشِمٍ أَنْ لاَ يُبَايِعُوهُمْ وَلاَ يُئْوُوهُمْ‏.‏ قَالَ الزُّهْرِيُّ وَالْخَيْفُ الْوَادِي‏.‏
Rapporté par Usama bin Zaid : J’ai demandé au Prophète (ﷺ) pendant son Hajj : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Où vas-tu loger demain ? » Il a répondu : « Est-ce qu’Aqil nous a laissé une maison ? » Puis il a ajouté : « Demain, nous logerons à Khaif Bani Kinana, c’est-à-dire Al-Muhassab, là où (les polythéistes de) Quraish ont prêté serment de mécréance, quand Bani Kinana s’est allié à Quraish contre Bani Hashim pour ne pas commercer avec eux ni leur offrir d’hospitalité. » (Az-Zuhri a dit : « Khaif signifie vallée. »)
Hadith 3059 — Sahih al Bukhari 56:264
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ اسْتَعْمَلَ مَوْلًى لَهُ يُدْعَى هُنَيًّا عَلَى الْحِمَى فَقَالَ يَا هُنَىُّ، اضْمُمْ جَنَاحَكَ عَنِ الْمُسْلِمِينَ، وَاتَّقِ دَعْوَةَ الْمَظْلُومِ، فَإِنَّ دَعْوَةَ الْمَظْلُومِ مُسْتَجَابَةٌ، وَأَدْخِلْ رَبَّ الصُّرَيْمَةِ وَرَبَّ الْغُنَيْمَةِ، وَإِيَّاىَ وَنَعَمَ ابْنِ عَوْفٍ، وَنَعَمَ ابْنِ عَفَّانَ، فَإِنَّهُمَا إِنْ تَهْلِكْ مَاشِيَتُهُمَا يَرْجِعَا إِلَى نَخْلٍ وَزَرْعٍ، وَإِنَّ رَبَّ الصُّرَيْمَةِ وَرَبَّ الْغُنَيْمَةِ إِنْ تَهْلِكْ مَاشِيَتُهُمَا يَأْتِنِي بِبَنِيهِ فَيَقُولُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ‏.‏ أَفَتَارِكُهُمْ أَنَا لاَ أَبَا لَكَ فَالْمَاءُ وَالْكَلأُ أَيْسَرُ عَلَىَّ مِنَ الذَّهَبِ وَالْوَرِقِ، وَايْمُ اللَّهِ، إِنَّهُمْ لَيَرَوْنَ أَنِّي قَدْ ظَلَمْتُهُمْ، إِنَّهَا لَبِلاَدُهُمْ فَقَاتَلُوا عَلَيْهَا فِي الْجَاهِلِيَّةِ، وَأَسْلَمُوا عَلَيْهَا فِي الإِسْلاَمِ، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَوْلاَ الْمَالُ الَّذِي أَحْمِلُ عَلَيْهِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ مَا حَمَيْتُ عَلَيْهِمْ مِنْ بِلاَدِهِمْ شِبْرًا‏.‏
Rapporté par Aslam : `Umar bin Al-Khattab nomma un de ses esclaves affranchis, appelé Hunai, responsable du Hima (un pâturage réservé pour les animaux de la Zakat ou d’autres animaux désignés). Il lui dit : « Ô Hunai ! N’opprime pas les musulmans et protège-toi de leurs invocations contre toi, car l’invocation de l’opprimé est exaucée par Allah. Laisse les bergers qui n’ont que quelques chameaux ou quelques moutons faire paître leurs bêtes, mais fais attention à ne pas laisser paître les troupeaux de `Abdur-Rahman bin `Auf et de (`Uthman) bin `Affan, car s’ils perdent leurs bêtes, ils ont leurs fermes et leurs jardins, alors que ceux qui n’ont que quelques chameaux ou moutons, s’ils les perdent, viendront me demander de l’aide en disant : “Ô chef des croyants !” Est-ce que je pourrais les négliger ? Bien sûr que non. Il m’est donc plus facile de leur donner accès à l’eau et à l’herbe que de leur donner de l’or et de l’argent du trésor des musulmans. Par Allah, ces gens pensent que je leur fais du tort. C’est leur terre, ils se sont battus pour elle avant l’islam et ils se sont convertis alors qu’elle était en leur possession. Par Celui qui détient ma vie, si ce n’était pour les animaux que je mets à disposition pour la cause d’Allah, je n’aurais pas transformé ne serait-ce qu’un empan de leur terre en Hima. »
Hadith 3060 — Sahih al Bukhari 56:265
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ حُذَيْفَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ اكْتُبُوا لِي مَنْ تَلَفَّظَ بِالإِسْلاَمِ مِنَ النَّاسِ ‏"‏‏.‏ فَكَتَبْنَا لَهُ أَلْفًا وَخَمْسَمِائَةِ رَجُلٍ، فَقُلْنَا نَخَافُ وَنَحْنُ أَلْفٌ وَخَمْسُمِائَةٍ فَلَقَدْ رَأَيْتُنَا ابْتُلِينَا حَتَّى إِنَّ الرَّجُلَ لَيُصَلِّي وَحْدَهُ وَهْوَ خَائِفٌ‏.‏ حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، عَنْ أَبِي حَمْزَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، فَوَجَدْنَاهُمْ خَمْسَمِائَةٍ‏.‏ قَالَ أَبُو مُعَاوِيَةَ مَا بَيْنَ سِتِّمِائَةٍ إِلَى سَبْعِمِائَةٍ‏.‏
Rapporté par Hudhaifa : Le Prophète (ﷺ) nous a dit : « Énumérez les noms de ceux qui ont déclaré être musulmans. » Nous avons donc compté mille cinq cents hommes. Puis nous nous sommes demandé : « Devons-nous avoir peur (des mécréants) alors que nous sommes mille cinq cents ? » Pourtant, nous avons vécu des épreuves si difficiles que certains priaient seuls, par crainte. Al-A`mash a rapporté : « Nous avons compté les musulmans et ils étaient cinq cents. » Et Abu Muawiya a dit : « Entre six cents et sept cents. »
Hadith 3061 — Sahih al Bukhari 56:266
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، عَنْ أَبِي مَعْبَدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنِّي كُتِبْتُ فِي غَزْوَةِ كَذَا وَكَذَا، وَامْرَأَتِي حَاجَّةٌ‏.‏ قَالَ ‏ "‏ ارْجِعْ فَحُجَّ مَعَ امْرَأَتِكَ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je me suis inscrit pour telle ou telle expédition militaire, et ma femme part en Hajj. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Retourne et fais le Hajj avec ta femme. »
← Précédent Retour à la collection Suivant →

Seuls les hadiths de grade Sahih et Hasan sont affichés.