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Les Bonnes mœurs et la bienséance (adab)

257 hadiths · #5970–6226

Hadith 6070 — Sahih al Bukhari 78:100
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ مُحْرِزٍ، أَنَّ رَجُلاً، سَأَلَ ابْنَ عُمَرَ كَيْفَ سَمِعْتَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ فِي النَّجْوَى قَالَ ‏ "‏ يَدْنُو أَحَدُكُمْ مِنْ رَبِّهِ حَتَّى يَضَعَ كَنَفَهُ عَلَيْهِ فَيَقُولُ عَمِلْتَ كَذَا وَكَذَا‏.‏ فَيَقُولُ نَعَمْ‏.‏ وَيَقُولُ عَمِلْتَ كَذَا وَكَذَا‏.‏ فَيَقُولُ نَعَمْ‏.‏ فَيُقَرِّرُهُ ثُمَّ يَقُولُ إِنِّي سَتَرْتُ عَلَيْكَ فِي الدُّنْيَا، فَأَنَا أَغْفِرُهَا لَكَ الْيَوْمَ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Safwan bin Muhriz : Un homme a demandé à Ibn `Umar : « Qu'as-tu entendu du Messager d'Allah (ﷺ) au sujet d'An-Najwa (l'entretien secret entre Allah et Son serviteur croyant le Jour du Jugement) ? » Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a dit : “L'un d'entre vous s'approchera de son Seigneur, qui le couvrira de Sa protection et lui dira : As-tu commis tel ou tel péché ? Il répondra : Oui. Puis Allah dira : As-tu commis tel autre péché ? Il répondra : Oui. Ainsi, Allah lui fera avouer tous ses péchés, puis Il dira : Je les ai cachés pour toi dans le monde, et aujourd'hui Je te les pardonne.” »
Hadith 6071 — Sahih al Bukhari 78:101
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا مَعْبَدُ بْنُ خَالِدٍ الْقَيْسِيُّ، عَنْ حَارِثَةَ بْنِ وَهْبٍ الْخُزَاعِيِّ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ أَلاَ أُخْبِرُكُمْ بِأَهْلِ الْجَنَّةِ، كُلُّ ضَعِيفٍ مُتَضَاعِفٍ، لَوْ أَقْسَمَ عَلَى اللَّهِ لأَبَرَّهُ، أَلاَ أُخْبِرُكُمْ بِأَهْلِ النَّارِ كُلُّ عُتُلٍّ جَوَّاظٍ مُسْتَكْبِرٍ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Haritha bin Wahb Al-Khuzai : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Voulez-vous que je vous parle des gens du Paradis ? Ce sont des personnes simples, modestes et peu reconnues, mais si l'un d'eux jure au nom d'Allah qu'il fera quelque chose, Allah exaucera son serment. Voulez-vous que je vous parle des gens du Feu ? Ce sont toutes les personnes dures, violentes, orgueilleuses et arrogantes. »
Hadith 6072 — Sahih al Bukhari 78:102
وَقَالَ مُحَمَّدُ بْنُ عِيسَى حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَخْبَرَنَا حُمَيْدٌ الطَّوِيلُ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، قَالَ كَانَتِ الأَمَةُ مِنْ إِمَاءِ أَهْلِ الْمَدِينَةِ لَتَأْخُذُ بِيَدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَتَنْطَلِقُ بِهِ حَيْثُ شَاءَتْ‏.‏
Rapporté par Anas bin Malik : N'importe quelle servante de Médine pouvait prendre la main du Messager d'Allah (ﷺ) et l'emmener où elle voulait
Hadith 6073 — Sahih al Bukhari #6073
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي عَوْفُ بْنُ مَالِكِ بْنِ الطُّفَيْلِ ـ هُوَ ابْنُ الْحَارِثِ وَهْوَ ابْنُ أَخِي عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لأُمِّهَا ـ أَنَّ عَائِشَةَ حُدِّثَتْ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ قَالَ فِي بَيْعٍ أَوْ عَطَاءٍ أَعْطَتْهُ عَائِشَةُ وَاللَّهِ لَتَنْتَهِيَنَّ عَائِشَةُ، أَوْ لأَحْجُرَنَّ عَلَيْهَا‏.‏ فَقَالَتْ أَهُوَ قَالَ هَذَا قَالُوا نَعَمْ‏.‏ قَالَتْ هُوَ لِلَّهِ عَلَىَّ نَذْرٌ، أَنْ لاَ أُكَلِّمَ ابْنَ الزُّبَيْرِ أَبَدًا‏.‏ فَاسْتَشْفَعَ ابْنُ الزُّبَيْرِ إِلَيْهَا، حِينَ طَالَتِ الْهِجْرَةُ فَقَالَتْ لاَ وَاللَّهِ لاَ أُشَفِّعُ فِيهِ أَبَدًا، وَلاَ أَتَحَنَّثُ إِلَى نَذْرِي‏.‏ فَلَمَّا طَالَ ذَلِكَ عَلَى ابْنِ الزُّبَيْرِ كَلَّمَ الْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ وَعَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ الأَسْوَدِ بْنِ عَبْدِ يَغُوثَ، وَهُمَا مِنْ بَنِي زُهْرَةَ، وَقَالَ لَهُمَا أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ لَمَّا أَدْخَلْتُمَانِي عَلَى عَائِشَةَ، فَإِنَّهَا لاَ يَحِلُّ لَهَا أَنْ تَنْذُرَ قَطِيعَتِي‏.‏ فَأَقْبَلَ بِهِ الْمِسْوَرُ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ مُشْتَمِلَيْنِ بِأَرْدِيَتِهِمَا حَتَّى اسْتَأْذَنَا عَلَى عَائِشَةَ فَقَالاَ السَّلاَمُ عَلَيْكِ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، أَنَدْخُلُ قَالَتْ عَائِشَةُ ادْخُلُوا‏.‏ قَالُوا كُلُّنَا قَالَتْ نَعَمِ ادْخُلُوا كُلُّكُمْ‏.‏ وَلاَ تَعْلَمُ أَنَّ مَعَهُمَا ابْنَ الزُّبَيْرِ، فَلَمَّا دَخَلُوا دَخَلَ ابْنُ الزُّبَيْرِ الْحِجَابَ، فَاعْتَنَقَ عَائِشَةَ وَطَفِقَ يُنَاشِدُهَا وَيَبْكِي، وَطَفِقَ الْمِسْوَرُ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ يُنَاشِدَانِهَا إِلاَّ مَا كَلَّمَتْهُ وَقَبِلَتْ مِنْهُ، وَيَقُولاَنِ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَمَّا قَدْ عَلِمْتِ مِنَ الْهِجْرَةِ، فَإِنَّهُ لاَ يَحِلُّ لِمُسْلِمٍ أَنْ يَهْجُرَ أَخَاهُ فَوْقَ ثَلاَثِ لَيَالٍ‏.‏ فَلَمَّا أَكْثَرُوا عَلَى عَائِشَةَ مِنَ التَّذْكِرَةِ وَالتَّحْرِيجِ طَفِقَتْ تُذَكِّرُهُمَا نَذْرَهَا وَتَبْكِي وَتَقُولُ إِنِّي نَذَرْتُ، وَالنَّذْرُ شَدِيدٌ‏.‏ فَلَمْ يَزَالاَ بِهَا حَتَّى كَلَّمَتِ ابْنَ الزُّبَيْرِ، وَأَعْتَقَتْ فِي نَذْرِهَا ذَلِكَ أَرْبَعِينَ رَقَبَةً‏.‏ وَكَانَتْ تَذْكُرُ نَذْرَهَا بَعْدَ ذَلِكَ فَتَبْكِي، حَتَّى تَبُلَّ دُمُوعُهَا خِمَارَهَا‏.‏
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On m'a dit qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant que je donnais ou offrais quelque chose, a dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « A-t-il vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » Alors j'ai juré par Allah de ne plus jamais parler à Ibn Az-Zubair. Quand cette situation a duré longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair a cherché à se réconcilier avec moi, mais j'ai dit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui et je ne romprai pas mon vœu. » Comme cela devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il a demandé à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous en supplie, par Allah, laissez-moi entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, ont demandé la permission d'entrer chez `Aisha en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha a répondu : « Entrez. » Ils ont demandé : « Tous ensemble ? » Elle a dit : « Oui, entrez tous. » Sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils sont entrés, Ibn Az-Zubair est allé vers `Aisha, l'a prise par la main et a commencé à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui ont aussi demandé de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui ont dit : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais, c'est-à-dire de couper les liens avec tes frères musulmans, car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois jours. » Comme ils insistaient et lui rappelaient l'importance de garder de bonnes relations et de pardonner, elle s'est mise à leur rappeler aussi et à pleurer, en disant : « J'ai fait un vœu, et c'est une chose difficile. » Ils ont continué à la supplier jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair et qu'elle affranchisse quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se souvenait de ce vœu, elle pleurait tellement que son voile était mouillé de larmes
Hadith 6074 — Sahih al Bukhari #6074
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On lui rapporta qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant qu'elle vendait ou offrait quelque chose en cadeau, avait dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « Est-ce qu'il (`Abdullah bin Az-Zubair) a vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » `Aisha dit alors : « Je jure par Allah que je ne parlerai plus jamais à Ibn Az-Zubair. » Quand cette rupture dura longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair chercha à ce qu'on intercède en sa faveur auprès d'elle, mais elle répondit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui, et je ne commettrai pas de péché en rompant mon vœu. » Comme la situation devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il demanda à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous supplie, par Allah, de me permettre d'entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, demandèrent la permission d'entrer en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha répondit : « Entrez. » Ils demandèrent : « Tous ensemble ? » Elle dit : « Oui, entrez tous, » sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils entrèrent, Ibn Az-Zubair entra dans la pièce séparée, la prit par la main et commença à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui demandèrent aussi de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui dirent : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais concernant le fait de couper les liens (ne pas parler à ses frères musulmans), car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois nuits (jours). » Comme ils insistaient en lui rappelant l'importance de garder de bonnes relations familiales et de pardonner les fautes des autres, et qu'ils la mirent dans une situation difficile, elle commença à leur rappeler aussi et pleura, disant : « J'ai fait un vœu, et (la question du) vœu est difficile. » Ils (Al-Miswar et `Abdur-Rahman) continuèrent à insister jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair, puis elle affranchit quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se rappelait son vœu, elle pleurait tellement que son voile était trempé de larmes
Hadith 6075 — Sahih al Bukhari 78:103
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On lui rapporta qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant qu'elle vendait ou offrait quelque chose en cadeau, avait dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « Est-ce qu'il (`Abdullah bin Az-Zubair) a vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » `Aisha dit alors : « Je jure par Allah que je ne parlerai plus jamais à Ibn Az-Zubair. » Quand cette rupture dura longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair chercha à ce qu'on intercède en sa faveur auprès d'elle, mais elle répondit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui, et je ne commettrai pas de péché en rompant mon vœu. » Comme la situation devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il demanda à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous supplie, par Allah, de me permettre d'entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, demandèrent la permission d'entrer en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha répondit : « Entrez. » Ils demandèrent : « Tous ensemble ? » Elle dit : « Oui, entrez tous, » sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils entrèrent, Ibn Az-Zubair entra dans la pièce séparée, la prit par la main et commença à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui demandèrent aussi de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui dirent : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais concernant le fait de couper les liens (ne pas parler à ses frères musulmans), car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois nuits (jours). » Comme ils insistaient en lui rappelant l'importance de garder de bonnes relations familiales et de pardonner les fautes des autres, et qu'ils la mirent dans une situation difficile, elle commença à leur rappeler aussi et pleura, disant : « J'ai fait un vœu, et (la question du) vœu est difficile. » Ils (Al-Miswar et `Abdur-Rahman) continuèrent à insister jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair, puis elle affranchit quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se rappelait son vœu, elle pleurait tellement que son voile était trempé de larmes
Hadith 6076 — Sahih al Bukhari 78:104
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لاَ تَبَاغَضُوا، وَلاَ تَحَاسَدُوا، وَلاَ تَدَابَرُوا، وَكُونُوا عِبَادَ اللَّهِ إِخْوَانًا، وَلاَ يَحِلُّ لِمُسْلِمٍ أَنْ يَهْجُرَ أَخَاهُ فَوْقَ ثَلاَثِ لَيَالٍ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ne vous détestez pas les uns les autres, ne soyez pas jaloux les uns des autres, et ne vous tournez pas le dos. Ô serviteurs d'Allah, soyez frères ! Il n'est pas permis à un musulman de couper les liens avec son frère musulman (et de ne pas lui parler) plus de trois nuits. »
Hadith 6077 — Sahih al Bukhari 78:105
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي أَيُّوبَ الأَنْصَارِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لاَ يَحِلُّ لِرَجُلٍ أَنْ يَهْجُرَ أَخَاهُ فَوْقَ ثَلاَثِ لَيَالٍ، يَلْتَقِيَانِ فَيُعْرِضُ هَذَا وَيُعْرِضُ هَذَا، وَخَيْرُهُمَا الَّذِي يَبْدَأُ بِالسَّلاَمِ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Abu Aiyub Al-Ansari : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Il n'est pas permis à un homme de couper les liens avec son frère musulman plus de trois nuits. (Il n'est pas permis que) lorsqu'ils se rencontrent, l'un détourne le visage de l'autre, et l'autre détourne aussi son visage. Le meilleur des deux sera celui qui saluera l'autre en premier. »
Hadith 6078 — Sahih al Bukhari 78:106
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنِّي لأَعْرِفُ غَضَبَكِ وَرِضَاكِ ‏"‏‏.‏ قَالَتْ قُلْتُ وَكَيْفَ تَعْرِفُ ذَاكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ ‏"‏ إِنَّكِ إِذَا كُنْتِ رَاضِيَةً قُلْتِ بَلَى وَرَبِّ مُحَمَّدٍ‏.‏ وَإِذَا كُنْتِ سَاخِطَةً قُلْتِ لاَ وَرَبِّ إِبْرَاهِيمَ ‏"‏‏.‏ قَالَتْ قُلْتُ أَجَلْ لَسْتُ أُهَاجِرُ إِلاَّ اسْمَكَ‏.‏
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Je sais si tu es en colère ou satisfaite. » J'ai demandé : « Comment le sais-tu, Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Quand tu es satisfaite, tu dis : “Oui, par le Seigneur de Muhammad”, mais quand tu es en colère, tu dis : “Non, par le Seigneur d'Ibrahim !” » J'ai dit : « Oui, je ne fais que changer ton nom. »
Hadith 6079 — Sahih al Bukhari 78:107
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ، أَخْبَرَنَا هِشَامٌ، عَنْ مَعْمَرٍ،‏.‏ وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، قَالَ ابْنُ شِهَابٍ فَأَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ لَمْ أَعْقِلْ أَبَوَىَّ إِلاَّ وَهُمَا يَدِينَانِ الدِّينَ، وَلَمْ يَمُرَّ عَلَيْهِمَا يَوْمٌ إِلاَّ يَأْتِينَا فِيهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم طَرَفَىِ النَّهَارِ بُكْرَةً وَعَشِيَّةً، فَبَيْنَمَا نَحْنُ جُلُوسٌ فِي بَيْتِ أَبِي بَكْرٍ فِي نَحْرِ الظَّهِيرَةِ قَالَ قَائِلٌ هَذَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي سَاعَةٍ لَمْ يَكُنْ يَأْتِينَا فِيهَا‏.‏ قَالَ أَبُو بَكْرٍ مَا جَاءَ بِهِ فِي هَذِهِ السَّاعَةِ إِلاَّ أَمْرٌ‏.‏ قَالَ ‏ "‏ إِنِّي قَدْ أُذِنَ لِي بِالْخُرُوجِ ‏"‏‏.‏
Rapporté par `Aisha : Je ne me souviens pas que mes parents aient cru en une autre religion que l’Islam, et le Messager d’Allah (ﷺ) venait nous rendre visite le matin et le soir. Un jour, alors que nous étions assis dans la maison d’Abu Bakr (mon père) à midi, quelqu’un a dit : « Voici le Messager d’Allah (ﷺ) qui arrive à une heure où il ne venait jamais chez nous. » Abu Bakr a dit : « Il doit se passer quelque chose de très important pour qu’il vienne à cette heure. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai reçu la permission de quitter La Mecque pour émigrer. »
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