حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ اتَّخَذَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَاتَمًا مِنْ ذَهَبٍ فَاتَّخَذَ النَّاسُ خَوَاتِيمَ مِنْ ذَهَبٍ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي اتَّخَذْتُ خَاتَمًا مِنْ ذَهَبٍ ". فَنَبَذَهُ وَقَالَ " إِنِّي لَنْ أَلْبَسَهُ أَبَدًا " فَنَبَذَ النَّاسُ خَوَاتِيمَهُمْ.
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a porté une bague en or, et les gens l’ont imité en portant aussi des bagues en or. Ensuite, le Prophète a dit : « J’ai fait faire cette bague en or pour moi. » Puis il l’a jetée en disant : « Je ne la porterai plus jamais. » À ce moment-là, les gens ont aussi jeté leurs bagues
Hadith 7299 — Sahih al Bukhari 96:30
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ تُوَاصِلُوا ". قَالُوا إِنَّكَ تُوَاصِلُ. قَالَ " إِنِّي لَسْتُ مِثْلَكُمْ، إِنِّي أَبِيتُ يُطْعِمُنِي رَبِّي وَيَسْقِينِي ". فَلَمْ يَنْتَهُوا عَنِ الْوِصَالِ ـ قَالَ ـ فَوَاصَلَ بِهِمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَيْنِ أَوْ لَيْلَتَيْنِ، ثُمَّ رَأَوُا الْهِلاَلَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَوْ تَأَخَّرَ الْهِلاَلُ لَزِدْتُكُمْ ". كَالْمُنَكِّلِ لَهُمْ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit à ses compagnons : « Ne pratiquez pas le jeûne continu (Al-Wisal). » Ils ont répondu : « Mais tu pratiques le jeûne continu. » Il a dit : « Je ne suis pas comme vous, car la nuit, mon Seigneur me nourrit et me donne à boire. » Mais les gens n’ont pas arrêté le jeûne continu, alors le Prophète (ﷺ) a jeûné avec eux deux jours ou deux nuits, puis ils ont vu le croissant de lune. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Si le croissant avait tardé à apparaître, j’aurais continué à jeûner (à cause de vous), » comme s’il voulait leur montrer les limites parce qu’ils avaient refusé d’arrêter
Rapporté par le père d’Ibrahim At Taimi : `Ali s’est adressé à nous alors qu’il était debout sur une chaire en briques, portant une épée à laquelle était attaché un parchemin. Il a dit : « Par Allah, nous n’avons pas d’autre livre à lire que le Livre d’Allah et ce qui est écrit sur ce parchemin. » Puis il l’a déroulé, et il y était écrit quels types de chameaux devaient être donnés comme prix du sang. Il y était aussi écrit : « Médine est un sanctuaire depuis ‘Air (une montagne) jusqu’à tel endroit. Celui qui y introduit une innovation ou y commet un péché subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et Allah n’acceptera ni ses œuvres obligatoires ni volontaires. » Il y était aussi écrit : « L’asile (la protection) accordé par un musulman est valable pour tous (même si c’est le musulman le plus humble, il doit être respecté par tous les autres musulmans). Celui qui trahit un musulman à ce sujet (en violant la protection) subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et Allah n’acceptera ni ses œuvres obligatoires ni volontaires. » Il y était aussi écrit : « Celui qui (un esclave affranchi) prend d’autres personnes comme maîtres que ses véritables maîtres (ceux qui l’ont affranchi), sans leur permission, subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et Allah n’acceptera ni ses œuvres obligatoires ni volontaires. »
Hadith 7301 — Sahih al Bukhari 96:32
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، عَنْ مَسْرُوقٍ، قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ ـ رَضِيَ الله عنها ـ صَنَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم شَيْئًا تَرَخَّصَ وَتَنَزَّهَ عَنْهُ قَوْمٌ، فَبَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَحَمِدَ اللَّهَ ثُمَّ قَالَ " مَا بَالُ أَقْوَامٍ يَتَنَزَّهُونَ عَنِ الشَّىْءِ أَصْنَعُهُ، فَوَاللَّهِ إِنِّي أَعْلَمُهُمْ بِاللَّهِ، وَأَشَدُّهُمْ لَهُ خَشْيَةً ".
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) a fait quelque chose qui était permis religieusement, mais certaines personnes s’en sont abstenues. Quand le Prophète (ﷺ) l’a appris, il a glorifié et loué Allah, puis a dit : « Pourquoi certaines personnes évitent-elles de faire ce que je fais ? Par Allah, je connais Allah mieux qu’eux. »
Hadith 7302 — Sahih al Bukhari 96:33
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا وَكِيعٌ، عَنْ نَافِعِ بْنِ عُمَرَ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، قَالَ كَادَ الْخَيِّرَانِ أَنْ يَهْلِكَا أَبُو بَكْرٍ، وَعُمَرُ، لَمَّا قَدِمَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَفْدُ بَنِي تَمِيمٍ، أَشَارَ أَحَدُهُمَا بِالأَقْرَعِ بْنِ حَابِسٍ الْحَنْظَلِيِّ أَخِي بَنِي مُجَاشِعٍ، وَأَشَارَ الآخَرُ بِغَيْرِهِ، فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ لِعُمَرَ إِنَّمَا أَرَدْتَ خِلاَفِي. فَقَالَ عُمَرُ مَا أَرَدْتُ خِلاَفَكَ. فَارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَنَزَلَتْ {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تَرْفَعُوا أَصْوَاتَكُمْ} إِلَى قَوْلِهِ {عَظِيمٌ}. قَالَ ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ قَالَ ابْنُ الزُّبَيْرِ فَكَانَ عُمَرُ بَعْدُ ـ وَلَمْ يَذْكُرْ ذَلِكَ عَنْ أَبِيهِ يَعْنِي أَبَا بَكْرٍ ـ إِذَا حَدَّثَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بِحَدِيثٍ حَدَّثَهُ كَأَخِي السِّرَارِ، لَمْ يُسْمِعْهُ حَتَّى يَسْتَفْهِمَهُ.
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : Un jour, les deux hommes vertueux, c’est-à-dire Abou Bakr et ‘Umar, étaient sur le point de commettre une grave erreur (et cela parce que) : Quand la délégation des Bani Tamim est venue voir le Prophète (ﷺ), l’un d’eux (soit Abou Bakr, soit ‘Umar) a proposé Al-Aqra’ bin Habis at-Tamimi Al-Hanzali, le frère des Bani Majashi, pour être leur chef, tandis que l’autre a recommandé quelqu’un d’autre. Abou Bakr a dit à ‘Umar : « Tu veux seulement t’opposer à moi. » ‘Umar a répondu : « Je n’ai pas voulu m’opposer à toi ! » Ensuite, leurs voix se sont élevées devant le Prophète (ﷺ), alors qu’il a été révélé : « Ô vous qui croyez ! N’élevez pas vos voix au-dessus de celle du Prophète... une grande récompense. » (49.2-3) Ibn Az-Zubair a dit : « À partir de ce moment, quand ‘Umar parlait au Prophète, il parlait comme quelqu’un qui chuchote un secret, au point que parfois le Prophète (ﷺ) ne l’entendait pas et lui demandait de répéter. »
Rapporté par ‘Aisha (la mère des croyants) : Le Messager d’Allah (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, a dit : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai dit : « Si Abou Bakr se tient à ta place pour la prière, les gens ne pourront pas l’entendre à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière. » Il a répété : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai alors dit à Hafsa : « Peux-tu dire au Prophète : ‘Si Abou Bakr se tient à ta place, les gens ne pourront pas l’entendre à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière’ ? » Hafsa l’a fait, et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Vous êtes comme les compagnes de Joseph (voir Coran, 12:30-32). Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » Hafsa m’a alors dit : « Je n’ai jamais rien reçu de bon de ta part. »
Hadith 7304 — Sahih al Bukhari 96:35
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ، قَالَ جَاءَ عُوَيْمِرٌ إِلَى عَاصِمِ بْنِ عَدِيٍّ فَقَالَ أَرَأَيْتَ رَجُلاً وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً فَيَقْتُلُهُ، أَتَقْتُلُونَهُ بِهِ سَلْ لِي يَا عَاصِمُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهُ فَكَرِهَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْمَسَائِلَ وَعَابَ، فَرَجَعَ عَاصِمٌ فَأَخْبَرَهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَرِهَ الْمَسَائِلَ فَقَالَ عُوَيْمِرٌ وَاللَّهِ لآتِيَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم، فَجَاءَ وَقَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى الْقُرْآنَ خَلْفَ عَاصِمٍ فَقَالَ لَهُ " قَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ فِيكُمْ قُرْآنًا ". فَدَعَا بِهِمَا فَتَقَدَّمَا فَتَلاَعَنَا، ثُمَّ قَالَ عُوَيْمِرٌ كَذَبْتُ عَلَيْهَا يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنْ أَمْسَكْتُهَا. فَفَارَقَهَا وَلَمْ يَأْمُرْهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِفِرَاقِهَا، فَجَرَتِ السُّنَّةُ فِي الْمُتَلاَعِنَيْنِ. وَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " انْظُرُوهَا فَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أَحْمَرَ قَصِيرًا مِثْلَ وَحَرَةٍ فَلاَ أُرَاهُ إِلاَّ قَدْ كَذَبَ، وَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أَسْحَمَ أَعْيَنَ ذَا أَلْيَتَيْنِ فَلاَ أَحْسِبُ إِلاَّ قَدْ صَدَقَ عَلَيْهَا ". فَجَاءَتْ بِهِ عَلَى الأَمْرِ الْمَكْرُوهِ.
Rapporté par Sahl bin Sa’d As-Sa’idi : ‘Uwaimir Al-‘Ajlani est venu voir ‘Asim bin ‘Adi et lui a dit : « Si un homme trouve un autre homme avec sa femme et le tue, le condamnerais-tu à mort (en Qisas, c’est-à-dire égalité dans la punition) ? Ô ‘Asim ! Demande au Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet pour moi. » ‘Asim a posé la question au Prophète (ﷺ), mais celui-ci n’a pas aimé cette question et l’a désapprouvée. ‘Asim est revenu et a informé ‘Uwaimir que le Prophète n’aimait pas ce genre de question. ‘Uwaimir a dit : « Par Allah, j’irai moi-même voir le Prophète. » ‘Uwaimir est allé voir le Prophète (ﷺ) alors qu’Allah avait déjà révélé des versets du Coran à ce sujet, après le départ de ‘Asim. Le Prophète (ﷺ) a dit à ‘Uwaimir : « Allah a révélé des versets du Coran à ton sujet et à celui de ta femme. » Le Prophète (ﷺ) les a alors fait venir, et ils ont appliqué la procédure du Li’an. Ensuite, ‘Uwaimir a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si je la garde avec moi, on dira que j’ai menti. » Alors ‘Uwaimir l’a divorcée, même si le Prophète (ﷺ) ne lui avait pas ordonné de le faire. Plus tard, cette façon de divorcer est devenue la tradition pour les couples concernés par le Li’an. Le Prophète (ﷺ) a dit aux gens : « Attendez ! Si elle accouche d’un enfant petit et roux comme une Wahra (un petit animal roux), alors je penserai qu’il (‘Uwaimir) a menti, mais si elle accouche d’un enfant noir aux grands yeux et aux grosses fesses, alors je penserai qu’il a dit la vérité sur elle. » Finalement, elle a donné naissance à un enfant qui a confirmé l’accusation. (Voir hadith n°269, vol)
Hadith 7305 — Sahih al Bukhari 96:36
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي مَالِكُ بْنُ أَوْسٍ النَّصْرِيُّ، وَكَانَ، مُحَمَّدُ بْنُ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ ذَكَرَ لِي ذِكْرًا مِنْ ذَلِكَ فَدَخَلْتُ عَلَى مَالِكٍ فَسَأَلْتُهُ فَقَالَ انْطَلَقْتُ حَتَّى أَدْخُلَ عَلَى عُمَرَ أَتَاهُ حَاجِبُهُ يَرْفَا فَقَالَ هَلْ لَكَ فِي عُثْمَانَ وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ وَالزُّبَيْرِ وَسَعْدٍ يَسْتَأْذِنُونَ. قَالَ نَعَمْ. فَدَخَلُوا فَسَلَّمُوا وَجَلَسُوا. فَقَالَ هَلْ لَكَ فِي عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ. فَأَذِنَ لَهُمَا. قَالَ الْعَبَّاسُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ اقْضِ بَيْنِي وَبَيْنَ الظَّالِمِ. اسْتَبَّا. فَقَالَ الرَّهْطُ عُثْمَانُ وَأَصْحَابُهُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ اقْضِ بَيْنَهُمَا وَأَرِحْ أَحَدَهُمَا مِنَ الآخَرِ. فَقَالَ اتَّئِدُوا أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ الَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ، هَلْ تَعْلَمُونَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ ". يُرِيدُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَفْسَهُ. قَالَ الرَّهْطُ قَدْ قَالَ ذَلِكَ. فَأَقْبَلَ عُمَرُ عَلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ فَقَالَ أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ هَلْ تَعْلَمَانِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ذَلِكَ. قَالاَ نَعَمْ. قَالَ عُمَرُ فَإِنِّي مُحَدِّثُكُمْ عَنْ هَذَا الأَمْرِ، إِنَّ اللَّهَ كَانَ خَصَّ رَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْمَالِ بِشَىْءٍ لَمْ يُعْطِهِ أَحَدًا غَيْرَهُ، فَإِنَّ اللَّهَ يَقُولُ {مَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ مِنْهُمْ فَمَا أَوْجَفْتُمْ} الآيَةَ، فَكَانَتْ هَذِهِ خَالِصَةً لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، ثُمَّ وَاللَّهِ مَا احْتَازَهَا دُونَكُمْ وَلاَ اسْتَأْثَرَ بِهَا عَلَيْكُمْ، وَقَدْ أَعْطَاكُمُوهَا وَبَثَّهَا فِيكُمْ، حَتَّى بَقِيَ مِنْهَا هَذَا الْمَالُ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُنْفِقُ عَلَى أَهْلِهِ نَفَقَةَ سَنَتِهِمْ مِنْ هَذَا الْمَالِ، ثُمَّ يَأْخُذُ مَا بَقِيَ فَيَجْعَلُهُ مَجْعَلَ مَالِ اللَّهِ، فَعَمِلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِذَلِكَ حَيَاتَهُ، أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ هَلْ تَعْلَمُونَ ذَلِكَ فَقَالُوا نَعَمْ. ثُمَّ قَالَ لِعَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ أَنْشُدُكُمَا اللَّهَ هَلْ تَعْلَمَانِ ذَلِكَ قَالاَ نَعَمْ. ثُمَّ تَوَفَّى اللَّهُ نَبِيَّهُ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ أَنَا وَلِيُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَقَبَضَهَا أَبُو بَكْرٍ فَعَمِلَ فِيهَا بِمَا عَمِلَ فِيهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَأَنْتُمَا حِينَئِذٍ ـ وَأَقْبَلَ عَلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ ـ تَزْعُمَانِ أَنَّ أَبَا بَكْرٍ فِيهَا كَذَا، وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنَّهُ فِيهَا صَادِقٌ بَارٌّ رَاشِدٌ تَابِعٌ لِلْحَقِّ، ثُمَّ تَوَفَّى اللَّهُ أَبَا بَكْرٍ فَقُلْتُ أَنَا وَلِيُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبِي بَكْرٍ. فَقَبَضْتُهَا سَنَتَيْنِ أَعْمَلُ فِيهَا بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو بَكْرٍ، ثُمَّ جِئْتُمَانِي وَكَلِمَتُكُمَا عَلَى كَلِمَةٍ وَاحِدَةٍ وَأَمْرُكُمَا جَمِيعٌ، جِئْتَنِي تَسْأَلُنِي نَصِيبَكَ مِنِ ابْنِ أَخِيكَ، وَأَتَانِي هَذَا يَسْأَلُنِي نَصِيبَ امْرَأَتِهِ مِنْ أَبِيهَا فَقُلْتُ إِنْ شِئْتُمَا دَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا، عَلَى أَنَّ عَلَيْكُمَا عَهْدَ اللَّهِ وَمِيثَاقَهُ تَعْمَلاَنِ فِيهَا بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبِمَا عَمِلَ فِيهَا أَبُو بَكْرٍ وَبِمَا عَمِلْتُ فِيهَا مُنْذُ وَلِيتُهَا، وَإِلاَّ فَلاَ تُكَلِّمَانِي فِيهَا. فَقُلْتُمَا ادْفَعْهَا إِلَيْنَا بِذَلِكَ. فَدَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا بِذَلِكَ، أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ هَلْ دَفَعْتُهَا إِلَيْهِمَا بِذَلِكَ قَالَ الرَّهْطُ نَعَمْ. فَأَقْبَلَ عَلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ فَقَالَ أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ هَلْ دَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا بِذَلِكَ. قَالاَ نَعَمْ. قَالَ أَفَتَلْتَمِسَانِ مِنِّي قَضَاءً غَيْرَ ذَلِكَ فَوَالَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ لاَ أَقْضِي فِيهَا قَضَاءً غَيْرَ ذَلِكَ حَتَّى تَقُومَ السَّاعَةُ، فَإِنْ عَجَزْتُمَا عَنْهَا فَادْفَعَاهَا إِلَىَّ، فَأَنَا أَكْفِيكُمَاهَا.
Rapporté par Malik bin Aus An-Nasri : Je suis allé jusqu’à entrer chez ‘Umar (et pendant que j’étais assis là), son portier Yarfa est venu lui dire : « ‘Uthman, ‘Abdur-Rahman, Az-Zubair et Sa’d demandent la permission d’entrer. » ‘Umar les a autorisés. Ils sont donc entrés, ont salué et se sont assis. (Après un moment, le portier est revenu) et a dit : « Dois-je faire entrer ‘Ali et ‘Abbas ? » ‘Umar leur a permis d’entrer. Al-‘Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et l’oppresseur (‘Ali). » Il y a alors eu un différend (concernant les biens des Bani Nadir) entre eux (‘Abbas et ‘Ali). ‘Uthman et ses compagnons ont dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et libère l’un de l’autre. » ‘Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah, par la permission duquel existent le ciel et la terre ! Savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons doit être donné en aumône”, et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même ? » Le groupe a répondu : « Il a vraiment dit cela. » ‘Umar s’est alors tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous tous les deux ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ensuite dit : « Maintenant, je vais vous expliquer cette affaire en détail. Allah a accordé au Messager d’Allah (ﷺ) une partie de cette richesse qu’Il n’a donnée à personne d’autre, comme Allah l’a dit : “Ce qu’Allah a accordé comme butin à Son Messager pour lequel vous n’avez pas combattu...” (59.6) Donc, cette propriété appartenait entièrement au Messager d’Allah (ﷺ), mais il ne l’a pas gardée pour lui en vous ignorant, ni ne l’a gardée sans vous, mais il vous l’a donnée et l’a distribuée parmi vous jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une partie, et le Prophète en utilisait une partie pour les dépenses annuelles de sa famille et donnait le reste comme il le faisait avec les autres biens d’Allah. Le Prophète (ﷺ) a agi ainsi toute sa vie, et je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Ali et ‘Abbas : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ajouté : « Puis Allah a rappelé Son Messager à Lui. Abou Bakr a alors dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ)” et a pris en charge tous les biens du Prophète, qu’il a gérés comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et vous étiez présents à ce moment-là. » Puis il s’est tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Vous dites tous les deux qu’Abou Bakr a fait ceci ou cela dans la gestion des biens, mais Allah sait qu’Abou Bakr était honnête, juste, intelligent et suivait la bonne voie dans sa gestion. Ensuite, Allah a rappelé Abou Bakr à Lui, et j’ai dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ) et d’Abou Bakr.” J’ai donc pris en charge les biens pendant deux ans et je les ai gérés comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr. Puis vous deux (‘Ali et ‘Abbas) êtes venus me demander la même chose ! (Ô ‘Abbas ! Tu es venu me demander ta part dans les biens de ton neveu ; et lui (‘Ali) est venu me demander la part de sa femme dans les biens de son père, et je vous ai dit à tous les deux : “Si vous le souhaitez, je vous les confierai à condition que vous les gériez comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr, et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge ; sinon, ne m’en parlez plus.” Vous avez alors dit : “Donne-les-nous à cette condition.” Je vous les ai donc donnés à cette condition. Maintenant, je vous demande, par Allah, ne les ai-je pas donnés à cette condition ? » Le groupe (à qui il parlait) a répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Abbas et ‘Ali : « Je vous demande, par Allah, ne vous ai-je pas donné tous ces biens à cette condition ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a alors dit : « Cherchez-vous maintenant un autre jugement de ma part ? Par Celui par la permission duquel existent le ciel et la terre, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-là jusqu’à la fin des temps ; et si vous n’arrivez pas à gérer ces biens, vous pouvez me les rendre, et je m’en occuperai à votre place. » (Voir hadith n°326, vol)
Rapporté par ‘Asim : J’ai demandé à Anas : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a-t-il fait de Médine un sanctuaire ? » Il a répondu : « Oui, (Médine est un sanctuaire d’un endroit à un autre). Il est interdit d’y couper les arbres, et quiconque y introduit une innovation ou y commet un péché subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens. » Moussa bin Anas m’a ensuite dit qu’Anas avait ajouté : « ... ou donne refuge à un innovateur ou à un pécheur. »
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Allah ne vous privera pas du savoir après vous l'avoir donné, mais il sera retiré par la mort des savants religieux avec leur savoir. Ensuite, il ne restera que des gens ignorants qui, lorsqu'on les consultera, donneront des avis selon leurs propres opinions, ce qui égarera les autres et les entraînera eux-mêmes dans l'erreur. »