Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) restait parfois chez Zainab bint Jahsh (l’une de ses épouses) et il y buvait du miel. Hafsa et moi avons décidé que lorsque le Prophète (ﷺ) viendrait chez l’une de nous, elle lui dirait : « Je sens une mauvaise odeur de Maghafir (une sorte de raisin qui sent mauvais). As-tu mangé du Maghafir ? » Quand il est venu chez l’une de nous, elle lui a dit cela. Il a répondu : « Non, mais j’ai bu du miel chez Zainab bint Jahsh, et je n’en boirai plus jamais. » Ensuite, ce verset a été révélé : « Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite ?... (jusqu’à) Si vous deux (épouses du Prophète (ﷺ)) revenez à Allah dans le repentir. » (66.1-4) Les deux étaient `Aisha et Hafsa. Et aussi la parole d’Allah : « Et (souviens-toi) quand le Prophète (ﷺ) confia un secret à l’une de ses épouses ! » (66.3), c’est-à-dire quand il a dit : « Mais j’ai bu du miel. » Hisham a dit : Cela voulait aussi dire qu’il a dit : « Je n’en boirai plus, et j’ai fait un serment, alors ne le dis à personne. »
Hadith 6692 — Sahih al Bukhari 83:69
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا فُلَيْحُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ الْحَارِثِ، أَنَّهُ سَمِعَ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ أَوَلَمْ يُنْهَوْا عَنِ النَّذْرِ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ النَّذْرَ لاَ يُقَدِّمُ شَيْئًا، وَلاَ يُؤَخِّرُ، وَإِنَّمَا يُسْتَخْرَجُ بِالنَّذْرِ مِنَ الْبَخِيلِ ".
Rapporté par Sa`id bin Al-Harith : Il a entendu Ibn `Umar dire : « Les gens n’avaient-ils pas été interdits de faire des vœux ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un vœu n’accélère ni ne retarde rien, mais en faisant des vœux, une partie de la richesse d’un avare est donnée. »
Hadith 6693 — Sahih al Bukhari 83:70
حَدَّثَنَا خَلاَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُرَّةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنِ النَّذْرِ وَقَالَ " إِنَّهُ لاَ يَرُدُّ شَيْئًا، وَلَكِنَّهُ يُسْتَخْرَجُ بِهِ مِنَ الْبَخِيلِ ".
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Prophète (ﷺ) a interdit de faire des vœux et a dit : « Un vœu n’empêche rien (de ce qui doit arriver), mais c’est ainsi qu’une partie des biens d’un avare est dépensée. »
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah dit : “Le vœu n’apporte rien de plus au fils d’Adam que ce que J’ai déjà décidé pour lui, mais il se peut que son vœu corresponde à ce qui a été décrété pour lui. Ainsi, J’amène un avare à dépenser de sa richesse. Il Me donne (dépense en aumône) pour accomplir ce qui a été décrété pour lui, ce qu’il ne M’aurait pas donné sans ce vœu.” »
Rapporté par Zahdam bin Mudarrab : ‘Imran bin Hussain a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les meilleurs parmi vous sont les gens de ma génération, puis ceux qui viendront après eux, puis ceux qui suivront la deuxième génération. » ‘Imran a ajouté : « Je ne me souviens plus s’il a mentionné deux ou trois générations après la sienne. » Il a ajouté : « Ensuite viendront des gens qui feront des vœux sans les accomplir ; ils seront malhonnêtes et indignes de confiance, ils témoigneront sans qu’on leur demande, et l’embonpoint apparaîtra parmi eux. »
Hadith 6696 — Sahih al Bukhari 83:73
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عَبْدِ الْمَلِكِ، عَنِ الْقَاسِمِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ نَذَرَ أَنْ يُطِيعَ اللَّهَ فَلْيُطِعْهُ، وَمَنْ نَذَرَ أَنْ يَعْصِيَهُ فَلاَ يَعْصِهِ ".
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui fait le vœu d’obéir à Allah doit Lui obéir ; et celui qui fait le vœu de désobéir à Allah ne doit pas Lui désobéir. »
Rapporté par Ibn ‘Umar : ‘Umar a dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai fait vœu, à l’époque de l’ignorance, de faire une retraite d’une nuit dans la Mosquée sacrée. » Il dit : « Accomplis ton vœu. »
Rapporté par Sa`id bin 'Ubada Al-Ansari : Il a consulté le Prophète (ﷺ) au sujet d’un vœu fait par sa mère, qui est décédée sans l’avoir accompli. Le Prophète (ﷺ) a donné son avis : il devait l’accomplir à sa place. Ce jugement est devenu une Sunna (c’est-à-dire une tradition du Prophète)
Hadith 6699 — Sahih al Bukhari 83:76
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، قَالَ سَمِعْتُ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَتَى رَجُلٌ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهُ إِنَّ أُخْتِي نَذَرَتْ أَنْ تَحُجَّ وَإِنَّهَا مَاتَتْ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَوْ كَانَ عَلَيْهَا دَيْنٌ أَكُنْتَ قَاضِيَهُ ". قَالَ نَعَمْ. قَالَ " فَاقْضِ اللَّهَ، فَهْوَ أَحَقُّ بِالْقَضَاءِ ".
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et lui a dit : « Ma sœur avait fait le vœu d’accomplir le Hajj, mais elle est morte avant de le faire. » Le Prophète ﷺ a dit : « N’aurais-tu pas payé ses dettes si elle en avait eu ? » L’homme a répondu : « Oui. » Le Prophète ﷺ a dit : « Alors, règle les droits d’Allah, car Allah est encore plus en droit de recevoir ce qui Lui est dû. »
Hadith 6700 — Sahih al Bukhari 83:77
حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عَبْدِ الْمَلِكِ، عَنِ الْقَاسِمِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَنْ نَذَرَ أَنْ يُطِيعَ اللَّهَ فَلْيُطِعْهُ، وَمَنْ نَذَرَ أَنْ يَعْصِيَهُ فَلاَ يَعْصِهِ ".
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui a fait le vœu d’obéir à Allah doit Lui obéir ; et celui qui a fait le vœu de désobéir à Allah ne doit pas Lui désobéir. »