Rapporté par Ibn `Abbas : La dernière parole d’Abraham lorsqu’il fut jeté dans le feu fut : « Allah nous suffit et Il est le meilleur garant pour nous. »
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui à qui Allah a donné des richesses mais qui ne paie pas la zakat, alors, au Jour de la Résurrection, sa richesse lui sera présentée sous la forme d’un serpent chauve et venimeux, avec deux crochets empoisonnés dans la bouche, qui s’enroulera autour de son cou, le mordra aux joues et dira : “Je suis ta richesse, je suis ton trésor.” » Puis le Prophète (ﷺ) a récité ce verset divin : « Et que ceux qui gardent jalousement ce qu’Allah leur a donné de Sa grâce… »
Hadith 4566 — Sahih al Bukhari 65:88
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَكِبَ عَلَى حِمَارٍ عَلَى قَطِيفَةٍ فَدَكِيَّةٍ، وَأَرْدَفَ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ وَرَاءَهُ، يَعُودُ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ فِي بَنِي الْحَارِثِ بْنِ الْخَزْرَجِ قَبْلَ وَقْعَةِ بَدْرٍ ـ قَالَ ـ حَتَّى مَرَّ بِمَجْلِسٍ فِيهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ، ابْنُ سَلُولَ، وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ يُسْلِمَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ فَإِذَا فِي الْمَجْلِسِ أَخْلاَطٌ مِنَ الْمُسْلِمِينَ وَالْمُشْرِكِينَ عَبَدَةِ الأَوْثَانِ وَالْيَهُودِ وَالْمُسْلِمِينَ، وَفِي الْمَجْلِسِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ، فَلَمَّا غَشِيَتِ الْمَجْلِسَ عَجَاجَةُ الدَّابَّةِ خَمَّرَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ أَنْفَهُ بِرِدَائِهِ، ثُمَّ قَالَ لاَ تُغَبِّرُوا عَلَيْنَا. فَسَلَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَيْهِمْ ثُمَّ وَقَفَ فَنَزَلَ فَدَعَاهُمْ إِلَى اللَّهِ، وَقَرَأَ عَلَيْهِمُ الْقُرْآنَ، فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ أَيُّهَا الْمَرْءُ، إِنَّهُ لاَ أَحْسَنَ مِمَّا تَقُولُ، إِنْ كَانَ حَقًّا، فَلاَ تُؤْذِينَا بِهِ فِي مَجْلِسِنَا، ارْجِعْ إِلَى رَحْلِكَ، فَمَنْ جَاءَكَ فَاقْصُصْ عَلَيْهِ. فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَاغْشَنَا بِهِ فِي مَجَالِسِنَا، فَإِنَّا نُحِبُّ ذَلِكَ. فَاسْتَبَّ الْمُسْلِمُونَ وَالْمُشْرِكُونَ وَالْيَهُودُ حَتَّى كَادُوا يَتَثَاوَرُونَ، فَلَمْ يَزَلِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُخَفِّضُهُمْ حَتَّى سَكَنُوا، ثُمَّ رَكِبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم دَابَّتَهُ فَسَارَ حَتَّى دَخَلَ عَلَى سَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ، فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَا سَعْدُ أَلَمْ تَسْمَعْ مَا قَالَ أَبُو حُبَابٍ ". يُرِيدُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ " قَالَ كَذَا وَكَذَا ". قَالَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، اعْفُ عَنْهُ وَاصْفَحْ عَنْهُ، فَوَالَّذِي أَنْزَلَ عَلَيْكَ الْكِتَابَ، لَقَدْ جَاءَ اللَّهُ بِالْحَقِّ الَّذِي أَنْزَلَ عَلَيْكَ، لَقَدِ اصْطَلَحَ أَهْلُ هَذِهِ الْبُحَيْرَةِ عَلَى أَنْ يُتَوِّجُوهُ فَيُعَصِّبُونَهُ بِالْعِصَابَةِ، فَلَمَّا أَبَى اللَّهُ ذَلِكَ بِالْحَقِّ الَّذِي أَعْطَاكَ اللَّهُ شَرِقَ بِذَلِكَ، فَذَلِكَ فَعَلَ بِهِ ما رَأَيْتَ. فَعَفَا عَنْهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابُهُ يَعْفُونَ عَنِ الْمُشْرِكِينَ وَأَهْلِ الْكِتَابِ كَمَا أَمَرَهُمُ اللَّهُ، وَيَصْبِرُونَ عَلَى الأَذَى قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ {وَلَتَسْمَعُنَّ مِنَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ مِنْ قَبْلِكُمْ وَمِنَ الَّذِينَ أَشْرَكُوا أَذًى كَثِيرًا } الآيَةَ، وَقَالَ اللَّهُ {وَدَّ كَثِيرٌ مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ لَوْ يَرُدُّونَكُمْ مِنْ بَعْدِ إِيمَانِكُمْ كُفَّارًا حَسَدًا مِنْ عِنْدِ أَنْفُسِهِمْ} إِلَى آخِرِ الآيَةِ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَتَأَوَّلُ الْعَفْوَ مَا أَمَرَهُ اللَّهُ بِهِ، حَتَّى أَذِنَ اللَّهُ فِيهِمْ، فَلَمَّا غَزَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَدْرًا، فَقَتَلَ اللَّهُ بِهِ صَنَادِيدَ كُفَّارِ قُرَيْشٍ قَالَ ابْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ، وَمَنْ مَعَهُ مِنَ الْمُشْرِكِينَ، وَعَبَدَةِ الأَوْثَانِ هَذَا أَمْرٌ قَدْ تَوَجَّهَ. فَبَايَعُوا الرَّسُولَ صلى الله عليه وسلم عَلَى الإِسْلاَمِ فَأَسْلَمُوا.
Rapporté par Usama bin Zaid : Le Messager d’Allah (ﷺ) monta un âne recouvert d’un tissu épais fabriqué à Fadak, et je montais derrière lui. Il allait rendre visite à Sa`d bin Ubada chez Banu Al-Harith bin Al-Khazraj ; cela eut lieu avant la bataille de Badr. Le Prophète (ﷺ) passa devant une assemblée où se trouvait `Abdullah bin Ubai bin Salul, avant que ce dernier n’embrasse l’islam. Dans ce groupe, il y avait des gens de différentes religions : des musulmans, des païens, des idolâtres et des juifs, et `Abdullah bin Rawaha était aussi présent. Quand la poussière soulevée par l’âne atteignit le groupe, `Abdullah bin Ubai se couvrit le nez avec son vêtement et dit : « Ne nous couvre pas de poussière. » Le Messager d’Allah (ﷺ) les salua, s’arrêta, descendit et les invita à Allah (c’est-à-dire à l’islam) et leur récita le Coran. `Abdullah bin Ubai bin Salul dit alors : « Ô homme ! Ce que tu dis est bien, mais si c’est la vérité, ne viens pas nous déranger dans nos assemblées. Retourne à ta monture (ou chez toi) et si quelqu’un vient à toi, raconte-lui ce que tu veux. » `Abdullah bin Rawaha répondit : « Oui, ô Messager d’Allah ! Apporte-nous ce que tu veux dire ici-même, car nous aimons cela. » Alors les musulmans, les païens et les juifs commencèrent à se disputer jusqu’à être sur le point de se battre. Le Prophète (ﷺ) calma tout le monde jusqu’à ce qu’ils se taisent, puis il remonta sur sa monture et partit jusqu’à entrer chez Sa`d bin Ubada. Le Prophète (ﷺ) dit à Sa`d : « N’as-tu pas entendu ce qu’a dit ‘Abu Hub-b’ ? » Il parlait de `Abdullah bin Ubai. « Il a dit ceci et cela. » Sa`d bin Ubada répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), excuse-le et pardonne-lui, car par Celui qui t’a révélé le Livre, Allah a fait descendre la vérité à un moment où les habitants de cette ville (Médine) avaient décidé de le couronner et de lui mettre un turban sur la tête (pour le nommer chef). Mais quand Allah a contrecarré ce projet par la vérité qu’Il t’a donnée, il (c’est-à-dire `Abdullah bin Ubai) a été envahi par la jalousie, et c’est ce qui l’a poussé à agir ainsi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui pardonna donc, car lui et ses compagnons avaient l’habitude de pardonner aux païens et aux gens du Livre, comme Allah leur avait ordonné, et ils supportaient leurs méfaits avec patience. Allah dit : « Vous entendrez sûrement beaucoup de choses pénibles de la part de ceux qui ont reçu l’Écriture avant vous et des païens… » (3.186) Et Allah dit aussi : « Beaucoup de gens de l’Écriture aimeraient vous faire redevenir mécréants après que vous ayez cru, par pure jalousie… » (2.109) Le Prophète (ﷺ) s’en tenait donc au pardon tant qu’Allah le lui ordonnait, jusqu’à ce qu’Allah permette de combattre. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) livra la bataille de Badr et qu’Allah fit tuer les notables des Quraysh mécréants par son intermédiaire, Ibn Ubai bin Salul et les païens et idolâtres qui étaient avec lui dirent : « Cette affaire (l’islam) a triomphé. » Ils prêtèrent alors allégeance au Messager d’Allah (ﷺ) et devinrent musulmans
Hadith 4567 — Sahih al Bukhari 65:89
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي زَيْدُ بْنُ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رِجَالاً مِنَ الْمُنَافِقِينَ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى الْغَزْوِ تَخَلَّفُوا عَنْهُ، وَفَرِحُوا بِمَقْعَدِهِمْ خِلاَفَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اعْتَذَرُوا إِلَيْهِ وَحَلَفُوا، وَأَحَبُّوا أَنْ يُحْمَدُوا بِمَا لَمْ يَفْعَلُوا، فَنَزَلَتْ {لاَ يَحْسِبَنَّ الَّذِينَ يَفْرَحُونَ} الآيَةَ.
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), certains hommes parmi les hypocrites restaient derrière lui (c’est-à-dire ne l’accompagnaient pas) lorsqu’il partait pour une expédition, et ils étaient contents de rester à la maison. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) revenait de la bataille, ils présentaient de fausses excuses et juraient, espérant être félicités pour ce qu’ils n’avaient pas fait. C’est alors que fut révélé : « Ne pense pas que ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait… »
Rapporté par Alqama bin Waqqas : Marwan dit à son portier : « Va voir Ibn `Abbas, ô Rafi`, et dis-lui : ‘Si tous ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait devaient être punis, alors nous serions tous punis.’ » Ibn `Abbas répondit : « Quel rapport as-tu avec cette affaire ? Cela concerne seulement le fait que le Prophète (ﷺ) a appelé les Juifs et leur a posé une question ; ils ont caché la vérité, ont répondu autre chose et ont fait croire qu’ils méritaient des éloges pour avoir donné la réponse, et ils se sont réjouis de ce qu’ils avaient caché. » Puis Ibn `Abbas récita : « (Et rappelle-toi) quand Allah prit un engagement de ceux à qui l’Écriture fut donnée… et ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait. » (3.187-188) Humaid bin `Abdur-Rahman bin `Auf a rapporté que Marwan lui avait raconté ce récit
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai passé la nuit chez ma tante Maimouna. Le Messager d’Allah (ﷺ) a parlé un moment avec sa femme puis s’est couché. Quand le dernier tiers de la nuit est arrivé, il s’est levé, a regardé le ciel et a dit : « En vérité, dans la création des cieux et de la terre et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour les gens doués d’intelligence. » (3.190) Puis il s’est levé, a fait ses ablutions, s’est brossé les dents avec un siwak, puis a prié onze rak`at. Ensuite Bilal a appelé à la prière du Fajr. Le Prophète (ﷺ) a alors prié deux rak`at (sunna) et est sorti pour accomplir la prière collective du Fajr
Hadith 4570 — Sahih al Bukhari 65:92
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ، عَنْ مَخْرَمَةَ بْنِ سُلَيْمَانَ، عَنْ كُرَيْبٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ بِتُّ عِنْدَ خَالَتِي مَيْمُونَةَ فَقُلْتُ لأَنْظُرَنَّ إِلَى صَلاَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَطُرِحَتْ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وِسَادَةٌ، فَنَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي طُولِهَا، فَجَعَلَ يَمْسَحُ النَّوْمَ عَنْ وَجْهِهِ، ثُمَّ قَرَأَ الآيَاتِ الْعَشْرَ الأَوَاخِرَ مِنْ آلِ عِمْرَانَ حَتَّى خَتَمَ، ثُمَّ أَتَى شَنًّا مُعَلَّقًا، فَأَخَذَهُ فَتَوَضَّأَ، ثُمَّ قَامَ يُصَلِّي، فَقُمْتُ فَصَنَعْتُ مِثْلَ مَا صَنَعَ ثُمَّ جِئْتُ فَقُمْتُ إِلَى جَنْبِهِ، فَوَضَعَ يَدَهُ عَلَى رَأْسِي، ثُمَّ أَخَذَ بِأُذُنِي، فَجَعَلَ يَفْتِلُهَا، ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ أَوْتَرَ.
Rapporté par Ibn `Abbas : (Une nuit) j’ai passé la nuit chez ma tante Maimouna et je me suis dit : « Je vais observer la prière du Messager d’Allah (ﷺ). » Ma tante a placé un coussin pour le Messager d’Allah (ﷺ), il s’est couché dessus dans le sens de la longueur, puis il s’est réveillé, a frotté les traces de sommeil de son visage et a récité les dix derniers versets de la sourate Al-`Imran jusqu’à la fin. Ensuite, il a pris une outre d’eau suspendue, a fait ses ablutions, puis s’est levé pour prier. J’ai fait comme lui et me suis mis à côté de lui. Il a posé sa main sur ma tête, m’a pris par l’oreille et l’a tordue. Il a prié deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, et enfin la prière du witr (une rak`a)
Hadith 4571 — Sahih al Bukhari 65:93
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا مَعْنُ بْنُ عِيسَى، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ مَخْرَمَةَ بْنِ سُلَيْمَانَ، عَنْ كُرَيْبٍ، مَوْلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، بَاتَ عِنْدَ مَيْمُونَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَهْىَ خَالَتُهُ قَالَ فَاضْطَجَعْتُ فِي عَرْضِ الْوِسَادَةِ، وَاضْطَجَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَهْلُهُ فِي طُولِهَا، فَنَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى انْتَصَفَ اللَّيْلُ، أَوْ قَبْلَهُ بِقَلِيلٍ، أَوْ بَعْدَهُ بِقَلِيلٍ، ثُمَّ اسْتَيْقَظَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَعَلَ يَمْسَحُ النَّوْمَ عَنْ وَجْهِهِ بِيَدَيْهِ، ثُمَّ قَرَأَ الْعَشْرَ الآيَاتِ الْخَوَاتِمَ مِنْ سُورَةِ آلِ عِمْرَانَ، ثُمَّ قَامَ إِلَى شَنٍّ مُعَلَّقَةٍ فَتَوَضَّأَ مِنْهَا، فَأَحْسَنَ وُضُوءَهُ، ثُمَّ قَامَ يُصَلِّي، فَصَنَعْتُ مِثْلَ مَا صَنَعَ، ثُمَّ ذَهَبْتُ فَقُمْتُ إِلَى جَنْبِهِ، فَوَضَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَهُ الْيُمْنَى عَلَى رَأْسِي، وَأَخَذَ بِأُذُنِي بِيَدِهِ الْيُمْنَى يَفْتِلُهَا، فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ أَوْتَرَ، ثُمَّ اضْطَجَعَ حَتَّى جَاءَهُ الْمُؤَذِّنُ، فَقَامَ فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ خَفِيفَتَيْنِ، ثُمَّ خَرَجَ فَصَلَّى الصُّبْحَ.
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Une fois, il a passé la nuit chez sa tante Maimouna, l’épouse du Prophète. Il a ajouté : Je me suis allongé en travers du coussin et le Messager d’Allah (ﷺ) s’est allongé avec sa femme dans le sens de la longueur du coussin. Le Messager d’Allah (ﷺ) dormit jusqu’au milieu de la nuit, un peu avant ou un peu après, puis il se réveilla, frotta les traces de sommeil de son visage avec ses mains, récita les dix derniers versets de la sourate Al-`Imran, se leva et alla vers une outre d’eau suspendue. Il fit ses ablutions parfaitement, puis se leva pour prier. J’ai fait comme lui et me suis mis à côté de lui. Le Messager d’Allah (ﷺ) posa sa main droite sur ma tête, me prit et me tordit l’oreille droite. Il pria deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, et enfin une rak`a, le witr. Puis il se recoucha jusqu’à ce que le muezzin vienne l’appeler, alors il se leva, pria deux rak`at légères, puis sortit pour la prière collective du Fajr
Hadith 4572 — Sahih al Bukhari 65:94
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مَخْرَمَةَ بْنِ سُلَيْمَانَ، عَنْ كُرَيْبٍ، مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ أَنَّ ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، بَاتَ عِنْدَ مَيْمُونَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَهْىَ خَالَتُهُ قَالَ فَاضْطَجَعْتُ فِي عَرْضِ الْوِسَادَةِ، وَاضْطَجَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَهْلُهُ فِي طُولِهَا، فَنَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى إِذَا انْتَصَفَ اللَّيْلُ، أَوْ قَبْلَهُ بِقَلِيلٍ، أَوْ بَعْدَهُ بِقَلِيلٍ، اسْتَيْقَظَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَلَسَ يَمْسَحُ النَّوْمَ عَنْ وَجْهِهِ بِيَدِهِ، ثُمَّ قَرَأَ الْعَشْرَ الآيَاتِ الْخَوَاتِمَ مِنْ سُورَةِ آلِ عِمْرَانَ، ثُمَّ قَامَ إِلَى شَنٍّ مُعَلَّقَةٍ فَتَوَضَّأَ مِنْهَا، فَأَحْسَنَ وُضُوءَهُ، ثُمَّ قَامَ يُصَلِّي. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَقُمْتُ فَصَنَعْتُ مِثْلَ مَا صَنَعَ، ثُمَّ ذَهَبْتُ فَقُمْتُ إِلَى جَنْبِهِ، فَوَضَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَهُ الْيُمْنَى عَلَى رَأْسِي، وَأَخَذَ بِأُذُنِي الْيُمْنَى يَفْتِلُهَا، فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ أَوْتَرَ ثُمَّ، اضْطَجَعَ حَتَّى جَاءَهُ الْمُؤَذِّنُ، فَقَامَ فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ خَفِيفَتَيْنِ، ثُمَّ خَرَجَ فَصَلَّى الصُّبْحَ.
Rapporté par Ibn `Abbas : Une fois, il a passé la nuit chez sa tante, l’épouse du Prophète. Il a ajouté : Je me suis allongé en travers du coussin tandis que le Messager d’Allah (ﷺ) s’est allongé avec sa femme dans le sens de la longueur. Le Messager d’Allah (ﷺ) dormit jusqu’au milieu de la nuit, un peu avant ou un peu après, puis il se réveilla, frotta les traces de sommeil de son visage avec ses mains, puis récita les dix derniers versets de la sourate Al-`Imran. Ensuite, il se leva, alla vers une outre d’eau suspendue, fit ses ablutions parfaitement, puis se leva pour prier. J’ai fait comme lui et me suis mis à côté de lui. Le Messager d’Allah (ﷺ) posa sa main droite sur ma tête, me prit et me tordit l’oreille droite. Il pria deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, et enfin une rak`a, le witr. Puis il se recoucha jusqu’à ce que le muezzin vienne l’appeler, alors il se leva, pria deux rak`at légères, puis sortit pour la prière collective du Fajr
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Il y avait une orpheline sous la tutelle d’un homme. Il l’a épousée et elle possédait un jardin de palmiers. Il l’a épousée uniquement pour ce jardin et non par amour pour elle. C’est alors que le verset divin fut révélé à son sujet : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines… » (4.3) Le sous-narrateur ajouta : Je pense qu’il a dit : « Cette orpheline était sa partenaire dans ce jardin de palmiers et dans ses biens. »