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Les Prophètes

163 hadiths · #3326–3488

Hadith 3466 — Sahih al Bukhari 60:133
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ بَيْنَمَا امْرَأَةٌ تُرْضِعُ ابْنَهَا إِذْ مَرَّ بِهَا رَاكِبٌ وَهْىَ تُرْضِعُهُ، فَقَالَتِ اللَّهُمَّ لاَ تُمِتِ ابْنِي حَتَّى يَكُونَ مِثْلَ هَذَا‏.‏ فَقَالَ اللَّهُمَّ لاَ تَجْعَلْنِي مِثْلَهُ‏.‏ ثُمَّ رَجَعَ فِي الثَّدْىِ، وَمُرَّ بِامْرَأَةٍ تُجَرَّرُ وَيُلْعَبُ بِهَا فَقَالَتِ اللَّهُمَّ لاَ تَجْعَلِ ابْنِي مِثْلَهَا‏.‏ فَقَالَ اللَّهُمَّ اجْعَلْنِي مِثْلَهَا‏.‏ فَقَالَ أَمَّا الرَّاكِبُ فَإِنَّهُ كَافِرٌ، وَأَمَّا الْمَرْأَةُ فَإِنَّهُمْ يَقُولُونَ لَهَا تَزْنِي‏.‏ وَتَقُولُ حَسْبِي اللَّهُ‏.‏ وَيَقُولُونَ تَسْرِقُ‏.‏ وَتَقُولُ حَسْبِي اللَّهُ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Il a entendu l’Envoyé d’Allah (ﷺ) dire : « Pendant qu’une femme allaitait son enfant, un cavalier est passé et elle a dit : Ô Allah ! Ne laisse pas mon enfant mourir avant qu’il ne devienne comme cet homme. L’enfant a dit : Ô Allah ! Ne me fais pas comme lui, puis il est revenu téter sa mère. (Un peu plus tard), ils sont passés devant une femme que les gens tiraient et insultaient. La mère de l’enfant a dit : Ô Allah ! Ne fais pas que mon enfant soit comme elle. L’enfant a dit : Ô Allah ! Fais que je sois comme elle. Puis il a expliqué : Quant au cavalier, c’est un mécréant, tandis que la femme est accusée à tort d’adultère et elle dit : Allah me suffit (Il connaît la vérité). »
Hadith 3467 — Sahih al Bukhari 60:134
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ تَلِيدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِيرِينَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ بَيْنَمَا كَلْبٌ يُطِيفُ بِرَكِيَّةٍ كَادَ يَقْتُلُهُ الْعَطَشُ، إِذْ رَأَتْهُ بَغِيٌّ مِنْ بَغَايَا بَنِي إِسْرَائِيلَ، فَنَزَعَتْ مُوقَهَا فَسَقَتْهُ، فَغُفِرَ لَهَا بِهِ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors qu’un chien tournait autour d’un puits et était sur le point de mourir de soif, une prostituée israélite l’a vu, a enlevé sa chaussure et lui a donné de l’eau. Allah lui a pardonné pour cette bonne action. »
Hadith 3468 — Sahih al Bukhari 60:135
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهُ سَمِعَ مُعَاوِيَةَ بْنَ أَبِي سُفْيَانَ،، عَامَ حَجَّ عَلَى الْمِنْبَرِ، فَتَنَاوَلَ قُصَّةً مِنْ شَعَرٍ وَكَانَتْ فِي يَدَىْ حَرَسِيٍّ فَقَالَ يَا أَهْلَ الْمَدِينَةِ، أَيْنَ عُلَمَاؤُكُمْ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَنْهَى عَنْ مِثْلِ هَذِهِ، وَيَقُولُ ‏ "‏ إِنَّمَا هَلَكَتْ بَنُو إِسْرَائِيلَ حِينَ اتَّخَذَهَا نِسَاؤُهُمْ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Humaid bin `Abdur-Rahman : Il a entendu Muawiya bin Abi Sufyan (parler) sur le minbar l’année où il a accompli le Hajj. Il a pris une mèche de cheveux que tenait un serviteur et a dit : « Ô gens de Médine ! Où sont vos savants ? J’ai entendu le Prophète (ﷺ) interdire une chose comme celle-ci (c’est-à-dire les faux cheveux) et il disait : Les Israélites ont été détruits quand leurs femmes ont commencé à pratiquer cette habitude (d’utiliser de faux cheveux pour allonger leur chevelure). »
Hadith 3469 — Sahih al Bukhari 60:136
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ إِنَّهُ قَدْ كَانَ فِيمَا مَضَى قَبْلَكُمْ مِنَ الأُمَمِ مُحَدَّثُونَ، وَإِنَّهُ إِنْ كَانَ فِي أُمَّتِي هَذِهِ مِنْهُمْ، فَإِنَّهُ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Parmi les gens qui vous ont précédés, il y avait des ‘Muhaddithun’ (c’est-à-dire des personnes qui devinaient des choses qui se réalisaient ensuite, comme si elles étaient inspirées par une puissance divine), et s’il y en a parmi mes compagnons, c’est `Umar bin Al-Khattab. »
Hadith 3470 — Sahih al Bukhari 60:137
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَبِي الصِّدِّيقِ النَّاجِيِّ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ كَانَ فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ رَجُلٌ قَتَلَ تِسْعَةً وَتِسْعِينَ إِنْسَانًا ثُمَّ خَرَجَ يَسْأَلُ، فَأَتَى رَاهِبًا فَسَأَلَهُ، فَقَالَ لَهُ هَلْ مِنْ تَوْبَةٍ قَالَ لاَ‏.‏ فَقَتَلَهُ، فَجَعَلَ يَسْأَلُ، فَقَالَ لَهُ رَجُلٌ ائْتِ قَرْيَةَ كَذَا وَكَذَا‏.‏ فَأَدْرَكَهُ الْمَوْتُ فَنَاءَ بِصَدْرِهِ نَحْوَهَا، فَاخْتَصَمَتْ فِيهِ مَلاَئِكَةُ الرَّحْمَةِ وَمَلاَئِكَةُ الْعَذَابِ، فَأَوْحَى اللَّهُ إِلَى هَذِهِ أَنْ تَقَرَّبِي‏.‏ وَأَوْحَى اللَّهُ إِلَى هَذِهِ أَنْ تَبَاعَدِي‏.‏ وَقَالَ قِيسُوا مَا بَيْنَهُمَا‏.‏ فَوُجِدَ إِلَى هَذِهِ أَقْرَبُ بِشِبْرٍ، فَغُفِرَ لَهُ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Parmi les hommes des Bani Israël, il y avait un homme qui avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes. Il partit alors demander si son repentir pouvait être accepté. Il rencontra un moine et lui demanda si son repentir pouvait être accepté. Le moine répondit non, alors l’homme le tua. Il continua à demander jusqu’à ce qu’un homme lui conseille d’aller dans un certain village. (Il s’y rendit) mais la mort le surprit en chemin. En mourant, il tourna sa poitrine vers le village (où il espérait que son repentir serait accepté), et alors les anges de la miséricorde et les anges du châtiment se disputèrent à son sujet. Allah ordonna au village (vers lequel il allait) de se rapprocher de lui, et au village (d’où il venait) de s’éloigner, puis Il ordonna aux anges de mesurer la distance entre son corps et les deux villages. Il fut trouvé plus proche d’une empan du village (où il se rendait). Ainsi, il fut pardonné. »
Hadith 3471 — Sahih al Bukhari 60:138
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم صَلاَةَ الصُّبْحِ، ثُمَّ أَقْبَلَ عَلَى النَّاسِ، فَقَالَ ‏"‏ بَيْنَا رَجُلٌ يَسُوقُ بَقَرَةً إِذْ رَكِبَهَا فَضَرَبَهَا فَقَالَتْ إِنَّا لَمْ نُخْلَقْ لِهَذَا، إِنَّمَا خُلِقْنَا لِلْحَرْثِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ النَّاسُ سُبْحَانَ اللَّهِ بَقَرَةٌ تَكَلَّمُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ فَإِنِّي أُومِنُ بِهَذَا أَنَا وَأَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ ـ وَمَا هُمَا ثَمَّ ـ وَبَيْنَمَا رَجُلٌ فِي غَنَمِهِ إِذْ عَدَا الذِّئْبُ فَذَهَبَ مِنْهَا بِشَاةٍ، فَطَلَبَ حَتَّى كَأَنَّهُ اسْتَنْقَذَهَا مِنْهُ، فَقَالَ لَهُ الذِّئْبُ هَذَا اسْتَنْقَذْتَهَا مِنِّي فَمَنْ لَهَا يَوْمَ السَّبُعِ، يَوْمَ لاَ رَاعِيَ لَهَا غَيْرِي ‏"‏‏.‏ فَقَالَ النَّاسُ سُبْحَانَ اللَّهِ ذِئْبٌ يَتَكَلَّمُ‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَإِنِّي أُومِنُ بِهَذَا أَنَا وَأَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ ‏"‏‏.‏ وَمَا هُمَا ثَمَّ‏.‏ وَحَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مِسْعَرٍ، عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِمِثْلِهِ‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Un jour, l’Envoyé d’Allah (ﷺ) a accompli la prière du matin, puis il s’est tourné vers les gens et a dit : « Pendant qu’un homme conduisait une vache, il est soudain monté dessus et l’a frappée. La vache a dit : Nous n’avons pas été créés pour cela, mais pour labourer. » Les gens s’exclamèrent : « Gloire à Allah ! Une vache qui parle ! » Le Prophète (ﷺ) dit : « J’y crois, et Abu Bakr et `Umar aussi y croient, même si aucun d’eux n’était présent. Pendant qu’un homme était avec ses moutons, un loup a attaqué et emporté une brebis. L’homme a poursuivi le loup jusqu’à ce qu’il la lui reprenne, alors le loup a dit : Tu l’as sauvée de moi, mais qui la gardera le jour où il n’y aura plus de berger pour les protéger, sauf moi (à cause des troubles) ? » Les gens s’étonnèrent : « Gloire à Allah ! Un loup qui parle ! » Le Prophète (ﷺ) dit : « Mais j’y crois, et Abu Bakr et `Umar aussi y croient, même si aucun d’eux n’était présent. »
Hadith 3472 — Sahih al Bukhari 60:139
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ اشْتَرَى رَجُلٌ مِنْ رَجُلٍ عَقَارًا لَهُ، فَوَجَدَ الرَّجُلُ الَّذِي اشْتَرَى الْعَقَارَ فِي عَقَارِهِ جَرَّةً فِيهَا ذَهَبٌ، فَقَالَ لَهُ الَّذِي اشْتَرَى الْعَقَارَ خُذْ ذَهَبَكَ مِنِّي، إِنَّمَا اشْتَرَيْتُ مِنْكَ الأَرْضَ، وَلَمْ أَبْتَعْ مِنْكَ الذَّهَبَ‏.‏ وَقَالَ الَّذِي لَهُ الأَرْضُ إِنَّمَا بِعْتُكَ الأَرْضَ وَمَا فِيهَا، فَتَحَاكَمَا إِلَى رَجُلٍ، فَقَالَ الَّذِي تَحَاكَمَا إِلَيْهِ أَلَكُمَا وَلَدٌ قَالَ أَحَدُهُمَا لِي غُلاَمٌ‏.‏ وَقَالَ الآخَرُ لِي جَارِيَةٌ‏.‏ قَالَ أَنْكِحُوا الْغُلاَمَ الْجَارِيَةَ، وَأَنْفِقُوا عَلَى أَنْفُسِهِمَا مِنْهُ، وَتَصَدَّقَا ‏"‏‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Un homme a acheté un terrain à un autre homme, et l’acheteur a trouvé dans ce terrain un pot en terre rempli d’or. L’acheteur a dit au vendeur : « Prends ton or, car je n’ai acheté que le terrain, pas l’or qui s’y trouvait. » L’ancien propriétaire a répondu : « Je t’ai vendu le terrain avec tout ce qu’il contient. » Alors, ils ont présenté leur cas à un homme qui leur a demandé : « Avez-vous des enfants ? » L’un a dit : « J’ai un garçon. » L’autre a dit : « J’ai une fille. » L’homme a dit : « Mariez la fille au garçon, dépensez l’argent pour eux deux et donnez le reste en aumône. »
Hadith 3473 — Sahih al Bukhari 60:140
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، وَعَنْ أَبِي النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَهُ يَسْأَلُ، أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ مَاذَا سَمِعْتَ مِنْ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الطَّاعُونِ فَقَالَ أُسَامَةُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ الطَّاعُونُ رِجْسٌ أُرْسِلَ عَلَى طَائِفَةٍ مِنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ أَوْ عَلَى مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ، فَإِذَا سَمِعْتُمْ بِهِ بِأَرْضٍ فَلاَ تَقْدَمُوا عَلَيْهِ، وَإِذَا وَقَعَ بِأَرْضٍ وَأَنْتُمْ بِهَا فَلاَ تَخْرُجُوا فِرَارًا مِنْهُ ‏"‏‏.‏ قَالَ أَبُو النَّضْرِ ‏"‏ لاَ يُخْرِجُكُمْ إِلاَّ فِرَارًا مِنْهُ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Usama bin Zaid : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : La peste était un châtiment envoyé sur un groupe d’Israélites (ou sur certains peuples avant vous). Donc, si vous entendez parler de son apparition dans un pays, n’y allez pas, et si une épidémie de peste se déclare là où vous êtes, ne quittez pas ce pays pour fuir la maladie
Hadith 3474 — Sahih al Bukhari 60:141
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا دَاوُدُ بْنُ أَبِي الْفُرَاتِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بُرَيْدَةَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ سَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الطَّاعُونِ، فَأَخْبَرَنِي ‏ "‏ أَنَّهُ عَذَابٌ يَبْعَثُهُ اللَّهُ عَلَى مَنْ يَشَاءُ، وَأَنَّ اللَّهَ جَعَلَهُ رَحْمَةً لِلْمُؤْمِنِينَ، لَيْسَ مِنْ أَحَدٍ يَقَعُ الطَّاعُونُ فَيَمْكُثُ فِي بَلَدِهِ صَابِرًا مُحْتَسِبًا، يَعْلَمُ أَنَّهُ لاَ يُصِيبُهُ إِلاَّ مَا كَتَبَ اللَّهُ لَهُ، إِلاَّ كَانَ لَهُ مِثْلُ أَجْرِ شَهِيدٍ ‏"‏‏.‏
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : J’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet de la peste. Il m’a dit que c’était un châtiment envoyé par Allah à qui Il veut, mais qu’Allah en a fait une miséricorde pour les croyants. Si, lors d’une épidémie, quelqu’un reste dans son pays avec patience, en espérant la récompense d’Allah et en croyant que rien ne peut lui arriver sauf ce qu’Allah a écrit pour lui, il recevra la récompense d’un martyr
Hadith 3475 — Sahih al Bukhari 60:142
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها أَنَّ قُرَيْشًا، أَهَمَّهُمْ شَأْنُ الْمَرْأَةِ الْمَخْزُومِيَّةِ الَّتِي سَرَقَتْ، فَقَالَ وَمَنْ يُكَلِّمُ فِيهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا وَمَنْ يَجْتَرِئُ عَلَيْهِ إِلاَّ أُسَامَةُ بْنُ زَيْدٍ، حِبُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَكَلَّمَهُ أُسَامَةُ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَتَشْفَعُ فِي حَدٍّ مِنْ حُدُودِ اللَّهِ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ قَامَ فَاخْتَطَبَ، ثُمَّ قَالَ ‏"‏ إِنَّمَا أَهْلَكَ الَّذِينَ قَبْلَكُمْ أَنَّهُمْ كَانُوا إِذَا سَرَقَ فِيهِمُ الشَّرِيفُ تَرَكُوهُ، وَإِذَا سَرَقَ فِيهِمُ الضَّعِيفُ أَقَامُوا عَلَيْهِ الْحَدَّ، وَايْمُ اللَّهِ، لَوْ أَنَّ فَاطِمَةَ ابْنَةَ مُحَمَّدٍ سَرَقَتْ لَقَطَعْتُ يَدَهَا ‏"‏‏.‏
Rapporté par `Aisha : Les gens de Quraish étaient inquiets à propos d’une femme de Bani Makhzum qui avait volé. Ils ont demandé : « Qui va intercéder pour elle auprès du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Certains ont dit : « Seul Usama bin Zaid, le bien-aimé du Messager d’Allah (ﷺ), osera le faire. » Quand Usama a parlé au Prophète à ce sujet, le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Veux-tu intercéder dans une affaire concernant les peines prescrites par Allah ? » Puis il s’est levé et a prononcé un sermon : « Ce qui a détruit les peuples avant vous, c’est que si un noble volait, ils le laissaient, mais si un pauvre volait, ils lui appliquaient la peine d’Allah. Par Allah, si Fatima, la fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main. »
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