Rapporté par le père d'Abu Burda : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Tout homme qui a une esclave, qui l’éduque bien, lui apprend de bonnes manières, l’affranchit et l’épouse, recevra une double récompense. Et si un homme parmi les gens des Écritures croit en son propre prophète puis croit aussi en moi, il recevra (aussi) une double récompense. Et tout esclave qui accomplit son devoir envers son maître et envers son Seigneur recevra (aussi) une double récompense. »
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Abraham n’a menti que trois fois. (L’une de ces fois) c’est quand Abraham est passé devant un tyran alors que (sa femme) Sara l’accompagnait. » (Abu Huraira a ensuite raconté toute l’histoire et a dit :) « (Le tyran) lui a donné Hajar. Sara a dit : ‘Allah m’a sauvée des mains de ce mécréant et m’a donné Hajar pour me servir.’ » (Abu Huraira a ajouté :) « C’est elle (Hajar) votre mère, ô Banu Ma’-As-Sama’ (c’est-à-dire, les Arabes). »
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est resté trois jours entre Khaybar et Médine, et c’est là qu’il a consommé son mariage avec Safiyya bint Huyai. J’ai invité les musulmans au repas de noces où il n’y avait ni viande ni pain. Il a demandé qu’on étende des nappes en cuir, puis on y a mis des dattes, du yaourt séché et du beurre, et c’était le repas de noces du Prophète. Les musulmans se demandaient : « Est-ce qu’elle (Safiyya) est considérée comme sa femme ou son esclave ? » Ils ont alors dit : « S’il lui demande de se voiler, elle sera l’une des Mères des Croyants ; mais s’il ne lui demande pas de se voiler, elle sera une esclave. » Quand le Prophète (ﷺ) est parti de là, il lui a réservé une place derrière lui (sur sa chamelle) et a mis un voile entre elle et les gens
Hadith 5086 — Sahih al Bukhari 67:24
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ ثَابِتٍ، وَشُعَيْبِ بْنِ الْحَبْحَابِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَعْتَقَ صَفِيَّةَ، وَجَعَلَ عِتْقَهَا صَدَاقَهَا.
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a affranchi Safiyya et a considéré son affranchissement comme sa dot
Hadith 5087 — Sahih al Bukhari 67:25
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ، قَالَ جَاءَتِ امْرَأَةٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ جِئْتُ أَهَبُ لَكَ نَفْسِي قَالَ فَنَظَرَ إِلَيْهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَصَعَّدَ النَّظَرَ فِيهَا وَصَوَّبَهُ ثُمَّ طَأْطَأَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَأْسَهُ فَلَمَّا رَأَتِ الْمَرْأَةُ أَنَّهُ لَمْ يَقْضِ فِيهَا شَيْئًا جَلَسَتْ فَقَامَ رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِهِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنْ لَمْ يَكُنْ لَكَ بِهَا حَاجَةٌ فَزَوِّجْنِيهَا. فَقَالَ " وَهَلْ عِنْدَكَ مِنْ شَىْءٍ ". قَالَ لاَ وَاللَّهِ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَالَ " اذْهَبْ إِلَى أَهْلِكَ فَانْظُرْ هَلْ تَجِدُ شَيْئًا ". فَذَهَبَ ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ لاَ وَاللَّهِ مَا وَجَدْتُ شَيْئًا. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " انْظُرْ وَلَوْ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ ". فَذَهَبَ ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ لاَ وَاللَّهِ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَلاَ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ وَلَكِنْ هَذَا إِزَارِي ـ قَالَ سَهْلٌ مَا لَهُ رِدَاءٌ فَلَهَا نِصْفُهُ ـ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا تَصْنَعُ بِإِزَارِكَ إِنْ لَبِسْتَهُ لَمْ يَكُنْ عَلَيْهَا مِنْهُ شَىْءٌ وَإِنْ لَبِسَتْهُ لَمْ يَكُنْ عَلَيْكَ شَىْءٌ ". فَجَلَسَ الرَّجُلُ حَتَّى إِذَا طَالَ مَجْلِسُهُ قَامَ فَرَآهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُوَلِّيًا فَأَمَرَ بِهِ فَدُعِيَ فَلَمَّا جَاءَ قَالَ " مَاذَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ". قَالَ مَعِي سُورَةُ كَذَا وَسُورَةُ كَذَا عَدَّدَهَا. فَقَالَ " تَقْرَؤُهُنَّ عَنْ ظَهْرِ قَلْبِكَ ". قَالَ نَعَمْ. قَالَ " اذْهَبْ فَقَدْ مَلَّكْتُكَهَا بِمَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ".
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je viens t’offrir ma main en mariage (sans dot). » Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a regardée attentivement, puis il a baissé la tête. Comme il ne disait rien, la femme s’est assise. Un homme parmi ses compagnons s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si tu n’as pas besoin d’elle, alors marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « As-tu quelque chose à offrir ? » L’homme a répondu : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va voir dans ta famille si tu trouves quelque chose. » L’homme est parti puis revenu en disant : « Non, par Allah, je n’ai rien trouvé. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « (Retourne) et cherche quelque chose, même une bague en fer. » Il est reparti puis revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai même pas trouvé une bague en fer, mais voici mon izar (tissu de taille). » Il n’avait pas de rida (manteau). Il a ajouté : « Je donne la moitié à cette femme. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Que fera-t-elle avec ton izar ? Si tu le portes, elle sera découverte, et si elle le porte, tu seras découvert. » L’homme s’est alors assis longtemps, puis s’est levé pour partir. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu s’en aller, il a ordonné qu’on le rappelle. Quand il est revenu, le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien de sourates du Coran connais-tu ? » Il a répondu : « Je connais telle et telle sourate, » en les énumérant. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Les connais-tu par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va, je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran. »
Hadith 5088 — Sahih al Bukhari 67:26
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ أَبَا حُذَيْفَةَ بْنَ عُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ بْنِ عَبْدِ شَمْسٍ،، وَكَانَ، مِمَّنْ شَهِدَ بَدْرًا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم تَبَنَّى سَالِمًا، وَأَنْكَحَهُ بِنْتَ أَخِيهِ هِنْدَ بِنْتَ الْوَلِيدِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ وَهْوَ مَوْلًى لاِمْرَأَةٍ مِنَ الأَنْصَارِ، كَمَا تَبَنَّى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم زَيْدًا، وَكَانَ مَنْ تَبَنَّى رَجُلاً فِي الْجَاهِلِيَّةِ دَعَاهُ النَّاسُ إِلَيْهِ وَوَرِثَ مِنْ مِيرَاثِهِ حَتَّى أَنْزَلَ اللَّهُ {ادْعُوهُمْ لآبَائِهِمْ} إِلَى قَوْلِهِ {وَمَوَالِيكُمْ} فَرُدُّوا إِلَى آبَائِهِمْ، فَمَنْ لَمْ يُعْلَمْ لَهُ أَبٌ كَانَ مَوْلًى وَأَخًا فِي الدِّينِ، فَجَاءَتْ سَهْلَةُ بِنْتُ سُهَيْلِ بْنِ عَمْرٍو الْقُرَشِيِّ ثُمَّ الْعَامِرِيِّ ـ وَهْىَ امْرَأَةُ أَبِي حُذَيْفَةَ ـ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا كُنَّا نَرَى سَالِمًا وَلَدًا وَقَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ فِيهِ مَا قَدْ عَلِمْتَ فَذَكَرَ الْحَدِيثَ.
Rapporté par `Aisha : Abou Houdaïfa bin `Utba bin Rabi`a bin `Abdi Shams, qui avait participé à la bataille de Badr avec le Prophète (ﷺ), avait adopté Salim comme fils et l’avait marié à sa nièce, Hind bint Al-Walid bin `Utba bin Rabi`a. Salim était l’esclave affranchi d’une femme des Ansar, tout comme le Prophète (ﷺ) avait adopté Zaid comme fils. À l’époque préislamique, quand quelqu’un adoptait un garçon, les gens l’appelaient du nom de son père adoptif et il héritait de lui. Mais quand Allah a révélé les versets : « Appelez-les par le nom de leurs pères… vos esclaves affranchis, » (33.5), les personnes adoptées ont été appelées par le nom de leur père biologique. Celui dont le père était inconnu était considéré comme un maula et un frère en religion. Plus tard, Sahla bint Suhail bin `Amr Al-Quraishi Al-`Amiri — qui était l’épouse d’Abou Houdaïfa bin `Utba — est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous considérions Salim comme notre fils adopté, et maintenant Allah a révélé ce que tu sais à propos des fils adoptifs. » Le narrateur a ensuite mentionné la suite du récit
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez Dubaa bint Az-Zubair et lui a dit : « As-tu l’intention de faire le Hajj ? » Elle a répondu : « Par Allah, je ne me sens pas bien. » Il lui a dit : « Formule l’intention de faire le Hajj et pose une condition en disant : “Ô Allah, je mettrai fin à mon ihram à l’endroit où Tu m’arrêteras (si je ne peux pas aller plus loin).” » Elle était l’épouse d’Al-Miqdad bin Al-Aswad
Hadith 5090 — Sahih al Bukhari 67:28
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدُ بْنُ أَبِي سَعِيدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " تُنْكَحُ الْمَرْأَةُ لأَرْبَعٍ لِمَالِهَا وَلِحَسَبِهَا وَجَمَالِهَا وَلِدِينِهَا، فَاظْفَرْ بِذَاتِ الدِّينِ تَرِبَتْ يَدَاكَ ".
Rapporté par Abou Hourayra : Le Prophète (ﷺ) a dit : « On épouse une femme pour quatre raisons : sa richesse, sa famille, sa beauté et sa religion. Choisis la femme pieuse, sinon tu seras perdant. »
Rapporté par Sahl : Un homme est passé devant le Messager d’Allah (ﷺ) et le Messager d’Allah a demandé à ses compagnons : « Que pensez-vous de cet homme ? » Ils ont répondu : « S’il demande la main d’une femme, il mérite qu’on la lui donne en mariage ; s’il intercède pour quelqu’un, son intercession doit être acceptée ; et s’il parle, on doit l’écouter. » Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté silencieux. Puis un homme parmi les musulmans pauvres est passé, et le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Que pensez-vous de cet homme ? » Ils ont répondu : « S’il demande la main d’une femme, il ne mérite pas qu’on la lui donne en mariage ; s’il intercède, son intercession ne doit pas être acceptée ; et s’il parle, on ne doit pas l’écouter. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cet homme pauvre vaut mieux que toute une terre remplie d’hommes comme le premier. »
Rapporté par ‘Urwa : Il a demandé à ‘Aisha au sujet du verset : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines » (4.3). Elle a répondu : « Ô mon neveu ! Ce verset parle de la jeune orpheline qui est sous la tutelle d’un homme qui apprécie sa beauté et sa richesse, et qui veut l’épouser tout en diminuant sa dot. Ces tuteurs n’ont pas le droit de les épouser, sauf s’ils leur donnent leur dot complète et sont justes envers elles. Sinon, ils doivent épouser d’autres femmes. Les gens ont ensuite demandé l’avis du Messager d’Allah (ﷺ), alors Allah a révélé : “Ils te consultent au sujet des femmes… que vous souhaitez épouser.” (4.127) Allah leur a ainsi expliqué que si la jeune orpheline avait beauté et richesse, ils voulaient l’épouser pour sa situation familiale. Ils ne pouvaient l’épouser qu’en lui donnant sa dot complète. Mais s’ils n’avaient aucun intérêt pour elle à cause de son manque de beauté ou de richesse, ils la laissaient et épousaient d’autres femmes. Donc, comme ils les laissaient quand elles ne les intéressaient pas, il leur a été interdit de les épouser quand elles les intéressaient, sauf s’ils étaient justes et leur donnaient leur dot complète. Le Prophète a dit : “S’il y a un mauvais présage, il se trouve dans le cheval, la femme et la maison.” Une femme doit être protégée. Et la parole d’Allah : “En vérité, parmi vos épouses et vos enfants, il y a des ennemis pour vous (c’est-à-dire qu’ils peuvent vous détourner de l’obéissance à Allah).”