Rapporté par Samura ibn Jundub : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dit : « Cette nuit, deux visiteurs sont venus à moi et m’ont réveillé, puis nous sommes arrivés à une cité bâtie de briques d’or et de briques d’argent. Des hommes nous ont alors rencontrés, dont la moitié du corps était comme la plus belle apparence que tu puisses voir, et l’autre moitié comme la plus laide que tu puisses voir. Ils leur dirent : “Allez, plongez dans cette rivière.” Ils y plongèrent, puis revinrent vers nous, et leur laideur avait disparu ; ils étaient alors dans la plus belle des formes. Ils me dirent : “Ceci est le Paradis d’Adn, et voilà ta demeure.” Ils ajoutèrent : “Quant à ces gens dont la moitié était belle et l’autre laide, ce sont ceux qui ont mêlé une bonne action à une autre mauvaise, mais Allah leur a pardonné.” »
Hadith 4675 — Sahih al Bukhari 65:197
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ لَمَّا حَضَرَتْ أَبَا طَالِبٍ الْوَفَاةُ دَخَلَ عَلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَعِنْدَهُ أَبُو جَهْلٍ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أُمَيَّةَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَىْ عَمِّ قُلْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ. أُحَاجُّ لَكَ بِهَا عِنْدَ اللَّهِ ". فَقَالَ أَبُو جَهْلٍ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أُمَيَّةَ يَا أَبَا طَالِبٍ، أَتَرْغَبُ عَنْ مِلَّةِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لأَسْتَغْفِرَنَّ لَكَ مَا لَمْ أُنْهَ عَنْكَ ". فَنَزَلَتْ {مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ آمَنُوا أَنْ يَسْتَغْفِرُوا لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُوا أُولِي قُرْبَى مِنْ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَابُ الْجَحِيمِ}
Rapporté par Sa‘id ibn al-Musayyab, d’après son père : Lorsque la mort d’Abû Tâlib approcha, le Prophète ﷺ entra auprès de lui, alors qu’Abû Jahl et ‘Abdullah ibn Abî Umayya étaient présents. Le Prophète ﷺ dit : « Ô mon oncle, dis : Il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. Je plaiderai pour toi avec cela auprès d’Allah. » Abû Jahl et ‘Abdullah ibn Abî Umayya dirent : « Ô Abû Tâlib, renonces-tu à la religion de ‘Abd al-Muttalib ? » Le Prophète ﷺ dit alors : « Je demanderai pardon pour toi tant qu’il ne m’en sera pas interdit. » Puis fut révélé : {Il n’appartient pas au Prophète et à ceux qui ont cru d’implorer le pardon pour les polythéistes, même s’ils sont des proches, après qu’il leur soit apparu clairement qu’ils sont les gens de l’Enfer}
Rapporté par ‘Abdullah ibn Ka‘b : J’ai entendu Ka‘b ibn Malik, au sujet du verset {Et aux trois qui avaient été laissés en arrière}, dire à la fin de son récit : « Parmi les signes de mon repentir, il y a que je me sépare de tous mes biens en aumône pour Allah et Son Messager. » Le Prophète ﷺ m’a dit : « Garde une partie de tes biens, car c’est meilleur pour toi. »
Hadith 4677 — Sahih al Bukhari 65:199
حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ أَبِي شُعَيْبٍ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ أَعْيَنَ، حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ رَاشِدٍ، أَنَّ الزُّهْرِيَّ، حَدَّثَهُ قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ،، وَهْوَ أَحَدُ الثَّلاَثَةِ الَّذِينَ تِيبَ عَلَيْهِمْ أَنَّهُ لَمْ يَتَخَلَّفْ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَةٍ غَزَاهَا قَطُّ غَيْرَ غَزْوَتَيْنِ غَزْوَةِ الْعُسْرَةِ وَغَزْوَةِ بَدْرٍ. قَالَ فَأَجْمَعْتُ صِدْقَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ضُحًى، وَكَانَ قَلَّمَا يَقْدَمُ مِنْ سَفَرٍ سَافَرَهُ إِلاَّ ضُحًى وَكَانَ يَبْدَأُ بِالْمَسْجِدِ، فَيَرْكَعُ رَكْعَتَيْنِ، وَنَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ كَلاَمِي وَكَلاَمِ صَاحِبَىَّ، وَلَمْ يَنْهَ عَنْ كَلاَمِ أَحَدٍ مِنَ الْمُتَخَلِّفِينَ غَيْرِنَا، فَاجْتَنَبَ النَّاسُ كَلاَمَنَا، فَلَبِثْتُ كَذَلِكَ حَتَّى طَالَ عَلَىَّ الأَمْرُ، وَمَا مِنْ شَىْءٍ أَهَمُّ إِلَىَّ مِنْ أَنْ أَمُوتَ فَلاَ يُصَلِّي عَلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَوْ يَمُوتَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَكُونَ مِنَ النَّاسِ بِتِلْكَ الْمَنْزِلَةِ، فَلاَ يُكَلِّمُنِي أَحَدٌ مِنْهُمْ، وَلاَ يُصَلِّي عَلَىَّ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَوْبَتَنَا عَلَى نَبِيِّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ بَقِيَ الثُّلُثُ الآخِرُ مِنَ اللَّيْلِ، وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِنْدَ أُمِّ سَلَمَةَ، وَكَانَتْ أُمُّ سَلَمَةَ مُحْسِنَةً فِي شَأْنِي مَعْنِيَّةً فِي أَمْرِي، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا أُمَّ سَلَمَةَ تِيبَ عَلَى كَعْبٍ ". قَالَتْ أَفَلاَ أُرْسِلُ إِلَيْهِ فَأُبَشِّرَهُ قَالَ " إِذًا يَحْطِمَكُمُ النَّاسُ فَيَمْنَعُونَكُمُ النَّوْمَ سَائِرَ اللَّيْلَةِ ". حَتَّى إِذَا صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم صَلاَةَ الْفَجْرِ آذَنَ بِتَوْبَةِ اللَّهِ عَلَيْنَا، وَكَانَ إِذَا اسْتَبْشَرَ اسْتَنَارَ وَجْهُهُ حَتَّى كَأَنَّهُ قِطْعَةٌ مِنَ الْقَمَرِ، وَكُنَّا أَيُّهَا الثَّلاَثَةُ الَّذِينَ خُلِّفُوا عَنِ الأَمْرِ الَّذِي قُبِلَ مِنْ هَؤُلاَءِ الَّذِينَ اعْتَذَرُوا حِينَ أَنْزَلَ اللَّهُ لَنَا التَّوْبَةَ، فَلَمَّا ذُكِرَ الَّذِينَ كَذَبُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنَ الْمُتَخَلِّفِينَ، وَاعْتَذَرُوا بِالْبَاطِلِ، ذُكِرُوا بِشَرِّ مَا ذُكِرَ بِهِ أَحَدٌ قَالَ اللَّهُ سُبْحَانَهُ {يَعْتَذِرُونَ إِلَيْكُمْ إِذَا رَجَعْتُمْ إِلَيْهِمْ قُلْ لاَ تَعْتَذِرُوا لَنْ نُؤْمِنَ لَكُمْ قَدْ نَبَّأَنَا اللَّهُ مِنْ أَخْبَارِكُمْ وَسَيَرَى اللَّهُ عَمَلَكُمْ وَرَسُولُهُ} الآيَةَ.
Rapporté par ‘Abdullah ibn Ka‘b : J’ai entendu mon père, Ka‘b ibn Malik, qui était l’un des trois à qui le repentir fut accordé, dire qu’il ne s’était jamais absenté d’aucune expédition menée par le Messager d’Allah ﷺ, sauf lors de deux : l’expédition de la difficulté (Tabûk) et celle de Badr. Il dit : « Je résolus de dire la vérité au Messager d’Allah ﷺ dans la matinée, et il rentrait rarement de voyage sinon dans la matinée, et il commençait par la mosquée, où il accomplissait deux unités de prière. Le Prophète ﷺ interdit aux gens de me parler, ainsi qu’à mes deux compagnons, et il n’interdit à personne d’autre parmi ceux qui étaient restés en arrière. Les gens nous évitèrent donc, et je restai ainsi jusqu’à ce que la situation me devienne insupportable, et rien ne m’était plus préoccupant que de mourir sans que le Prophète ﷺ ne prie sur moi, ou que le Messager d’Allah ﷺ ne meure et que je reste dans cette situation parmi les gens, sans que personne ne me parle ni ne prie sur moi. Allah fit alors descendre notre repentir sur Son Prophète ﷺ au dernier tiers de la nuit, alors que le Messager d’Allah ﷺ était chez Umm Salama. Umm Salama était bienveillante à mon égard et concernée par mon affaire. Le Messager d’Allah ﷺ dit : “Ô Umm Salama, le repentir a été accordé à Ka‘b !” Elle dit : “Ne dois-je pas envoyer quelqu’un lui annoncer la bonne nouvelle ?” Il répondit : “Si tu fais cela, les gens t’assailliront et t’empêcheront de dormir le reste de la nuit.” Lorsque le Messager d’Allah ﷺ eut accompli la prière de l’aube, il annonça le repentir d’Allah à notre égard. Lorsqu’il se réjouissait, son visage s’illuminait comme s’il était un morceau de lune. Nous étions, nous trois, ceux dont l’affaire avait été différée, alors que l’excuse de ceux qui s’étaient excusés avait été acceptée. Mais lorsque furent mentionnés ceux qui avaient menti au Messager d’Allah ﷺ parmi ceux qui étaient restés en arrière et s’étaient excusés par le faux, ils furent mentionnés avec la pire des descriptions. Allah, le Sublime, dit : {Ils vous présenteront des excuses quand vous reviendrez à eux. Dis : Ne présentez pas d’excuses, nous ne vous croirons pas. Allah nous a déjà informés de votre situation, et Allah verra votre œuvre, ainsi que Son Messager.} (jusqu’à la fin du verset)
Hadith 4678 — Sahih al Bukhari 65:200
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ ـ وَكَانَ قَائِدَ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ ـ قَالَ سَمِعْتُ كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ، يُحَدِّثُ حِينَ تَخَلَّفَ عَنْ قِصَّةِ، تَبُوكَ. فَوَاللَّهِ مَا أَعْلَمُ أَحَدًا أَبْلاَهُ اللَّهُ فِي صِدْقِ الْحَدِيثِ أَحْسَنَ مِمَّا أَبْلاَنِي، مَا تَعَمَّدْتُ مُنْذُ ذَكَرْتُ ذَلِكَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى يَوْمِي هَذَا كَذِبًا، وَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم {لَقَدْ تَابَ اللَّهُ عَلَى النَّبِيِّ وَالْمُهَاجِرِينَ} إِلَى قَوْلِهِ {وَكُونُوا مَعَ الصَّادِقِينَ}
Rapporté par ‘Abdullah ibn Ka‘b : J’ai entendu Ka‘b ibn Malik raconter l’histoire de son retard lors de l’expédition de Tabûk : « Par Allah, je ne connais personne qu’Allah ait favorisé pour avoir dit la vérité mieux qu’Il ne m’a favorisé. Depuis que j’ai dit cela au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à ce jour, je n’ai jamais eu l’intention de mentir. Et Allah, le Puissant et Majestueux, a révélé à Son Messager ﷺ : {Allah a certes pardonné au Prophète, aux Émigrés… jusqu’à Sa parole : “et soyez avec les véridiques.”} »
Rapporté par Zayd ibn Thâbit al-Ansârî, qui faisait partie de ceux qui écrivaient la Révélation : Abû Bakr m’a envoyé après la bataille sanglante de Yamâma, alors qu’il avait auprès de lui ‘Umar. Abû Bakr dit : « ‘Umar est venu à moi et m’a dit : “Le massacre a été intense parmi les gens le jour de Yamâma, et je crains que le massacre ne frappe les lecteurs du Coran dans d’autres lieux, et qu’une grande partie du Coran ne disparaisse, à moins que vous ne le rassembliez. Je pense donc qu’il faut rassembler le Coran.” » Abû Bakr dit : « J’ai dit à ‘Umar : Comment pourrais-je faire une chose que le Messager d’Allah ﷺ n’a pas faite ? » ‘Umar répondit : « Par Allah, c’est une bonne chose. » ‘Umar ne cessa de me presser jusqu’à ce qu’Allah m’ouvre la poitrine à cela, et que je partage son avis. Zayd ibn Thâbit dit : ‘Umar était assis auprès de lui, silencieux. Abû Bakr dit : « Tu es un jeune homme intelligent, et nous ne te soupçonnons pas. Tu écrivais la Révélation pour le Messager d’Allah ﷺ. Recherche donc le Coran et rassemble-le. » Par Allah, s’il m’avait demandé de déplacer une montagne, cela n’aurait pas été plus lourd pour moi que ce qu’il m’a ordonné concernant la collecte du Coran. J’ai dit à tous deux : « Comment faites-vous une chose que le Prophète ﷺ n’a pas faite ? » Abû Bakr répondit : « Par Allah, c’est une bonne chose. » Je ne cessai de discuter avec lui jusqu’à ce qu’Allah m’ouvre la poitrine comme Il l’avait fait pour Abû Bakr et ‘Umar. Je me mis alors à rechercher le Coran, le rassemblant sur des feuillets, des omoplates, des tiges de palmiers et dans la mémoire des hommes, jusqu’à ce que je trouve auprès de Khuzaïma al-Ansârî deux versets de la sourate At-Tawba que je n’avais trouvés auprès de personne d’autre : {Certes, un Messager issu de vous est venu à vous, auquel pèse ce qui vous accable, plein de sollicitude pour vous…} jusqu’à la fin. Les feuillets sur lesquels le Coran fut rassemblé restèrent chez Abû Bakr jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui, puis chez ‘Umar jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui, puis chez Hafsa, fille de ‘Umar
Hadith 4680 — Sahih al Bukhari 65:202
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ قَدِمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ وَالْيَهُودُ تَصُومُ عَاشُورَاءَ فَقَالُوا هَذَا يَوْمٌ ظَهَرَ فِيهِ مُوسَى عَلَى فِرْعَوْنَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لأَصْحَابِهِ " أَنْتُمْ أَحَقُّ بِمُوسَى مِنْهُمْ، فَصُومُوا ".
Rapporté par Ibn ‘Abbâs : Lorsque le Prophète ﷺ arriva à Médine, les Juifs jeûnaient le jour de ‘Âshûrâ’. Ils dirent : « C’est un jour où Moïse triompha de Pharaon. » Le Prophète ﷺ dit alors à ses compagnons : « Vous avez plus de droit sur Moïse qu’eux, jeûnez donc ce jour-là. »
Rapporté par Ibn ‘Abbâs : Il lisait : {N’est-ce pas qu’ils replient leurs poitrines} et je l’ai interrogé à ce sujet. Il répondit : « Ce sont des gens qui avaient honte de satisfaire leurs besoins naturels à découvert, de peur d’être exposés au ciel, et d’avoir des rapports avec leurs femmes à découvert, de peur d’être exposés au ciel. Ce verset fut donc révélé à leur sujet. »
Rapporté par Ibn ‘Abbâs : Il lisait : {N’est-ce pas qu’ils replient leurs poitrines} et je lui ai dit : « Ô Abû al-‘Abbâs, que signifie : “Ils replient leurs poitrines” ? » Il répondit : « Un homme avait honte d’avoir des rapports avec sa femme ou de satisfaire ses besoins naturels, alors ce verset fut révélé : {N’est-ce pas qu’ils replient leurs poitrines} »
Rapporté par ‘Amr : Ibn ‘Abbâs lisait : {N’est-ce pas qu’ils replient leurs poitrines pour se cacher de Lui. N’est-ce pas que lorsqu’ils se couvrent de leurs vêtements…} Et d’autres ont rapporté d’Ibn ‘Abbâs : {Ils se couvrent} signifie : ils couvrent leurs têtes. {Il s’est mal comporté envers eux} : il a eu une mauvaise opinion de son peuple. {Et il se sentit à l’étroit à leur sujet} : à cause de ses hôtes. {Par une partie de la nuit} : par l’obscurité. Mujâhid a dit : {Je reviens repentant} signifie : je reviens