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Les Vertus et les mérites du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et de ses Compagnons

160 hadiths · #3489–3648

Hadith 3579 — Sahih al Bukhari 61:88
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا أَبُو أَحْمَدَ الزُّبَيْرِيُّ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ كُنَّا نَعُدُّ الآيَاتِ بَرَكَةً وَأَنْتُمْ تَعُدُّونَهَا تَخْوِيفًا، كُنَّا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي سَفَرٍ فَقَلَّ الْمَاءُ فَقَالَ ‏"‏ اطْلُبُوا فَضْلَةً مِنْ مَاءٍ ‏"‏‏.‏ فَجَاءُوا بِإِنَاءٍ فِيهِ مَاءٌ قَلِيلٌ، فَأَدْخَلَ يَدَهُ فِي الإِنَاءِ، ثُمَّ قَالَ ‏"‏ حَىَّ عَلَى الطَّهُورِ الْمُبَارَكِ، وَالْبَرَكَةُ مِنَ اللَّهِ ‏"‏ فَلَقَدْ رَأَيْتُ الْمَاءَ يَنْبُعُ مِنْ بَيْنِ أَصَابِعِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَلَقَدْ كُنَّا نَسْمَعُ تَسْبِيحَ الطَّعَامِ وَهْوَ يُؤْكَلُ‏.‏
Rapporté par `Abdullah : Nous considérions les miracles comme des bénédictions d’Allah, alors que vous, vous les voyez comme des avertissements. Un jour, nous étions en voyage avec le Messager d’Allah (ﷺ) et nous manquions d’eau. Il dit : « Apportez-moi l’eau qui vous reste. » Les gens apportèrent un récipient contenant un peu d’eau. Il mit sa main dedans et dit : « Venez vers l’eau bénie, la bénédiction vient d’Allah. » J’ai vu l’eau couler entre les doigts du Messager d’Allah (ﷺ), et sans aucun doute, nous avons entendu la nourriture glorifier Allah pendant qu’il la mangeait
Hadith 3580 — Sahih al Bukhari 61:89
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ، قَالَ حَدَّثَنِي عَامِرٌ، قَالَ حَدَّثَنِي جَابِرٌ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ أَبَاهُ، تُوُفِّيَ وَعَلَيْهِ دَيْنٌ، فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ إِنَّ أَبِي تَرَكَ عَلَيْهِ دَيْنًا وَلَيْسَ عِنْدِي إِلاَّ مَا يُخْرِجُ نَخْلُهُ، وَلاَ يَبْلُغُ مَا يُخْرِجُ سِنِينَ مَا عَلَيْهِ، فَانْطَلِقْ مَعِي لِكَىْ لاَ يُفْحِشَ عَلَىَّ الْغُرَمَاءُ‏.‏ فَمَشَى حَوْلَ بَيْدَرٍ مِنْ بَيَادِرِ التَّمْرِ فَدَعَا ثَمَّ آخَرَ، ثُمَّ جَلَسَ عَلَيْهِ فَقَالَ ‏ "‏ انْزِعُوهُ ‏"‏‏.‏ فَأَوْفَاهُمُ الَّذِي لَهُمْ، وَبَقِيَ مِثْلُ مَا أَعْطَاهُمْ‏.‏
Rapporté par Jabir : Mon père est mort en laissant des dettes. Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et lui ai dit : « Mon père est décédé en laissant des dettes impayées, et je n’ai rien d’autre que la récolte de ses palmiers ; et leur production pendant de nombreuses années ne suffira pas à rembourser ses dettes. Veux-tu venir avec moi pour que les créanciers ne me maltraitent pas ? » Le Prophète (ﷺ) fit le tour d’un des tas de dattes et invoqua Allah, puis fit de même avec un autre tas, s’assit dessus et dit : « Mesurez pour eux. » Il les paya, et ce qui restait était aussi important que ce qui avait été donné
Hadith 3581 — Sahih al Bukhari 61:90
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، عَنْ أَبِيهِ، حَدَّثَنَا أَبُو عُثْمَانَ، أَنَّهُ حَدَّثَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ أَصْحَابَ، الصُّفَّةِ كَانُوا أُنَاسًا فُقَرَاءَ، وَأَنَّ النَّبِيَّ ـ صلى الله عليه وسلم قَالَ مَرَّةً ‏ "‏ مَنْ كَانَ عِنْدَهُ طَعَامُ اثْنَيْنِ فَلْيَذْهَبْ بِثَالِثٍ، وَمَنْ كَانَ عِنْدَهُ طَعَامُ أَرْبَعَةٍ فَلْيَذْهَبْ بِخَامِسٍ أَوْ سَادِسٍ ‏"‏‏.‏ أَوْ كَمَا قَالَ، وَأَنَّ أَبَا بَكْرٍ جَاءَ بِثَلاَثَةٍ وَانْطَلَقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِعَشَرَةٍ، وَأَبُو بَكْرٍ وَثَلاَثَةً، قَالَ فَهْوَ أَنَا وَأَبِي وَأُمِّي ـ وَلاَ أَدْرِي هَلْ قَالَ امْرَأَتِي وَخَادِمِي ـ بَيْنَ بَيْتِنَا وَبَيْنَ بَيْتِ أَبِي بَكْرٍ، وَأَنَّ أَبَا بَكْرٍ تَعَشَّى عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ لَبِثَ حَتَّى صَلَّى الْعِشَاءَ، ثُمَّ رَجَعَ فَلَبِثَ حَتَّى تَعَشَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَاءَ بَعْدَ مَا مَضَى مِنَ اللَّيْلِ مَا شَاءَ اللَّهُ، قَالَتْ لَهُ امْرَأَتُهُ مَا حَبَسَكَ عَنْ أَضْيَافِكَ أَوْ ضَيْفِكَ‏.‏ قَالَ أَوَ عَشَّيْتِهِمْ قَالَتْ أَبَوْا حَتَّى تَجِيءَ، قَدْ عَرَضُوا عَلَيْهِمْ فَغَلَبُوهُمْ، فَذَهَبْتُ فَاخْتَبَأْتُ، فَقَالَ يَا غُنْثَرُ‏.‏ فَجَدَّعَ وَسَبَّ وَقَالَ كُلُوا وَقَالَ لاَ أَطْعَمُهُ أَبَدًا‏.‏ قَالَ وَايْمُ اللَّهِ مَا كُنَّا نَأْخُذُ مِنَ اللُّقْمَةِ إِلاَّ رَبَا مِنْ أَسْفَلِهَا أَكْثَرُ مِنْهَا حَتَّى شَبِعُوا، وَصَارَتْ أَكْثَرَ مِمَّا كَانَتْ قَبْلُ، فَنَظَرَ أَبُو بَكْرٍ فَإِذَا شَىْءٌ أَوْ أَكْثَرُ قَالَ لاِمْرَأَتِهِ يَا أُخْتَ بَنِي فِرَاسٍ‏.‏ قَالَتْ لاَ وَقُرَّةِ عَيْنِي لَهْىَ الآنَ أَكْثَرُ مِمَّا قَبْلُ بِثَلاَثِ مَرَّاتٍ‏.‏ فَأَكَلَ مِنْهَا أَبُو بَكْرٍ، وَقَالَ إِنَّمَا كَانَ الشَّيْطَانُ ـ يَعْنِي يَمِينَهُ ـ ثُمَّ أَكَلَ مِنْهَا لُقْمَةً، ثُمَّ حَمَلَهَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَصْبَحَتْ عِنْدَهُ‏.‏ وَكَانَ بَيْنَنَا وَبَيْنَ قَوْمٍ عَهْدٌ، فَمَضَى الأَجَلُ، فَتَفَرَّقْنَا اثْنَا عَشَرَ رَجُلاً مَعَ كُلِّ رَجُلٍ مِنْهُمْ أُنَاسٌ‏.‏ اللَّهُ أَعْلَمُ كَمْ مَعَ كُلِّ رَجُلٍ، غَيْرَ أَنَّهُ بَعَثَ مَعَهُمْ، قَالَ أَكَلُوا مِنْهَا أَجْمَعُونَ‏.‏ أَوْ كَمَا قَالَ‏.‏ وَغَيْرُهُ يَقُولُ فَعَرَفْنَا مِنْ الْعِرَافَةِ
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Bakr : Les compagnons de Suffa étaient des gens pauvres. Le Prophète (ﷺ) a dit un jour : « Celui qui a de quoi nourrir deux personnes, qu’il en prenne une troisième (parmi eux), et celui qui a de quoi nourrir quatre personnes, qu’il en prenne une cinquième ou une sixième (ou quelque chose de similaire). » Abou Bakr en a pris trois, tandis que le Prophète (ﷺ) en a pris dix. Abou Bakr, avec trois membres de sa famille (qui étaient moi, mon père et ma mère — le sous-narrateur hésite si `Abdur-Rahman a dit : « ma femme et mon serviteur qui était commun à ma maison et à celle d’Abou Bakr »). Abou Bakr a pris son dîner avec le Prophète (ﷺ) et est resté jusqu’à ce qu’il fasse la prière de l’Isha. Il est rentré et a attendu que le Messager d’Allah (ﷺ) ait pris son dîner. Après une partie de la nuit, il est rentré chez lui. Sa femme lui dit : « Qu’est-ce qui t’a retenu loin de tes invités ? » Il répondit : « Leur as-tu servi le dîner ? » Elle dit : « Ils ont refusé de manger avant que tu ne viennes. On leur a présenté le repas mais ils ont refusé. » Je suis allé me cacher et il a dit : « Ô Ghunthar ! » Il invoqua Allah contre moi pour que mes oreilles soient coupées et me réprimanda. Puis il leur dit : « Mangez, s’il vous plaît ! » et ajouta : « Je ne mangerai pas du repas. » Par Allah, chaque fois que nous prenions une poignée de nourriture, elle augmentait sous la main, plus que la poignée prise, jusqu’à ce que tout le monde soit rassasié ; et la nourriture restante était plus abondante qu’au départ. Abou Bakr vit que la nourriture était autant, voire plus, qu’au début. Il appela sa femme : « Ô sœur de Bani Firas ! » Elle répondit : « Ô joie de mes yeux ! La nourriture a triplé de quantité. » Abou Bakr se mit alors à en manger et dit : « (Mon serment de ne pas manger) était à cause de Sa all. » Il en prit une poignée et porta le reste au Prophète. Cette nourriture resta avec le Prophète (ﷺ). Il y avait un traité entre nous et des gens, et quand ce traité prit fin, il nous divisa en douze groupes, chacun dirigé par un homme. Allah sait combien d’hommes étaient sous la direction de chaque chef. Quoi qu’il en soit, le Prophète (ﷺ) envoya un chef avec chaque groupe. Et tous mangèrent de ce repas
Hadith 3582 — Sahih al Bukhari 61:91
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ، عَنْ أَنَسٍ، وَعَنْ يُونُسَ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَصَابَ أَهْلَ الْمَدِينَةِ قَحْطٌ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَبَيْنَا هُوَ يَخْطُبُ يَوْمَ جُمُعَةٍ إِذْ قَامَ رَجُلٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلَكَتِ الْكُرَاعُ، هَلَكَتِ الشَّاءُ، فَادْعُ اللَّهَ يَسْقِينَا، فَمَدَّ يَدَيْهِ وَدَعَا‏.‏ قَالَ أَنَسٌ وَإِنَّ السَّمَاءَ لَمِثْلُ الزُّجَاجَةِ فَهَاجَتْ رِيحٌ أَنْشَأَتْ سَحَابًا ثُمَّ اجْتَمَعَ، ثُمَّ أَرْسَلَتِ السَّمَاءُ عَزَالِيَهَا، فَخَرَجْنَا نَخُوضُ الْمَاءَ حَتَّى أَتَيْنَا مَنَازِلَنَا، فَلَمْ نَزَلْ نُمْطَرُ إِلَى الْجُمُعَةِ الأُخْرَى، فَقَامَ إِلَيْهِ ذَلِكَ الرَّجُلُ ـ أَوْ غَيْرُهُ ـ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، تَهَدَّمَتِ الْبُيُوتُ، فَادْعُ اللَّهَ يَحْبِسْهُ‏.‏ فَتَبَسَّمَ ثُمَّ قَالَ ‏ "‏ حَوَالَيْنَا وَلاَ عَلَيْنَا ‏"‏‏.‏ فَنَظَرْتُ إِلَى السَّحَابِ تَصَدَّعَ حَوْلَ الْمَدِينَةِ كَأَنَّهُ إِكْلِيلٌ‏.‏
Rapporté par Anas : Une fois, du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), les habitants de Médine ont souffert de la sécheresse. Alors que le Prophète faisait un sermon un vendredi, un homme se leva et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les chevaux et les moutons sont morts. Veux-tu invoquer Allah pour qu’Il nous envoie la pluie ? » Le Prophète (ﷺ) leva les deux mains et invoqua. Le ciel était alors aussi clair que du verre. Soudain, un vent souffla, des nuages se formèrent et il se mit à pleuvoir abondamment. Nous sommes sortis de la mosquée en marchant dans l’eau jusqu’à nos maisons. Il a plu ainsi jusqu’au vendredi suivant, quand le même homme ou un autre se leva et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les maisons se sont effondrées ; invoque Allah pour qu’Il arrête la pluie. » Le Prophète (ﷺ) sourit et dit : « Ô Allah, fais pleuvoir autour de nous et non sur nous. » J’ai alors vu les nuages se séparer et former comme une couronne autour de Médine
Hadith 3583 — Sahih al Bukhari 61:92
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ كَثِيرٍ أَبُو غَسَّانَ، حَدَّثَنَا أَبُو حَفْصٍ ـ وَاسْمُهُ عُمَرُ بْنُ الْعَلاَءِ أَخُو أَبِي عَمْرِو بْنِ الْعَلاَءِ ـ قَالَ سَمِعْتُ نَافِعًا، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَخْطُبُ إِلَى جِذْعٍ فَلَمَّا اتَّخَذَ الْمِنْبَرَ تَحَوَّلَ إِلَيْهِ، فَحَنَّ الْجِذْعُ فَأَتَاهُ فَمَسَحَ يَدَهُ عَلَيْهِ‏.‏ وَقَالَ عَبْدُ الْحَمِيدِ أَخْبَرَنَا عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ، أَخْبَرَنَا مُعَاذُ بْنُ الْعَلاَءِ، عَنْ نَافِعٍ، بِهَذَا‏.‏ وَرَوَاهُ أَبُو عَاصِمٍ عَنِ ابْنِ أَبِي رَوَّادٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) faisait ses sermons debout à côté d’un tronc de palmier. Quand on lui fabriqua une chaire, il l’utilisa à la place. Le tronc se mit à pleurer et le Prophète (ﷺ) alla vers lui, posa sa main dessus pour le calmer
Hadith 3584 — Sahih al Bukhari 61:93
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ بْنُ أَيْمَنَ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَقُومُ يَوْمَ الْجُمُعَةِ إِلَى شَجَرَةٍ أَوْ نَخْلَةٍ، فَقَالَتِ امْرَأَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ ـ أَوْ رَجُلٌ ـ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلاَ نَجْعَلُ لَكَ مِنْبَرًا قَالَ ‏"‏ إِنْ شِئْتُمْ ‏"‏‏.‏ فَجَعَلُوا لَهُ مِنْبَرًا، فَلَمَّا كَانَ يَوْمُ الْجُمُعَةِ دُفِعَ إِلَى الْمِنْبَرِ، فَصَاحَتِ النَّخْلَةُ صِيَاحَ الصَّبِيِّ، ثُمَّ نَزَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَضَمَّهُ إِلَيْهِ تَئِنُّ أَنِينَ الصَّبِيِّ، الَّذِي يُسَكَّنُ، قَالَ ‏"‏ كَانَتْ تَبْكِي عَلَى مَا كَانَتْ تَسْمَعُ مِنَ الذِّكْرِ عِنْدَهَا ‏"‏‏.‏
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) se tenait près d’un arbre ou d’un palmier le vendredi. Un homme ou une femme parmi les Ansar dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Veux-tu qu’on te fabrique une chaire ? » Il répondit : « Si vous voulez. » Ils lui fabriquèrent donc une chaire, et le vendredi venu, il s’y dirigea pour faire le sermon. Le palmier se mit à pleurer comme un enfant ! Le Prophète (ﷺ) descendit, le prit dans ses bras, et il continua à gémir comme un enfant qu’on console. Le Prophète (ﷺ) dit : « Il pleurait parce qu’il n’entendait plus les paroles de science religieuse qui étaient dites près de lui. »
Hadith 3585 — Sahih al Bukhari 61:94
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي أَخِي، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ بِلاَلٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي حَفْصُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ كَانَ الْمَسْجِدُ مَسْقُوفًا عَلَى جُذُوعٍ مِنْ نَخْلٍ فَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِذَا خَطَبَ يَقُومُ إِلَى جِذْعٍ مِنْهَا، فَلَمَّا صُنِعَ لَهُ الْمِنْبَرُ، وَكَانَ عَلَيْهِ فَسَمِعْنَا لِذَلِكَ الْجِذْعِ صَوْتًا كَصَوْتِ الْعِشَارِ، حَتَّى جَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَوَضَعَ يَدَهُ عَلَيْهَا فَسَكَنَتْ‏.‏
Rapporté par Anas bin Malik : Il a entendu Jabir bin `Abdullah dire : « Le toit de la mosquée était soutenu par des troncs de palmier servant de piliers. Quand le Prophète (ﷺ) faisait un sermon, il se tenait près de l’un de ces troncs jusqu’à ce qu’on lui fabrique une chaire, qu’il utilisa à la place. Alors nous avons entendu le tronc émettre un son comme celui d’une chamelle pleine jusqu’à ce que le Prophète (ﷺ) vienne vers lui, pose sa main dessus, et il se calma. »
Hadith 3586 — Sahih al Bukhari 61:95
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ شُعْبَةَ،‏.‏ حَدَّثَنِي بِشْرُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ، سَمِعْتُ أَبَا وَائِلٍ، يُحَدِّثُ عَنْ حُذَيْفَةَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَيُّكُمْ يَحْفَظُ قَوْلَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْفِتْنَةِ فَقَالَ حُذَيْفَةُ أَنَا أَحْفَظُ كَمَا قَالَ‏.‏ قَالَ هَاتِ إِنَّكَ لَجَرِيءٌ‏.‏ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ فِتْنَةُ الرَّجُلِ فِي أَهْلِهِ وَمَالِهِ وَجَارِهِ تُكَفِّرُهَا الصَّلاَةُ وَالصَّدَقَةُ وَالأَمْرُ بِالْمَعْرُوفِ وَالنَّهْىُ عَنِ الْمُنْكَرِ ‏"‏‏.‏ قَالَ لَيْسَتْ هَذِهِ، وَلَكِنِ الَّتِي تَمُوجُ كَمَوْجِ الْبَحْرِ‏.‏ قَالَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ لاَ بَأْسَ عَلَيْكَ مِنْهَا، إِنَّ بَيْنَكَ وَبَيْنَهَا بَابًا مُغْلَقًا‏.‏ قَالَ يُفْتَحُ الْبَابُ أَوْ يُكْسَرُ قَالَ لاَ بَلْ يُكْسَرُ‏.‏ قَالَ ذَاكَ أَحْرَى أَنْ لاَ يُغْلَقَ‏.‏ قُلْنَا عَلِمَ الْبَابَ قَالَ نَعَمْ، كَمَا أَنَّ دُونَ غَدٍ اللَّيْلَةَ، إِنِّي حَدَّثْتُهُ حَدِيثًا لَيْسَ بِالأَغَالِيطِ‏.‏ فَهِبْنَا أَنْ نَسْأَلَهُ، وَأَمَرْنَا مَسْرُوقًا، فَسَأَلَهُ فَقَالَ مَنِ الْبَابُ قَالَ عُمَرُ‏.‏
Rapporté par Hudhaifa : Un jour, `Umar bin Al-Khattab a dit : « Qui parmi vous se souvient de la parole du Messager d’Allah à propos des épreuves ? » Hudhaifa répondit : « Je me souviens exactement de ce qu’il a dit. » `Umar dit : « Dis-nous, tu es vraiment un homme audacieux ! » Hudhaifa dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Les épreuves d’un homme concernant sa famille, ses biens et ses voisins sont effacées par la prière, l’aumône, le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal.’ » `Umar dit : « Je ne parle pas de ces épreuves, mais de celles qui viendront comme des vagues de la mer. » Hudhaifa répondit : « Ô chef des croyants ! Tu n’as pas à craindre ces épreuves, car il y a une porte fermée entre toi et elles. » `Umar demanda : « Cette porte sera-t-elle ouverte ou brisée ? » Hudhaifa répondit : « Non, elle sera brisée. » `Umar dit : « Alors il est probable qu’elle ne sera plus jamais refermée. » Plus tard, les gens demandèrent à Hudhaifa : « `Umar savait-il ce que signifiait cette porte ? » Il répondit : « Oui, `Umar le savait aussi bien que l’on sait qu’il fera nuit avant demain matin. Je lui ai rapporté une parole authentique, pas un mensonge. » Nous n’osions pas demander à Hudhaifa ; alors nous avons demandé à Masruq de l’interroger : « Que représente la porte ? » Il répondit : « `Umar. »
Hadith 3587 — Sahih al Bukhari #3587
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ لاَ تَقُومُ السَّاعَةُ حَتَّى تُقَاتِلُوا قَوْمًا نِعَالُهُمُ الشَّعَرُ، وَحَتَّى تُقَاتِلُوا التُّرْكَ، صِغَارَ الأَعْيُنِ، حُمْرَ الْوُجُوهِ، ذُلْفَ الأُنُوفِ كَأَنَّ وُجُوهَهُمُ الْمَجَانُّ الْمُطْرَقَةُ ‏"‏‏.‏ "«وَتَجِدُونَ مِنْ خَيْرِ النَّاسِ أَشَدَّهُمْ كَرَاهِيَةً لِهَذَا الأَمْرِ، حَتَّى يَقَعَ فِيهِ، وَالنَّاسُ مَعَادِنُ، خِيَارُهُمْ فِي الْجَاهِلِيَّةِ خِيَارُهُمْ فِي الإِسْلاَمِ." "وَلَيَأْتِيَنَّ عَلَى أَحَدِكُمْ زَمَانٌ لأَنْ يَرَانِي أَحَبُّ إِلَيْهِ مِنْ أَنْ يَكُونَ لَهُ مِثْلُ أَهْلِهِ وَمَالِهِ
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’Heure n’aura pas lieu avant que vous ne combattiez un peuple qui porte des chaussures en poils, et avant que vous ne combattiez les Turcs, qui auront de petits yeux, le visage rouge et le nez aplati ; leur visage sera comme des boucliers plats. Vous verrez que les meilleurs parmi les gens sont ceux qui détestent le plus la responsabilité du pouvoir, jusqu’à ce qu’on les choisisse comme dirigeants. Les gens sont de différentes natures : les meilleurs à l’époque préislamique sont les meilleurs en islam. Un temps viendra où chacun de vous préférera me voir plutôt que de voir sa famille et ses biens doubler. »
Hadith 3588 — Sahih al Bukhari #3588
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ لاَ تَقُومُ السَّاعَةُ حَتَّى تُقَاتِلُوا قَوْمًا نِعَالُهُمُ الشَّعَرُ، وَحَتَّى تُقَاتِلُوا التُّرْكَ، صِغَارَ الأَعْيُنِ، حُمْرَ الْوُجُوهِ، ذُلْفَ الأُنُوفِ كَأَنَّ وُجُوهَهُمُ الْمَجَانُّ الْمُطْرَقَةُ ‏"‏‏.‏ "«وَتَجِدُونَ مِنْ خَيْرِ النَّاسِ أَشَدَّهُمْ كَرَاهِيَةً لِهَذَا الأَمْرِ، حَتَّى يَقَعَ فِيهِ، وَالنَّاسُ مَعَادِنُ، خِيَارُهُمْ فِي الْجَاهِلِيَّةِ خِيَارُهُمْ فِي الإِسْلاَمِ." "وَلَيَأْتِيَنَّ عَلَى أَحَدِكُمْ زَمَانٌ لأَنْ يَرَانِي أَحَبُّ إِلَيْهِ مِنْ أَنْ يَكُونَ لَهُ مِثْلُ أَهْلِهِ وَمَالِهِ
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’Heure n’aura pas lieu avant que vous ne combattiez un peuple qui porte des chaussures en poils, et avant que vous ne combattiez les Turcs, qui auront de petits yeux, le visage rouge et le nez aplati ; leur visage sera comme des boucliers plats. Vous verrez que les meilleurs parmi les gens sont ceux qui détestent le plus la responsabilité du pouvoir, jusqu’à ce qu’on les choisisse comme dirigeants. Les gens sont de différentes natures : les meilleurs à l’époque préislamique sont les meilleurs en islam. Un temps viendra où chacun de vous préférera me voir plutôt que de voir sa famille et ses biens doubler. »
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